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COURBES D'ASSEMBLAGE. PL

La Jig% 21 fait voir comment les différents cours de planches sont reliés entre eux par des chevilles et des clavettes.

329. Le système précédent ne permettra pas d employer des planches d'une grande longueur, et la multiplicité des joints d'assemblage doit nécessairement alors diminuer la force des grands arcs.

Dans le système d'arc imaginé par M. Émy, on peut employer des planches de toutes longueur.

Supposons, en effet, que plusieurs planches ou madriers peu épais soient superposés comme on le voit [jig. 27) et solidement boulonnés au point A.

Si Ton pousse fortement le point B pour le faire arriver au point B', toutes ces planches et madriers se courberont en glissant les uns sur les autres, et les extrémités correspondantes au point B se disposeront en échelons comme on le voit en B'.

^ Or, il est évident que toutes ces planches ne pourraient se redresser qu'en glissant de nouveau les unes sur les autres pour reprendre leur position primitive; de sorte que si on les empêche de glisser, on les empêchera par cela même de se redresser.

Le moyen employé pour produire cet effet est extrêmement simple, et consiste à placer les boulons A', A", Am au moment où les planches ont acquis la courbure qui convient au but que Ton veut atteindre.

La fig. 28 contient la projection d'une partie d'arc boulonné, et la fig. 30 représente le même arc avec ses

liens, désignés par ]a lette m, et dont le but est, en augmentant l'a pression, de combattre la tendance que les planches ont à se redresser.

330. Par la comparaison àtsjig. 21 et 30, on voit que la différence essentielle des deux systèmes consiste en ce que dans celui de Philibert Delorme les planches sont placées de champ, tandis que dans les arcs de M. Émy elles sont courbées sur leur plat. Dans le premier système on ne peut faire usage que des planches très-courtes, et la multiplicité des assemblages nuit à la solidité de l'ensemble, tandis que dans le second on peut employer des planches très-longues ; mais, dans ce dernier système , il y a une tendance att redressement qui n'existe pas dans le premier.

Combles à surfaces courbes.

331. Les bois courbes ne remplissent pas, dans les constructions en charpente , les mêmes fonctions que les bois droits. Ceux-ci ont principalement pour but de contribuer à la solidité des édifices , tandis que les premiers ne servent souvent qu'à déterminer la forme intérieure ou extérieure de leur surface.

Il résulte de là qu'à l'exception de quelques ouvrages peu considérables quant à leurs dimensions , les bois courbes ne sont jamais employés sans être combinés avec des bois droits.

Quelques exemples éclaircironl ce que je viens de

dire.

Supposons {Jig. 6, PI. 30) que Ton ait une courbe acit dune- forme régulière, telle, par exemple, que serait une

demi-circonférence ou une demi-ellipse. Supposons que celte courbe soit formée par des pièces d'assemblage ou qu'elle soit composée d'une seule pièce courbée naturellement ou artificiellement.

Admettons enfin que les 'deux points a,u soient fixés d'une manière invariable.

Il résulte d'un grand nombre d'expériences, et Ton démontre* par le calcul, que la courbe abandonnée à ellemême ne conservera pas sa forme primitive.

Par suite des lois de la pesanteur, le point c s'abaissera en c\ tandis que les deux parties latérales arn, an tendront à s'élever en s'écartant du centre, et cet effet aura lieu avec plus ou moins d'intensité pour toutes les courbes quelle que soit leur épaisseur. Il faudrait donc pour que la courbe put se maintenir sans déformation , qu'elle fût entièrement privée d'élasticité, ce qui n'a jamais lieu dans la pratique.

332. Il résulte de ce qui précède que pour empécber une courbe telle que acu de se déformer, il faut tacher de satisfaire aux trois conditions qui suivent :

1° Empêcher les deux points a,w de s écarter; 2° Empêcher les points m et n de s'élever; 3° Empêcher le.point c de descendre.

333. On obtient ordinairement le résultat que nous venons d'indiquer en inscrivant la courbe dont.il s'agit dans un polygone formé par les pièces droites d'une ferme ordinaire.

Ainsi , par exemple, la courbe demi - circulaire vmn

{fis* S) sera maintenue dans sa forme primitive par les différentes pièces de la ferme bcd. -

En effet, les deux moïses cm formant le poinçon principal empêcheront évidemment le point m de descendre , tandis que les deux parties latérales ne pourraient monter qu'en soulevant tout le poids de la couverture.

