‹ Traite d'organogenie comparee de la fleurChapitre 40 sur 82 · ORDRE DES F ICO I DES · texte numérisé non relu

ORDRE DES F ICO I DES

Fis H . Pistil plus Agé, dont on a également déchiré doux loges sur le dos, pour montrer quo les ovules, ol, naissent do haut en bas , et quo les placentas, p/, au lieu de rester parallèles à Taxe do la (leur, tendent à devenir horizontaux [>ar suite du mouvement do bascule qu'accomplissent les loges.

Fig. 42. On a coupé le pistil en deux par une section horizontale, et l'on a renversé la partie supérieure; on a, en oulro, enlevé dans deux loges les portions de placentas, p/, pour mieux faire voir la fausse cloison qui se développe sur les parois de l'ovaire.

Fig. 4 3, 4 i, 4 5, 4 fi. Loge prise dans des ovaires de plus en plus Agés. Le placenta, pl, d'axik» devient horizontal , puis pariétal ; par suite, les ovules les plus Agés, d'abord au sommet de la loge, lorsque le placenta est asile, finissent par être à sa base lorsque le placenta est pariétal ; la fausse cloison, clf, est déjà très développée ; of>, ovules los plus jeunes.

Mrwmkrranlhrmniii rordlfoiliiin.

Fig. 47. Inflorescence du Mesembryintthemum cordi folium.

Fig 4 8. Coupe longitudinale de la (leur : pl, placentas qui sont restés axiles.

Fig. 4 9. Pistil * sg, stigmate ; c, cicatrice du calice: pc, cicatrice des pétales.

Fig. 20. Coupe transversale de l ovaire : ol, ovules.

Fig. 21. Branche sligmalique.

Fig. 22. Coupe longitudinale do cotte branche sligmalique.

Fig 23, 21. Flamme : ol, jeune ovule.

MetcmkryaDtlifmum rdolr.

Fig. 25. Coupe longitudinale d'une fleur de Meêembryanthemum cdule : pl, placentas devenus pariétaux.

Fig. 26. Coupo transversale de l ovaire.

Fig. 27, 28. Ovules à deux états de développement . m, micropvle.

ORDRE DES CACTÉES

C'est encore dans sa famille des Pourpiers qu'Adanson avait placé les Cactus et les Opuntia. A.-L. de Jussieu les en sépara pour en former avec les Hibes un ordre à part, sous le nom de Cactées. Plus tard, Deeandolle ayant créé le groupe des Grossulariées pour le genre llibes , l’ordre des Cactées se trouva exclusivement composé des Melocactus , des Opuntia et des autres genres établis aux dépens du grand genre Cactus de Linné, depuis lors, eet ordre ainsi défini a été adopté par tous les botanistes.

Mes recherches ont été faites à Madère sur l 'Opuntia vulgaris , qui croît en grand nombre dans les anfractuosités des rochers dont celte ile est couverte. Cette grande abondance m'était nécessaire ; car letude organogénique de ces plantes est assez difficile , et il faut sacrifier une grande quantité d’échantillons pour pouvoir observer leurs divers états de développement.

Calice. Le bouton dans les Opuntia est d'abord un petit mamelon hémisphérique sur lequel apparaissent en spirale, et de la base nu sommet, de nombreux sépales. Il 11e se distingue du bourgeon que parce qu’il n'est point comprimé comme lui. Du reste ces sépales ressemblent complètement à des feuilles ; ils sont, dans le premier âge, très serrés les uns contre les autres ; mais peu à peu ils s'écartent, se distancent, et, lorsque la lleur est épanouie, ils sont très éloignés, et forment ces aspérités qu'on remarque la surface des ovaires infères. J’ai recherché dans quel sens se faisait cet écartement , et , comme tout le faisait pressentir, j’ai observé qu’il était d’autant moindre que les sépales étaient plus élevés sur le réceptacle , et que par conséquent il avait lieu de bas en liant.

