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Dans les charpentes communes , les arêtes et les

I faces des bois sont souvent contournées en tous sens , et la i coïncidence des faces de joint ne peut alors être établie 1 qu'en taillant en creux dans Tune de ces faces , tout ce qui est en saillie sur l'autre : cela s'appelle observer la polène. On y parvient en mesurant avec le compas sur la face qui contient les parties creuses , les quantités qu'il faut laisser en saillie sur la face correspondante. Mais souvent, lorsque les pièces ont une épaisseur suffisante , il vaut mieux applanir les deux faces que Ton veut mettre enjoint.

707. Quand tous les assemblages sont tracés et taillés , on assemble les pièces sur le chantier, pour s'assurer qu'elles sont bien en joint, et corriger les défauts des assemblages qui n'auraient pas été tracés ou taillés avec une précision suffisante.

Si le travail est exact , on démonte le pan de bois , dont on a soin de repérer toutes les pièces , afin d'éviter les tâtonnements ou les erreurs au moment de la mise en place.

708. L'espace nécessaire pour effectuer le travail que nous venons de décrire est souvent considérable, c'est pourquoi , dans un chantier , on exécute successivement tous les pans de bois sur le même ételon.

709. Or il arrive souvent que plusieurs pans de bois ont des pièces communes, où du moins dont les projections sont communes , comme , par exemple , lorsque l'on construit plusieurs cloisons parallèles dans un même bâtiment , les planchers des différents étages d'une maison , ou les travées successives d'un comble destiné à couvrir une longue galerie. Dans ce cas, il est essentiel de conserver bien exactement sur l'ételon les axes de toutes les pièces communes aux différents pans de bois que l'on doit construire.

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