Il est vrai , comme nous lavons dit au numéro 22 de cet ouvrage que toutes les forces qui agissent sur le poinçon et les arbalétriers tendent à écarter les pieds &, d de ces deux pièces principales; et la suppression du tirant dans l'espèce de ferme qui nous occupe doit par conséquent attirer toute l'attention du constructeur.

On remédie à ce dernier inconvénient, V par l'entrait uo qui, empêchant l'angle uco de s'ouvrir, retiendra les arbalétriers dont l'élasticité sera d'ailleurs diminuée parles moises nombreuses qui les rattachent aux chevrons et au cintre intérieur.

On combattra la poussée qui pourra provenir de l'absence du tirant en donnant aux murs une force convenable, et l'on ne devra pas oublier que le moyen le plus efficace pour éviter la déformation des fermes ou des pans de bois en général , c'est de décomposer toutes les parties en triangles, en évitant autant que possible la multiplicité des assemblages.

33&. Lajig. k est une ferme dont le cintre intérieur est formé par des planches placées de champ, d'après le système de Philibert de Lorme (228), et sur la^/%. 7, le cintre intérieur est formé de madriers assemblés sur leur plat suivant le système de M. Émy (329).

335 * Ixtrsquc test la surface extérieure du qui doit être arrondie, les principes sont encore les ta seule diflérencc, c'est que les autres courbes sur {M* lu doit $ appuyer la couverture doivent être teritt à des fermes composés de bois droits, au lieu être inscrits comme dans les exemples précédents

L;i fig- 2 fera facilement comprendre ce que nous renous de dire* Ainsi, les diliérentes pièces de bois droits mf ntrty forment une ferme sur les arbalétriers de laquelle sont assemblées les pièces courbes du cintre extérieur*

Les grands urbalctrieis ac ont pour but de soutenir la I tin te me dans le poinçon de laquelle ils sont assemblés, l'« <t-..i riment di ces deu% arbalétriers est combattu par la rcstH lance des murs et par le grand entrait vu} qui remplit ici les fonctions de tirant à l'égard des pièces inclinées, tels que m , qui avec» contribuent à soutenir If lanterne ; de sorte que le poids de ce qui est au-dessus de 1 entrait pu se reporte sur les murs au moyen des trois plftetf f\y,n dont la disposition triangulaire combat les déforQkftttODi de tout le système.

Lïi fig, 1 Ludique l'assemblage de l'entrait avec les trois pièces xfy, m,

3:10 Les principes précédents sont souvent appliques dans la construction des cintres qui doivent soutenir les voûtes de» ponts et des tunnels pendant leur construction.

Ainsi > la ji$~ 3 représente un assemblage de bois droit destinés h maintenir la forme du cintre formé par pièces courbes at c.c. Plusieurs cintres de ce genre placé ;i des distances suffisamment rapprochées, et dans dt

plans verticaux perpendiculaires à Taxe du souterrain que l'on veut construire, sont recouverts clans toute leur étendue par des pièces de bois horizon laies nommées couchis , parallèles à l'axe de la voûte, et dont les extrémités sont indiquées sur lajïg. 3 par des hachures plus foncées.

Ces couchis, placés sans intervalles à côté les uns des autres, forment une surface cylindrique continue sur laquelle on construit la voûte ÀB ; et lorsque la maçonnerie est suffisamment consolidée on démonte les cintres.

Lorsque la nature du terrain le permet, on réserve au milieu du souterrain une masse M que Ton n'enlève qu'après l'achèvement des travaux*

Celte masse supportant le tirant AC, on peut se disnser de rattacher cette pièce ou poinçon „ ce qui soulage l autant les arbalétriers.

La masse réservée M peut encore servir de point d'ap-

|mi à de nombreux étrésillons destinés à soutenir les terres pendant tout le temps qui précède la construction de la

voûte.

337. Lajîg. 8 est ce qu'on appelle un comble en impériale. Dans cet exemple les surfaces extérieure et intérieure sont courbes toutes les deux; mais on reconnaît toujours que leur forme primitive est maintenu par un assemblage de pièces droites formant en quelque sorte la carcasse du comble dont les surfaces courbes ne sont que le revêtement.

hafig. Il est le détail d'assemblage de 1 entrait mn avec 'es trois pièces n,c5u.

338t Lorsque l'arc cintré, que Ton veut construire,

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