Ces sépales, lorsqu’ils sont à l'état de mamelons, s'insèrent immédiatement sur la partie du réceptacle qui deviendra l’ovaire infère ; plus tard on trouve , entre eux et cette partie , un eoiqis intermédiaire , une sorte de bosse produite par le gonflement du réceptacle, et qui n'est autre chose qu'un développement considérable de ce que M. Michel a appelé le coussinet de la feuille. Ce coussinet , comme la feuille , se développe de la circonfé-

ORDRE DES CACTÉES

ronce au contre, et l’on peut en acquérir facilement la preuve en suivant le développement des deux rangées de poils qui le tardent. Dans chaque rangée de ces poils, en effet , les plus âgés sont les plus rapprochés de la base de la feuille, et ils sont déjà très longs lorsque ceux qui sont tout près du réceptacle commencent à peine à apparaître.

A l’aisselle de ces sépales et sur la face supérieure du coussinet, là où devraient naître des bourgeons, on voit poindre un, quelquefois deux ou trois mamelons, qui s'allongent promptement et se transforment en épines. On les distingue nettement des poils environnants par leur forme en aiguille, le nombre considérable de séries d’ulricules qui les constituent, la petitesse de ees utrieules et leur terminaison en hameçon.

Corolle. Lorsque ces sépales, qui ressemblent beaucoup aux feuilles dans leur premier âge , sont tons nés, si l'on écurie les plus extérieurs qui recouvrent déjà les plus intérieurs, on voit ]>oindrc les pétales. Ils sont aussi très nombreux ; leur spirale continue de bas en baul celle des sépales, et n’était leur structure plus délicate, on ne pourrait les en distinguer.

Androcée. Le mamelon central conserve sa forme conique tant qu’il y a des pétales à naître ; aussitôt après il se creuse à son sommet et offre l'aspect d'un cratère au haut d’un monticule ; les bords de ce cratère , unis dans l’origine, se festonnent bientôt , et les mamelons de ce feston sont les premières étamines. Au-dessous de celle première rangée, sur le penchant du monticule, il en apparait une seconde, |uiis une troisième , et ainsi de suite ; en sorte que , peu à peu , toute la surface du monticule se recouvre d'étamines, dont les plus âgées sont au sommet, les plus jeunes à la base.

Avant que toutes les étamines se soient développées, la portion du monticule sur laquelle les premières ont paru s’affaisse à son tour, et le réceptacle que supporte l’androcéc, au lieu de former une sorte de cône comme à l'origine, offre au contraire l'aspect d’un vaste entonnoir recouvert sur ses parois internes d’étamines, dont les plus âgées occupent alors le fond, tandis que les plus jeunes tapissent le bord supérieur.

Pistil. Peu de temps après l'apparition des premières étamines, alors <pic la partie du réceptacle qui les porte* forme encore une sorte de monticule, la cavité du cratère devient plus profonde, et une rangée de mamelons se montre à l’intérieur au-dessous de la première rangée d’étamines; ces mamelons sont aplatis : ce sont les rudiments des stigmates. Ils sont promptement réunis par une sorte de tube plissé qui est le style, et dont la cavité est partagée incomplètement par les saillies et les plis qui se dirigent vers le centre ; les plis alternent avec les stigmates, et ils descendent jusqu'au point où la cavité du style se confond avec la cavité de l’ovaire, en

EXPLICATION UES FIGURES

formant au-dessus de celle dernière cavité des arceaux d’une élégance cx- Irêmc et d’une blancheur éclalaulc, qui sc conlinuciit sur les parois contre lesquelles ils s’appuient en se rétrécissant de plus en plus.

Les placentas sont aussi nombreux que les styles ; chacun d’eux a l’aspect d’un fer à cheval renversé entre les branches duquel vient aboutir le pilier d'un de ces arceaux dont je parlais tout il l'heure, et dont il n’est en quelque sorte que la base élargie. II en résulte qu’entre deux arceaux, il y a deux branches placentaires appartenant à deux placentas différents. Lorsque la fleur est épanouie, ces deux branches sont tellement rapprochées, et les ovules qu’elles portent tellement entremêlés, qu’il semble ne plus y avoir qu’un placenta entre deux arceaux; et comme cet espace entre deux arceaux correspond précisément à un stigmate, le botaniste qui n’aurait pas suivi ces évolutions, et qui sc bornerait il décrire les apparences, annoncerait que les placentas sont alternes avec ces arceaux, et, par conséquent, superposés aux stigmates.

