‹ Traité de chimie, appliquée aux arts (volume 2)Chapitre 111 sur 218 · LAVAUTVS CH II, SODIUM · texte numérisé non relu

LAVAUTVS CH II, SODIUM

résistance aux fiotiémens Les hp le préfèrent ù l'autre. |

Leborax octaédrique convient encore mieux que l’autre dans la brasure en cuivre, parce qu'il se boursoufle moins et coule plus promptement. Il est aussi préférable au borax prismatique, parcè que son volumé étant moins considérable, l’arrimage dans les nayires et les magasins est moins dispendieux ; il en serait de même pour les frais de transport, qui sont diminués dans le rapport de 70

1106. On obtient le borax octaëdrique, en faisant .dissoudre dans l’eau le borax ordinaire, en quantité suflisante pour que la liqueur bouillante marque 30° à l’aréomètre de Beaumé. On l’abandonne alors à un refroidissement lent et régulier. Dès qu'elle est parvenue’à 79° centigrade, elle commence à GÉROFES des cristaux octaëdriques , et elle continue ainsi, JUSqu à ce qu ’elle soit parvenue à D60 centigrade ; à ce terme, elle ne donne plus que du borax prié Us |

Pour obtenir ce produit en grand, M. Buran, qui en versait depuis plusieurs années dans le commerce, sous forme de masses confuses, procède de la manière suivante. Il fait une dissolution bouillante de borax à 32° de Beaumé , il ferme la chaudière pour ralentir le refroidissement, et au bout de six jours, en opérant sur. un millier de borax, il recueille le produit. Celui-ci consiste en une cou- Che épaisse et dense de borax octaëdrique, à la surface de laquelle se trouve un peu de borax prismatique que, l’on en détache aisément.

Il paraît qu'une’ ébuilition prolongée est nécessaire pour que le borax octaëdrique se forme en abondance.

1107. Ces variations dans l’état du borax feront apprécier 1a nécessité d’un mode d'essai facile pour en (ésmraes le. titré commercial. ‘ ; |

M, Gay-Laussac à proposé, pour l'essai du borax, un

SODIUM. 329 moyen fort simple et susceptible d’une précision suflisante. Il est fondé sur la différence de la teinte que l’acide sulfurique et l'acide borique communiquent à la teinture de tournesol. Le premier la colore en rouge pelure d'ognon, le second en rouge vineux.

L’essai se fait donc à la manière des essais alcalimétriques. En opérant sur 15 grammes de borax, il a fallu 77,2 demi-centimètres cubes d'acide sulfurique, au vingtième, pour l’exacte saturation de la soude. L’acigde sulfurique concentré employé est donc égal à 3,835, et il devrait être, par Le calcul, égal à 5,855. La différence est insignifiante, comme on voit, et dès que le procédé atteint une pareille précision , il présente toutes les garanties désirables au commerce.

Poûr farel’essai, on dissout à chaud 15 grammes de borax dans 5o centimètres cubes d’eau, on y ajoute les 9/10 de l'acide, sulfurique nécessaire , et on laisse refroidir. On achève ensuite la saturation, et on retranche trois gouttes de la quantité d’acide employée. L'expérience a fait voir qu'il fallait cette quantité pour détruire l’influence que l'acide borique et le sulfate de soude exercent sur la coloration.

Silicate de soude.

1108. La soudese combine en plusieurs A avec la silice; mais les composés, ainsi formés, n'ont pas tous Je même degré de stabilité.

Quand on fond la silice avec 5, 6, 7 fois son poids de carbonate de soude, tout l'acide Rép s n'est point chassé. Si la dose d’alcali est moindre, la réaction est complète, et l’on obtient un verre que le refroidissement rend opaque et qui attire l'humidité de l'air. Enfin, si l'on maintient ce verre en fusion pendant Jong-temps ,) une grande partie de la soude se volatilise, et il reste un silicate dans lequel la silice et la soude sont en proportion

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