‹ Traité de balistique expérimentaleChapitre 55 sur 127 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Chaque canon était placé à lo™ de la muraille sur laquelle il devait agir; sa position variait d'ailleurs, afin que la direction du tir s'écartât peu de la perpendiculaire à la muraille.

§ 2. — Construction des murailles.

Chaque muraille avait lo" de largeur et 2™, 60 de hauteur; elle figurait une tranche de vaisseau comprise entre la première et la seconde batterie. Entièrement composée de chêne et massive, elle n'avait ni mailles ni sabords. La membrure était formée de poutres verticales et jointives, ayant o", Sa d'équarrissage. Le bordé et le vaigrage étaient composés de pièces horizontales.

Les préceintes ou les deux poutres inférieures du bordé

Fig. 7.

avaient o™,3o d'équarrissage. Au-dessus des préceintes, l'épaisseur du bordé était de o^^jaS; elle diminuait ensuite, en sorte qu'à i°*,3o plus haut elle se réduisait à o", 14. Cette partie du bordé était formée de cinq pièces, les dimensions verticales des deux premières étaient de 0^,28 et de 0^,27.

Googk

Dans les trois pièces supérieures cette dimension était de o"', aS . Au-dessus se trouvaient les deux petites préceintes : épaisseur o™, i6 ; dimension verticale, o™ ,3o. La pièce inférieure du vaigrage ou la fourrure de gouttière avait o",3o d'équarrissage. Au-dessus étaient les deux vaigres bretonnes : dimension verticale de la première, o"*,3o,' de la seconde, 0^,28; épaisseur, o™, i4 ; puis quatre vaigres de o™, 1 2 d'épaisseur : la dimension verticale de la première était de o™, 27, celle des trois autres, o"^,25. Au-dessus se trouvaient deux autres pièces de o'^jio d'épaisseur et dont la dimension verticale était égale à o™,3o.

Ainsi l'épaisseur totale de la muraille était de o"*,92 à la préceinte inférieure, de o^^yG à la préceinte supérieure; dans rintervalle elle variait entre 0^,74 ^t o™,58.

La muraille était couronnée par une pièce dont la dimension verticale était de o™,io.

Le vaigrage était encore consolidé par des taquets représentant des courbes. L'extrémité inférieure de chaque taquet avait o™,i4 d'épaisseur et se trouvait à o™,58 de la fourrure de gouttière; l'extrémité supérieure, placée à o°^,25 du sommet de la muraille, présentait une épaisseur égale à o™, 25.

La largeur ou la dimension parallèle à la muraille était de o™,32.

L'intervalle compris entre deux taquets consécutifs était égal à 1°", 17.

Des chevilles en fer traversaient la muraille d'outre en outre et en consolidaient les diverses parties^ elles étaient disposées en quinconces et il y en avait 24 par mètre carré.

§ 3. — Effets des boulets isolés qui traversent la muraille.

On a tiré contre chacune des murailles six coups en employant les charges ci-après :

Charges.

Canon de 3o 5''»,o 2>'»,5 i^'Sjiô

, Canon de 5o 8^«,Z3 4»'», 16 i''S92

Canon de 60 io''«r,o 5''5,o a'^SjSo

Googk

Deux coups étaient tirés avec la même charge et de manière à atteindre la muraille, l'un à o", 70 environ au-dessus du sol, l'autre à i™,40' Les divers coups étaient disposés en quinconce et à des distances telles qu'ils ne pussent avoir aucune influence les uns sur les autres.

Les murailles ont toujours été traversées.

Le trou formé par chaque boulet en traversant le bordé a toujours été parfaitement rebouché par la réaction du bois, de sorte qu'à l'extérieur du bordé on n'apercevait qu'une empreinte en forme de calotte et dans l'intérieur de laquelle le bois était brisé et divisé en menus fragments.

Le contour de cette empreinte était à peu près circulaire pour les boulets de 3o; il devenait plus irrégulier pour les boulets de 5o et de 60, du moins avec les fortes charges, et le diamètre moyen surpassait notablement celui du projectile

Les dégâts du vaigrage étaient beaucoup plus considérables ; une partie de la membrure était constamment mise à nu, ce qui permettait d'y apercevoir de grandes fentes longitudinales. Chaque projectile produisait aussi dans le vaigrage un vide en forme d'entonnoir dont la grande base était à la surface extérieure et la petite à la surface intérieure, du côté de la membrure. Les contours de ces bases étaient d'ailleurs fort irréguliers : quelquefois l'arrachement s'arrêtait brusquement à une ligne de chevilles, d'autres fois à la jonction de deux vaigres. Généralement la largeur horizontale surpassait de beaucoup la hauteur. C'est d'ailleurs ce que la disposition horizontale des vaigres permet facilement d'expliquer.

La dégradation de la face extérieure du vaigrage n'était pas bornée au contour de la grande base du vide. Tout autour de cette dernière le bois était divisé en fragments adhérents à la muraille par une de leurs extrémités.

Après chaque coup, on a mesuré les surfaces des deux bases du vide, aussi bien que l'étendue de la dégradation extérieure. Les résultats obtenus sont consignés dans le Tableau suivant.

Googk

CO t-'U-î vrr ■

LO LC LC o o o

tO o

kO o o o o

CO v^ Oï o CM o

05 Cl

n n M IM M

CO fJ

M CN M « es

o tn

vn

o o Lo o ijn

m CN Lo O r^to

LC «^

lO

IM

v;r (M v^ "-■ CO lO

r^oo

CO

o o tO o ers

vrf îN vrr « •

vrf « "vtt 05 vrr n

Page 1