Ixs ovules ne naissent pas isolément sur les placentas. A un certain âge, la surface placentaire, qui était unie, sc mamelonné en commençant par la partie inférieure, c’est-à-dire la partie courbe du fer à cheval; puis chacun de ces mamelons sc mamelonné à son tour, et produit un petit groupe d’ovules. Cette subdivision ou ramification des placentas est un fait important qui s’observe dans d'autres familles. Quant au développement des ovules eux-mèincs, je n’ai rien à ajouter à ce qu’a dit .11. Planchon.

L'apparition des ovules a lieu de bas en haut dans les cavités où les placentas sont pariétaux; elle a lieu de haut en bas dans le Mesembryanlhemum cordifolium , où les placentas sont axiles. Enfin, dans les Mescmbryanthemum edule cl violaceum , les ovules les plus jeunes sont au sommet dans la jeunesse lorsque les placentas sont axiles, tandis qu'ils sont à la base dans un âge plus avancé lorsque les placentas sont devenus pariétaux. Ne semblerait-il pas naturel d’en conclure : que les ovules se développent du sommet à la base sur les placentas a.riles , et de la base au sommet sur les placentas pariétaux? Assurément ; et cependant, comme je l’ai fait voir ailleurs, formulée de cette façon et généralisée, cette proposition souffrirait quelques exceptions.

EXPLICATION PES FIGURES

Opnntia valfarli.

Fig. I . Apparition successive des sépales, », qui sont très nombreux, et disposés sur uno seule spirale au pourtour de la baso d'un réceptacle hémisphérique.

ORDRE DES CACTÉES

Fig. 2. Sépale lorsquo le coussinet n'est point encore né.

Fig. 3. Apparition du coussinet, cl , et des deux rangées de poils qui doivent le border, p6.

Fig. 4, 5. Sépales plus développés avec leurs coussinets. Les poils, pb , qui bordent le coussinet, sont plus nombreux, ot ceux qui sont le plus rapprochés du point de jonction de la feuille et du coussinet sont plus grands.

Fig 6. Apparition des piquants, pq, sur le coussinet de la feuille.

Fig. 7. Piquants plus âgés, pq.

Fig. 8. Coupe perpendiculaire d'un sépale ot de son coussinet : pb, poils; pq, piquants.

Fig. 9. Piquant très Agé et entouré des poils du coussinet.

Fig. 10. Un poil isolé et grossi.

Fig. 1 1 . Portion de la surface d’un piquant pour faire voir comment les ulricules, en faisant hernie à l’extérieur, forment ces pointes descendantes qui s’enfoncent dans les chairs lorsqu'on les touche.

Fig. 12. Développement successif des pétales, p.

Fig. 13. Apparition de la première rangée d étamines, cl, sur les bords du cratère récopta* culaire : p, pétales.

Fig. 1 4. Portion do la coupe de la fig. 13 : et, étamines; p, pétales.

Fig. 1 5. Développement successif du sommet à la base des diverses rangées d'étamines, et', sur le versant du cratère, et apparition des mamelons sligmatiques à la paroi interne audessous do la première rangée d’étamines, et.

Fig. 1 6. Portion de la coupe do la fig. 15. Le réceptacle s'affaisse de plus en plus, et tend h prendre la forme d un entonnoir dont les parois internes sont tapissées d'étamines.

Fig. 17. Portion de coupe d’une fleur plus âgée. On aperçoit les premières traces des plis stylaires, pis. En outre, l'entonnoir slaminol est beaucoup plus profond.

Fig. 1 8. Portion de coupe d'une fleur encore plus âgée : pis, plis stylaires; et, étamincâ.

Fig. 19. Coupe d’un pistil plus développé. On voit les plis stylaires. pis, so gonfler à leur base, pl, et ce gonflement est l’origine des placentas.

Fig. 20, îl, 22. Pistil à divers âges. Les plis stylaires, pis, s’allongent; leur base, pl, devient de plus en plus large, cl forme comine un fora cheval dont les branches embrassent la partie inférieure de ces plis stylaires.

Fig. 23. Cetto base, pl, plus âgée, se mamelonné on commençant par le bas, c’est-à-dire que la partie courbe du fer à cheval est déjà couverte do mamelons , que les branches sont encore lisses.

Fig. 2*. Toute la surface du fer à cheval est déjà couverte de mamelons jusqu'aux extrémités des branches. Les mamelons de la partie courbe sont toutefois plus gros que les autres.

