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CHAPITRE III

D'autres expériences, dans lesquelles on a fait varier lesdiamètres du mandrin des gargousses ont été exécutées en i865 sur les canons de ati*^"*. La plus grande vitesse a été obtenue avec le mandrin de 239°*™, c'est-à-dire avec celui dont le diamètre se trouvait égal aux 0,916 du calibre de l'âme. C'est le résultat auquel on était parvenu en opérant sur des canons lisses.

§ 8. — Expériences exécutées sur des perriers en 1859.

Les formules rapportées dans le § 1 cessent d'être applicables quand la bouche à feu est d'un très faible calibre (P^ Partie, Chap. 1, § 32) 5 elles donnent alors pour V, des valeurs trop grandes ; par suite, si l'on continue à en faire usage, le rapport 9 doit nécessairement s'amoindrir. C'est ce qui résulte, en effet, des expériences exécutées en iSSg sur des perriers et rapportées dans le Chap. Il, § 3.

Diamètre du cercle équivalent à la section transversale de l'âme et des rayures : A, = 0*^°*, 554*

Capacité totale de l'âme et des rayures : C = 2^^,078.

Rapport de la section transversale du boulet et des tenons

à celle de l'âme et des rayures f —- J = 0,987. Poids du boulet, p=:z 1^^,11.

Charge en kilogrammes

Vitesse V, déduites des formules.

(mètres).

/ Vitesse initiale V donnée Premier par l'expérience . (met.) .

/ Vitesse initiale V donnée

Second \ par l'expérience, (mètr.).

' 1 Valeur du rapport 6 = — •

Chaque vitesse est déduite de dix coups. Le deuxième perrier avait un calibre un peu supérieur à celui du premier.

Dans un troisième perrier, la charge de o^^y 1 20 a donné V= 275°*, moyenne prise sur vingt coups; la valeur correspondante du rapport 9 est 0,742

Toutes ces valeurs de 9 sont fort inférieures à celles que Ton a trouvées précédemment ; il est vrai que le rapport

f Y" ) ^st moindre que dans les autres bouches à feu, mais

cette circonstance ne suffirait pas pour expliquer la grandeur des difierences.

§ 9. — Conclusions.

Les expériences exécutées tant sur les canons de 16^°^ que sui* Tobusier de 22^"* montrent que la charge peut varier entre des limites fort éloignées l'une de l'autre, sans que le

rapport -^ change sensiblement de valeur. Entre ces limites,

la vitesse initiale V peut donc être calculée au mo^en d'une équation de la forme

v=ev,

mais il faut déterminer le coefficient 9.

Dans les canons de 16*^"* sur lesquels on a opéré, l'inclinaison finale des rayures était de 6®, le rapport de la section transversale du boulet et des tenons à celle de l'âme et des rayures était à peu près égal à 0,9 16. Les gargousses avaient le diamètre correspondant au maximum d'effet, et un valet se trouvait interposé entre la charge et le projectile. Ce valet était le plus souvent en algue, et alors il avait une longueur égale au f du calibre.' Le résultat moyen des épreuves a été

et il est clair que cette valeur pourra être adoptée pour toutes les bouches à feu qui se trouveront dans les mêmes conditions.

Cette manière d'obtenir la vitesse initiale est assurément fort simple et se prête facilement aux applications. Toutefois, il y a quelques restrictions à apporter à Tusage qu'on pourrait en faire.. On sait, par exemple, que quand le calibre devient petit, les formules rapportées dans le § 1 donnent pourV, une valeur trop forte ; c'est ce qui arrive pour le perrier.

La même circonstance doit évidemment se présenter lorsque la bouche à feu est d'un calibre fort supérieur à celui du canon de 16*^"*, à moins que le rapport du poids de la charge au poids du projectile n'ait qu'une faible valeur, et il est vrai que, dans les canons rayés employés antérieurement à 1870, cette condition était ordinairement remplie; et c'est sans doute par suite de cette circonstance que les expériences exécutées sur deux canons, l'un de 24*^™, l'autre de 26^°*, et rapportées dans le § 7, ont conduit à des valeurs de 9 très peu différentes de la précédente.

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