‹ Traité de chimie agricoleChapitre 180 sur 399 · AZOTE NITRIQUE · texte numérisé non relu

AZOTE NITRIQUE

par mètre cubb d'eau.

gf-

PAR HECTARE

kil.

kil.

(*) Les eaux ont été recueillies de caisses présentant une hauteur de terre de 0»,bO ou de in,50.

Travaux exécutés en France. — M. Berthelot a déterminé la composition de Teau de drainage qui traversait 45 kilogrammes de terre sèche placés dans un pot de porcelaine vernissé pendant les mois de juin, juillet, août et septembre (2).

(1) Ann. agron,^ t. XIII, p. 417.

(2) Comptes rendus , t. GV, p. 690.

La surface étant rapporlée à 1 mètre carré, la quantité d'eau tombée a été de 232"\68 qui ont fourni 83 litres d'eau de drainage, c'est-à-dire qu'environ le tiers de Teau tombée a traversé la terre ; elle a entraîné 5^%240 d'azote nitrique ou 63 grammes par mètre cube, chiffre beaucoup plus élevé que ceux qui ont été constatés à Rothamsted.

A Grignon, nous avons également abordé cette étude (1) : de grands pots de terre vernissés à l'intérieur, munis à la partie inférieure d'un bouchon et d'un tube pour laisser écouler les eaux, ont été bien drainés par un lit de cailloux et enfin garnis de 30 kilos de terres provenant du champ d'expériences, mais ayant été cultivées d'une façon très variée; les unes avaient porté une prairie de légumineuses puis de graminées de 1879 à 1889, les secondes ont été fumées régulièrement et les dernières sont restées sans engrais depuis 1875, ces dernières ont porté pendant les années précédentes des cultures variées.

Les conditions dans lesquelles ces terres ont été placées pendant Tannée juin 1889 à juin 1890 sont d'une part favorables à la nitriiication parce que la température y a été un peu plus élevée que dans une terre normale, les autres défavorables puisque la dessiccation a été un peu plus grande et que ces terres n'ont pu en aucune façon bénéficier des eaux souterraines. Les chiffres trouvés se rapporteraient donc à un climat un peu plus sec et un peu plus chaud que celui des environs de Paris.

Nous donnons dans le tableau ci-joint les quantités d'eau de pluie et de drainage recueillies.

La quantité d'eau de drainage p. 100 de pluie est enfermée entre des limites assez étroites, l'eau de drainage n'atteint jamais le tiers de l'eau de pluie, la quantité d'eau écoulée est plus grande dans les terres très appauvries d'humus que dans celles qui en contiennent une plus forte proportion, mais les différences sont minimes. A Rothamsted la proportion de Feau écoulée est beaucoup plus grande qu'à Meudon et à Grignon ; la terre est en général beaucoup plus humide, la quantité d'eau tombée à Rothamsted étant bien plus considérable qu'aux environs de Paris.

Nous donnons dans le tableau ci-joint les résultats des analyses des eaux de drainage recueillies pendant l'année juin 1889 à juin 1890.

(1) Ann, agron., t. XVI, p. 337; t. XVH, p. 49.

EAUX DE DRAINAGE DES TERRES SANS VÉGÉTATION

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