Fig. 25. Les mamelons de cotte partie courbe du fer à cheval commencent à se mamolonner à leur tour, tandis que ceux des branches sont encore simples.

Fig. 26. Tous les mamelons se sont mamelonnés, on sorle qu'entre chaque arceau on aperçoit une masse grumeleuse dont chaque grumeau est un ovule naissant. On y distingue cependant encore asses nettement les deux branches placentaires qui leur ont donné naissance.

Fig. 27. Coupe d’un pistil très développé. Les ovules des deux branches placentaires contiguës sont tellement confondus qu'ils semblent naître sur un seul et même placenta.

Fig. 28,29, 30. Stigmates à divers étals de développement.

Fig. 31, 32, 33, 34, 35. Ovules à divers âges. On voit très bien l’ovule s'enrouler dans son funicule.

Fig. 3G. Coupe d'un ovule au moment de l'épanouissement do la fleur : m* micropyle.

ORDRE DES CRASSÜLACÉES.

C’est entre les Saxifrages et les Caryophyllccs qn’Adanson etA.-L. de Jussieu placent les Crassulacées. Lindlcy ( Vegelable Kingdum ), au contraire, les range dans son alliance des Violales entre les Sauvagésiées et les Turnéracées. M. Brongniart (Enum. despi.), sans s’éloigner beaucoup des idées d’Adanson et dcA.-L. de Jussieu, les intercale entre les Cactées et les Élalinées. Cette divergence d’opinion sur la place que doit occuper dans la classification naturelle un ordre aussi nettement défini que les Crassulacées, n’esl-il pas la preuve la plus éclatante que l’on ne connaît point encore les principes qui doivent guider les botanistes dans rétablissement deeelte classification naturelle et que, quoi qu’on en ait pu dire, c’est encore à la méthode d’Adanson, c’est-à-dire à la méthode de tâtonnement qu’on a recours pour y arriver.

Inflorescence. L'inflorescence des Sempervivum teclorum et du Sedum acre est unecyinc unipare scorpioïde. Chaque axe, avant de se terminer par une lleur, produit une bractée fertile. Cette bradée fertile reste quelquefois au point où elle est née, et par suite la Heur est opposili foliée , mais ailleurs, en devenant plus ou moins connéc avec l’axe auquel elle donne naissance à son aisselle, elle semble grimper le long de cct axe. Il résulte de là des apparences trompeuses , en ce sens que , d’une part , on ne trouve plus de bractée à la base du rameau, et que de l’autre, la bractée mère de ce rameau semble en être la production.

Dans le Sedum opposili folium , l’intloresrcncc est une cyme biparc , et par suite la fleur est toujours dans la dichotomie, flos in dicliotomia. Mais , chose singulière, les bractées que produisent les branches de la bifurcation, au lieu de rester à la base de ces branches , deviennent confiées avec elles jusqu'à la bifurcation supérieure , en sorte que, tandis que la bifurcation siqiérieure en présente trois, savoir : deux qui sont nées à la base des branches de celte bifurcation supérieure, et une troisième, qui est la bradée mère connée et qui est latérale. On n’en observe aucune à la base de la bifurcation inférieure.

3 fît»

OHDRE DES CRASSULACÉES.

Calice. Les sépales sont au nombre de cinq dans le Sedum oppositifolium. Ils naissent successivement et restent toujours libres jusqu'à la base. Leur prélloraison est quinconciale. Dans le Bulliarda Vaillanlii ils sont nu nombre de quatre. Un des latéraux apparaît avant l’autre, et quant aux deux autres, qui sont, l’un antérieur et l'autre postérieur, on les voit poindre en même temps Ils restent toujours libres jusqu’à la base, et dans le bouton, lotir prélloraison est imbriquée, les deux premiers nés étant externes. Dans les Dryophyllum crenatum , où il y a deux bractées latérales, les sépales, qui sont au nombre de quatre, se montrent par paire, la paire antéro-postérieure d’abord , l’autre ensuite. Ces quatre sépales , d'abord libres entre eux, deviennent promptement connés et forment un calice gamosépale.

Corolle. Les pétales naissent tous à la fois et alternent avec les sépales , qu’ils soient au nombre de quatre comme dans les Bryophyllum calycinum , ou de cinq comme dans les Sedum oppositi folium. Leur préfloraison est toujours contournée; mais dans les Bryophyllum calycinum , ees pétales sont promptement connés de manière à former une corolle gamopétale, tandis que dans les Sedum oppositifolium ils restent toujours libres jusqu’à la base.

