MASSIFS
'da poids de nt^.
Charge du canon kilog.
Vitesse donnée par rexpérience.. mètr..
Vitesse correspondant à a = 0,9 16 . mètr..
Vitesse V, déduite des formules, mètr..
Valeur de 6 .,
368,6 4io,5 0,8977
33o,6 335,9 369,1 o,9ii3
La troisième valeur de 6 est probablement un peu trop forte.
Quand la charge est de 36^6, le rapport ^^^ est égal à OjiSpS,
nombre qui s'écarte beaucoup de la limite jusqu'à laquelle a été vérifiée la formule dont on se sert pour calculer V, ; et il est probable que la valeur V, = 369^,1 qu'on déduit de cette formule est un peu faible.
On n'a donc à s'occuper que des deux premières valeurs de 8 ; leur moyenne est 0,892.
L'adoption de ce nombre n'apporte, pour les deux premières vitesses, que de très légères modifications aux données de l'expérience. La vitesse des obus se trouve à très peu près égale à 36o°*, et celle des boulets massifs, la charge étant de 3o^6, atteint 3 17™.
SYSTÈME D'ARTttLERIE ADOPTÉ PAR LA MARINE EN 1864. 123 2** Canon de d4"".
Charge du canon kilog.
Diamètre du mandrin des gar-
gousses millim .
Valeur du rapport a
Vitesse doiinée par rexpérience.
mètres.
Vitesse correspondant à <t = o,9i6.
mètres.
Vitesse V, déduite des formules..
mètres.
Valeur de 6 .*
PROJECTILES
Obus
du
poids
de loo''».
Boulets massifs du poids
341,4 rt
OBSERVATIONS
C) Expériences de 1866, 20 coups.
(*) Expériences de 1868, 35 coups.
En ayant égard aux nombres des coups au moyen desquels sont déterminées les deux valeurs de 0, • on est conduit à prendre pour moyenne = 0,89, nombre peu différent de celui qu'on a trouvé pour le canon de 27^"*. Les vitesses indiquées par Texpérience ne sont d'ailleurs que très peu modifiées. La vitesse des obus devient 364", 5 ^^ celle des boulets massifs 340"*, o.
3** Canon de 19*^"».
Charge du canon kilog.
Diamètre du mandrin des gar-
gousses millim.
Valeur du rapport a
Vitesse donnée par rexpérience.
mètres .
Vitesse correspondant à <t = o, 916.
mètres.
Vitesse V, donnée parles formules.
mètres.
Valeur de 6
PROJBCTILKS.
Obus
du
poids
de bi^fs.
Boulets massifs du poids
dOTS''»
OBSEKTATIOHt.
(") Expériences de 1866, 10 coups.
(*) Expériences de 1869, 20 coups.
Prenant en considération les nombres des coups tirés avec les deux espèces de projectiles, on trouve pour valeur moyenne 6 = 0,88, ce qui n'entraîne que dé très légères modifications aux vitesses indiquées par Texpérience. La vitesse des obus devient 357™, 8 et celle des boulets massifs 34o"^, 2.
La valeur de 6 est un peu itiférieure aux deux précédentes; mais il est à observer que le rapport du diamètre du projectile au calibre de Tâme est, dans le canon de 19^™, un peu moindre que dans ceux de 24^™ et de 27*^™.
4** Canon de i6^°».
Expériences exécutées au mois de juillet 1869. Nombre des coups : 40. Projectiles cylindriques du poids de 45^^.
Charge du canon 7^», 5
Diamètre du mandrin des gargousses.. i5o"""
Valeur du rapport a o>844
Vitesse donnée par les expériences 345", o
Vitesse correspondante à a = 0,916. . . . 352", 5
Vitesse V, donnée par la formule 4o6",5
Valeur de 9 0,8671
SYSTÈME d'artillerie ADOPTÉ PAR LA MARINE EN l864. 125
La valeur de 0, savoir 0,8671, est inférieure à celles que l'on a trouvées précédemment; mais le canon de 16*^"* difTère beaucoup de ceux de 19*^"*, de 24*^™ et de 27*^™; et, en outre, le rapport du diamètre du projectile au calibre de l'âme y est moindre.
Il est maintenant facile d'exposer le procédé par lequel les vitesses initiales des projectiles peuvent être calculées a priori.
Il faut d'abord se procurer la valeur de V, en se servant des formules données dans le Chap. III. Les recherches auxquelles on vient de se livrer font connaître la valeur de pour chacune des bouches à feu du système de 1864. Le produit 6V, donne immédiatement la vitesse dans le cas où le mandrin des gargousses est tel que le rapport o- de son diamètre au diamètre de la chambre se trouve égal à 0,916 et où, en même temps, les valets ont une longueur égale au calibre de l'âme.
Si l'on veut employer un autre mandrin, on calculera la perte de vitesse qui en résultera, à l'aide de la formule donnée dans le § 2, laquelle sera applicable, la longueur des valets étant égale au calibre.
Mais il peut se faire qu'on veuille employer d'autres valets : dans ce cas, il faudra recourir aux formules du § 3. On calculera d'abord la longueur / des valets donnant le maximum de vitesse, puis l'augmentation de vitesse qui résulterait de leur emploi et enfin la diminution qu'entraînera l'usage de ceux dont on prétend se servir.
Exemple. — Canon de 24*"°*.
Boulets massifs du poids de i45*'S. Charge du canon : 20^^. Diamètre du mandrin des gargousses : 220™™. Longueur des valets : 160"^°*.
On demande la vitesse initiale.
On trouve dans ce cas V, = 375"; et la valeur de 8 est 0,89; ainsi
et ce serait la valeur de la vitesse si le rapport cy était égal à
0,916 et la longueur des valets au calibre de Pâme, c'eslà-dire à2*'",4.
