‹ Traité de botanique généraleChapitre 83 sur 174 · Mimosées · texte numérisé non relu

Mimosées

Unger modifia plus tard le plan primitif de sa méthode, sans y apporter des perfectionnements qui méritent d’autre mention, que la reproduction des principes sur lesquels il établit ses divisions générales.

Modifications apportées par F. Ungerà la méthode naturelle d’Endlicher.

CLASSIFICATION

Méthode naturelle de M . Ad. Brongniart (PI. 47).

En 1824, l’École de botanique du Jardin des Plantes fut replantée par les soins de Desfontaines, et l’ordre adopte' fut celui établi par Laurent de Jussieu, avec des modifications insignifiantes. Lorsque M. Adolphe Brongniart fut appelé, en 1843, à replanter en entier cette même école, une des plus riches de l’Europe, il voulut mettre à profit les progrès qui s’étaient accomplis depuis dix-huit années, et surtout les travaux sur l’organisation de la fleur. Il consacra, comme une innovation importante, la dispersion des apétales à travers les groupes dialypétales, les premières étant, d’après les vues les plus récentes, des dialypétales à l’état d’organisation imparfaite, opinion qui demande toutefois à être mieux étudiée, car dans l’ordre évolutif, les apétales sont la représentation des glumacées dans les monocotylédones et le prélude de la pétalisation. Il ne se dissimula pas les difficultés d’une série linéaire, et l’impossibilité, reconnue depuis longtemps, de classer les groupes dans l’ordre de succession directe des caractères ordiniques ; il les subordonna à l’appréciation à posteriori, c’est-à-dire sans idée préconçue, des caractères invariables qui se retrouvent dans les familles les plus naturelles. Dans son travail, destiné cependant à présenter le tableau des genres existant, tant à l’École de botanique que dans les serres et les jardins du Muséum d’histoire naturelle, il a indiqué les familles qui ne s’y trouvent pas, pour faire connaître les desiderata.

Cette classification a été injustement critiquée, et cela, parce qu’elle repose sur des principes qui ne sont généralement pas assez connus en France, bien que, depuis plus de vingt ans, ils soient familiers aux botanistes étrangers ; mais nous ne sortons pas de la méthode de De Jussieu ni de celle de De Candolle, qui comportent cependant les modifications qu’exigent les progrès de la science, et l’on sait assez peu de gré à M. Ad. Brongniart, de son heureuse innovation;

Quoi qu’il en soit, la classification de M. Adolphe Brongniart mérite d’être étudiée, et l’on ne peut plus aujourd’hui se refuser à admettre que la création des groupes généraux qu’il désigne sous le nom de classes, et qui renferment un certain nombre de familles, est justifiée par les associations naturelles fondées sur une même idée végétale (voir pl. 47).

Clef de la méthode de M. Adolphe Broncjniart.

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