Androcée. Les étamines sont presque toujours en nombre double des pétales (ex. : Sempervivum, Sedum , Bryophyllum ), et alors elles sont rangées sur deux verticilles dont l’un est superposé au calice et apparaît avant l’autre qui est superposé à la corolle. Toutes se composent d’un filet et d’une anthère inlrorse qui s’ouvre par deux fentes longitudinales. Lorsque la corolle est dialypétalc, les étamines sont libres jusqu’à la base ; lorsque la corolle, est gamopétale, comme dans les Bryophyllum calycinum, leu étamines sont connées avec la corolle.

Pistil. Dans toutes les Crassulaeées , le pistil se compose de carpelles distincts en même nombre que les pétales. Ce sont , à l’origine , de petits mamelons alternes avec les sépales. Ces petits mamelons grandissent rapidement et prennent l’apparence de petites feuilles dont les bords de chacune tendent à se rapprocher et à former un carpelle. Ces bonis rentrants s'épaississent et deviennent à l’intérieur de chaque carpelle des placentas sur lesquels se développent les ovules. Dans le Sedum oppositifolium , les ovules sont sur deux séries; dans les Sempervivum tcctorum , ils sont sur plusieurs séries , parce que les deux séries primitives de mamelons ovulaires se dédoublent plusieurs fois. Lorsqu’on recherche danB quel ordre ees ovules apparaissent sur ces placentas, on remarque qu’ils se montrent d’abord à mi-hauteur (tour gagner ensuite peu à peu les extrémités supérieure et inférieure.

EXPLICATION DES FIGURES. 367

Les ovules sont anatropes, et ceux d’un placenta tournent le dos à ceux de l'autre placenta.

EXPLICATION DES FIGURES

Sedum oppoalUfolluu.

Fig. I. Portion de la fleur par rapport à la bractéo-mère , B, dans le Scdum oppotitifolium ; b, bractées secondaires latérales à l’aisselle de chacune desquelles est née une fleur : t\ s2, #3. a1, is, sépales.

Fig. 2. Apparition des cinq pétales, p, alternes avec les sépales, a1, <*, s3, «*, #5, dont trois sont coupés.

Fig. 3. Apparition des cinq premières étamines, el“, alternes avec los pétales, p

Fig. 4. Apparition des cinq autres étamines, et°, superposées aux pétales, p, et altornes avec les premières, et*.

Fig. 5. Apparition des cinq carpelles, cp, superposés aux pétales, p, et aux étamines, et°, et alternes avec les sépales et les étamines, eia, premières nées. Ces cinq carpelles ont encore l’aspect de mamelons.

Fig. 6. Fleur un peu plus âgée. Les mamelons carpellaires, cp, ont la forme de fer à cheval, p, pétales ; eia , et°, étamines ; p, pétales.

Fig. 7. Carpelles, cp, au moment où des glandes, gl , se développent à leur base.

Fig. 8. Coupe longitudinale du pistil de la flg. 7 : cp, carpelle ; gl , glandes.

Fig. 9. Pistil au moment où les ovules apparaissent : ela, étamine alterne ; el°', ct-/, cicatrices d’étamines ; gl, glandes.

Fig. 4 0. Coupe longitudinale de ce pistil : gl, glande; pl , placenta sur lequel apparaissent les ovules, ol ; f , fente produite par le rapprochement des bords des carpelles.

Fig. 1 1. L’un des carpelles de la fig. 9, déchiré sur le dos , pour montrer los ovules, ol, sur deux séries.

Fig. 4 2. L’un des carpelles d’un pistil plus âgé déchiré également sur le dos. Les ovules, ol, sont revêtus de deux enveloppes et so tournent le dos.

Fig. 4 3. Coupe longitudinale du carpelle do la flg. 4 2 : pl, placenta sur lequel sont les ovules, ol ; gl, glande qui s’est développée à la base du carpello.

Fig. 4 4. Ovule isolé : m, mieropyle ; A, hile : f, fente carpellaire.

Senipervlrntn leeforaaa.