Mais le diamètre du mandrin doit être égal à 220""'" et, par conséquent, o- à 0,873. Introduisant ce nombre dans la formule du § 2 et y faisant en même temps *
TïT=z:20, /?=rl45 et ^3=114, 27,
d'après le Tableau du § I*"", on trouve que la diminution de vitesse est de 3™, 74* La vitesse est donc réduite à 33o",ti.
La longueur du valet est encore de 2*",4«
L'équation
du § 3 donne / = i*"*, 32 : c'est la longueur du valet qui donnerait le maximum d'effet.
Faisant, dans les formules du § 3,
on trouve que l'accroissement de vitesse que procurerait l'adoption de ce valet serait égal à 4™? ^^3.
Mais le valet devant finalement avoir une longueur de i*™,6o, il en résulte une diminution de vitesse que Ton calcule de la même manière en faisant a:= 1,6 et conservant pour les autres lettres les mêmes valeurs numériques. Cette diminution est égale à o"*, 28, ce qui réduit l'accroissement précédent à 3™, 96. La vitesse cherchée est donc 333"^, 96.
Le i" et le 3 mai 1869, on a exécuté sur un canon de 24*^'" une suite d'expériences dans lesquelles, tout en variant les charges, on s'assujettissait à placer le culot du projectile à 880""" de l'obturateur. L'intervalle compris entre la gargousse et le boulet était rempli par un valet en algue. Le poids du projectile était de i45^s et le diamètre du mandrin des gargousses égal à 220°*™. On avait donc o- = 0,873.
SYSTÈME d'artillerie ADOPTÉ PAR LA MARINE EN l864. I27
Les divers chargements étaient tous essayés comparativement dans chaque séance.
Voici les résultats obtenus, les moyennes prises sur dix coups :
Poids de la charge
. kilog.
Longueur de la charge. .
. décim.
Longueur du valet
Vitesse initiale du boulet.
mètres.
Les dimensions des quatre premiers valets surpassaient de beaucoup celles que Ton adopte dans la pratique, et il y a quelque intérêt à rechercher jusqu'à quel point ces résultats s'accordent avec les formules que l'on vient d'établir.
En se servant de l'équation
du § 3, on trouve que les longueurs des valets qui, pour chaque charge, donneraient le maximum de vitesse, seraient
0^^,66, 0^^,86, id"^,o6, id°^,32, id»»,58.
Calculant, à l'aide des formules du § 3, les accroissements de vitesse •que procurerait la substitution de ces valets à ceux qui ont été employés dans les expériences, on les trouve respectivement égaux à
Mais le remplacement de ces nouveaux valets par d'autres d'une longueur égale au calibre, c'est-à-dire à 2**™,4> entraînerait, d'après les mêmes formules, les diminutions respectives
ce qui réduit les accroissements à
47°'>ï7> ^^'j^i) 26°»,9i, io°>,99, — l'^^^S.
SECONDE PARTIE
CHÀPITBE YIII.
Telles sont les quantités qui doivent être ajoutées aux données de l'expérience pour obtenir les vitesses correspondant au cas où les valets ont une longueur égale au calibre, le rapport o* restant égal à 0,873. •
Chacune de ces vitesses subit encore un nouvel accroissement lorsque, par un changement de mandrin, <r devient égal à 0,916. La formule du §3 donne pour les accroissements
Il ne reste plus qu'à examiner, si Ton obtient un quotient sensiblement constant en divisant par la valeur correspondante de V, chaque vitesse ainsi modifiée.
Charge kilog.
Vitesse modifiée V, mètres.
Valeur de V, »
Valeur de tt = ®
Ces divers nombres s'écartent peu de la valeur 6 = 0,89 obtenue précédemment. Les formules se trouvent ainsi vérifiées dans des circonstances où l'on ne pouvait guère compter sur un pareil accord.
Cependant on ne doit pas s'attendre à rencontrer constamment dans les expériences les résultats fournis par les formules. La fabrication des poudres n'est pas encore arrivée à un degré de perfection tel, qu'elle donne toujours des produits identiques, de sorte que les vitesses éprouvent souvent des variations notables. De là la nécessité où l'on se trouve, lorsque l'on veut comparer deux modes de chargement, de les essayer dans les mêmes séances en extrayant la poudre des mêmes barils.
La valeur de 6 doit nécessairement s'abaisser quand les projectiles portent les tenons de 1860, à raison du vide que ces derniers laissent dans les rayures. On peut prendre alors
Ô==o,85 (Chap. III,,§9).
SYSTÈME D*ART1LLERIE ADOPTÉ PAR LA MARINE EN l864. 129
En adoptant ce nombre pour le canon de i6*^™, supposant, suivant l'usage, le diamètre du mandrin des gargousses égal à i5o"*™, et la longueur des valets égale au calibre de l'âme, on trouve les résultats suivants :
POIDS DBS PROJECTILES.
CHARGE
VITESSE INITIALE
ce qui s'accorde avec l'expérience.
Les formules précédentes permettent d'apprécier,.à l'avance, les effets qui résulteraient des changements que l'on pourrait opérer dans les charges, les diamètres des gargousses ou les longueurs des valets 5 mais il y a encore d'autres moyens de faire varier les vitesses, et il reste à rendre compte des essais qui ont été faits à cet égard.
§ 5. — Influence de la nature de la gargousse sur la grandeur des vitesses initiales des projectiles.
Dans toutes les expériences précédentes, les gargousses étaient en papier parchemin; mais^ en 1871, on a fait des expériences dans lesquelles des gargousses, les unes en papier parchemin, les autres en toile à voile, ont été essayées comparativement.
SECONDE PARTIE