‹ Traité de balistique expérimentale (volume 2)Chapitre 7 sur 141 · SECONDE · texte numérisé non relu

SECONDE

Titesse

des points d'observation

moyen

du

mètre cube

d'air

OBSERVATIONS

Canon n°i...

kg 2,5

2, 12 et I7 0Ct.

Canon n°2(').

2 1 décembre.

Regardant la résistance de Pair comme proportionnelle au cube de la vitesse et suivant la même méthode de calcul que précédemment, on obtient, en se servant des résultats fourni^ par le canon n° 1 ,

cp ( r) :i= G , ooo4364,

et, en employant ceux qui ont été donnés par le canon n° 2,

cp ( (;) z=: O , OOo44o6.

Les deux coefficients diffèrent peu l'un de Tautre. On peut donc prendre

©(ç;) =: 0,OOo438,

ou, si Ton exprime le diamètre a en décimètres,

cp ( (^ ) =zo, ooooo438.

La comparaison de ce résultat avec ceux que l'on a obtenus précédemment montre que la substitution de la forme ellipsoïdale à la forme ogivale augmenterait la résistance de Tair.

(•) La poudre employée le 21 décembre était affaiblie par un séjour trop prolongé dans le magasin de Gâvre; ce n'est donc point par les résultats de cette épreuve qu'il faudrait juger des effets produits dans le canon n** 2 par la charge de 2''»,!.

RÉSISTANCE DE L'aIR AU MOUVEMENT DES PROJECTILES.* 4?

§ 6. — Boulets cylindriques (Gâvre, 1860 et 1861).

Les boulets cylindriques employés en 1860 avaient un diamètre égal à o'^,i623 et pesaient 45^^- L'avant était formé par une calotte sphérique très aplatie^ la flèche était de o",02o. Rapport de la flèche au diamètre, 0,1 23.

Ces projectiles, creux à l'arrière, avaient une longueur égale à o™, 874- Rapport de la longueur au diamètre, 2,3o4.

La lumière, percée dans le culot, était fermée par un bouchon à vis.

Le 6 septembre, en employant la charge de 7^^, 5, on a mesuré les vitesses à 33°^ et à 3oo"* de la bouche à feu^ vitesse à la première dislance : 3 19"*, 3 ^ à la seconde 3o3"*, moyennes prises sur quinze coups ^ de là

Le poids du mètre cube d'air était égal à 1^6^211^ par

suite,

cp((;) zzz o,ooo85.

Les boulets cylindriques sur lesquels on a opéré en 1861 avaient le même diamètre, le même poids et la même forme antérieure que ceux de 1 860 ; mais ils étaient massifs, et leur longueur se trouvait égale à o"*, 298.

Rapport de la longueur au diamètre : 1,787.

La bouche à feu était un canon de o™, 16 décrit Chapitre III, §2. Inclinaison finale des rayures, 6'*3o'. La charge de poudre pesait 12*^^,0.

Le 9 juillet, les vitesses des projectiles ont été mesurées à 38°^ et à Sdo"" de la bouche à feu. Les moyennes, prises sur 11 coups, ont été trouvées respectivement égales à 4o6"*,6 et 38o"^-, par suite,

Le poids du mètre cube d'air était de i*^s, 214 et l'on trouve

cp( (;) =: 0,00092^6.

Cette valeur est plus forte que celle que Toit a déduite des expériences de 1860: mais la dernière valeur de (f(v) correspond à la vitesse de 393™,3, laquelle s'écarte beaucoup des vitesses obtenues dans les expériences que Ton a rapportées jusqu'ici.

§ 7. — Résumé et conclusions.

Les expériences précédentes montrent que la quantité cp(r) peut être considérée comme sensiblement constante, du moins tant que la vitesse reste comprise entre aoo™ et 33o™ et que l'axe du mobile s'écarta peu de la tangente à la trajectoire que décrit le centre de gravité du corps. On verra dans la troisième Section qu'il n'en est plus de même quand la vitesse dépasse 33o™ ou est inférieure à 200™. Mais, avant 1870, la vitesse initiale des canons rayés ne dépassait guère 32o"*, et il n'y avait aucun inconvénient à considérer la fonction <f comme constante, surtout lorsqu'on n'avait d'autre but que de déduire la vitesse initiale de celle qui avait été mesurée directement à une faible distance de la bouche du canon (*).

Des expériences exécutées à l'étranger à la même époque avaient conduit au même résultat.

La valeur de (f{v) dépend de la forme du corps.

Il est bien clair que les diverses valeurs que l'on a obtenues pour cette fonction ne peuvent être appliquées qu'à des projectiles semblables à ceux qui ont été employés dans les expériences. Elles sont réunies dans le Tableau suivant :

(*) Beaucoup d'auteurs considèrent encore aujourd'hui la résistance de l'air comme proportionnelle au cube de la vitesse.

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