Fig. 4 5. Pistil du Stmpertivum leclnrum au moment de l apparilion des glandes h la base des carpelles : ela, étamines alternes ; on a rabattu les étamines , et0 , pour montrer les glandes, gl.

Fig. 4 6. Le même pistil débarrassé des étamines qui l'entouraient : gl, glandes.

Fig. 4 7. Coupe longitudinale d'un pistil au moment de l’apparition des ovules, ol.

Fig 4 8. Pistil au moment où des glandes, gl, en forme de godets se montrent à la base de chaque carpelle.

Fig. 4 9. Un de9 carpelles do la figure 4 8 déchiré sur le dos pour montrer qu'à cette époque il n’y a encore que deux séries d’ovules, ol.

Fig. 20. Pistil plus âgé que dans la figure 18 : gl, glandes.

308 ORDRE DES CRASSl'I.ÀCÊES.

Fig. 21 . Double placonta d'un carpelle de la fig. 20, pour montrer que lee ovulea, ol, de la dg. 1 9 se sont dé loublés.

Fig 21(6/*). Portion de ce double placenta grossie.

Fig. 22. Coupe longitudinale d'un pistil peu de temps avant l'anthèse : ol, ovulea ; p I, placentas ; gl. glandes.

Fig. 23. Carpelle du même âge que dans la fig. 22, mais déchiré sur le dos : ol, ovules. Fig. 24. Ovule : h, hile; r. raphé; m, micropyle.

Buillard» Yalltantll.

Fig. 25. Fleur dans laquolle deux sépales, a, seulement sont nés.

Fig. 20. Apparition des quatre pétales, p, alternes avec les sépales, a, qui sont nés tous les quatre.

Fig. 27. Fleur au moment où les glandes, gl. apparaissent à la base des carpelles, cp : al, étamines . et', étamines coupées ; p, pétales ; a, calice.

Fig. 28. Fleur plus Agée : gl, glandes; al, étamines; oe, ovaire; p, cicatrices des pétales.

Fig. 29. Portion du pistil de la Gg 28. On a déchiré un carpelle sur le célé (pour montrer les ovules, ol : gl, glande.

Fig. 30. Un carpelle déchiré sur le dos pour montrer les deux séries d'ovules.

ORDRE DES ÉLÀTINÉES.

Trois genres principaux constituent cet ordre établi par Cumbessedcs ; ce sont : les Elatine, les Ilydrnpiper cl les Merismœa. Tous trois ont la même conformation generale , mais leur fleur est construite sur un type différent, les Elatine ayant la fleur trimère, les Hydropiper , la fleur tétramère et les Merismœa la fleur pentamère. Je n'ai eu à ma disposition que V Elatine hexandra , et par conséquent c’est l’organogénie de cette plante (pie je vais donner.

Inflorescence. L’inflorescence de l 'Elatine hexandra est une eyme unipare , bien que les feuilles soient opposées. Chaque fleur est accompagnée de deux feuilles dont l’une est stérile, tandis que l'autre produit à sou aisselle une autre Heur, (pii est accompagnée à son tour par deux feuilles dont l’une sera stérile et l'autre fertile.

Calice. Les sépales sont au nombre de trois et placés deux en arrière et un en avant. Ils naissent successivement , un des deux postérieurs d'abord, l’autre postérieur ensuite , et enfin celui qui est antérieur. Dans le bouton ils se disposent en préfloraison imbriquée , de telle sorte (pie le premier né est extérieur, le deuxième né moitié intérieur et moitié extérieur, et le troisième né tout à fait intérieur.

Corolle. Trois pétales forment la corolle ; ils alternent avec les sépales et naissent tous trois en même temps. Dans le bouton ils se disposent en préfloraison imbriquée comme les sépales, c'est-à-dire qu’il y en a un extérieur, un moitié intérieur et moitié extérieur, et un troisième extérieur, le pétale intérieur étant postérieur et les deux autres antérieurs.

Androcic. 11 y a six étamines à l'androcéc et elles sont rangées sur deux vcrtieilles dont l’un alterne avec la corolle et dont l’autre lui est superposé. Ces deux vcrtieilles apparaissent successivement ; celui (pii est alterne avec la corolle d’abord , l’autre ensuite. Ces étamines du reste sont libres entre elles jusqu'à la base , et leur anthère s'ouvre par deux fentes longitudinales.

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