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I. Altérations. — On rencontre ts pour t et dz pour d

Ce défaut a pour origine une mauvaise position de la langue qui est placée au tranchant des incisives, supérieures,au lieu d’être appliquée à leur face interne ; sous la poussée du souffle, la langue cède, et simultanément à t et d, d’ailleurs fort adoucis, il se produit un bruissement qui se rapproche du s ou du z\ tels qu’ils sont prononcés dans le zozotement.

D'aucuns affectent de prononcer ainsi t et d pour donner à leur parole une certaine allure exotique (analogie avec le th anglais).

On trouve aussi nt pour t et nd pour d.

Le ntapis pour le tapis.

Cette émission défectueuse a pour cause un abaissement du voile du palais qui laissé échapper, antérieurement à l’explosion, une partie du souffle par le nez.

II. Substitutions. — Elles sont assez rares et très diverses ; on a le plus souvent le k et g pour t et d.

Un crain pour un train.

PRINCIPAUX DÉFAUTS D’ARTICULATION' 77

Nous avons pu observer cette substitution chez un tout jeune enfant de notre entourage immédiat.

III. Omissions. — Elles sont plus fréquentes que les substitutions.

IY. Correction. — On se basera sur la méthode générale que nous indiquons.

Certains praticiens conseillent de faire mettre et de serrer la pointe de la langue entre les dents, puis de la retirer rapidement ; c’est une position incorrecte et peu gracieuse qu’on ne doit adopter que comme dernier pis-aller.

Le /‘et le v sont des consonnes continues et sifflantes.

F. — Mécanisme-type pour la prononciation correcte de f.

a) Le voile du palais est relevé.

b ) La langue est relevée légèrement par ses bords qui touchent les dernières molaires supérieures; sa pointe est placée à la base des incisives inférieures.

c) Les dents sont très rapprochées ; la mâchoire inférieure se porte un peu en arrière de la mâchoire supérieure lors de l’émis-

. sion du souffle.

d ) Les commissures des lèvres sont faiblement écartées ; la lèvre d’en haut est relevée et laisse apercevoir les incisives supérieures^ la pointe desquelles la lèvre inférieure vient se placer en les frôlant au moment de la sortie du souffle.

e) Le souffle vient se brisersur les incisives supérieures ; il sort en frottant sur la lèvre d’en bas ; ce frottement adoucit le bruissement et donne sa caractéristique au f ; l’air est plongeant et froid ; il s’échappe sur toute la longueur des incisives.

V. — La consonne v est produite par un mécanisme identique à celui du f ; l’émission du souffle est accompagnée de vibrations laryngiennes continues.

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