‹ Traité de chimie, appliquée aux arts (volume 2)Chapitre 218 sur 218 · CHLORURE DE CHAUX · texte numérisé non relu

CHLORURE DE CHAUX

timens, pour employer le chlore fourni par quatre chaudières de plomb; le fond en est couvert d’une couche de trois à auatre pouces de chaux en poudre, que l’on remue de ténips à autre avec les petits rateaux /; l’opération terminée, on retire le chlorure de chaux, par les portières k.

Les dimensions de l'appareil permettent d’introduire jusqu’à deux cents livres de manganèse à la fois, dans une chaudière de plomb.

Dans quelques fabriques, on préfère une autre disposition. On place l'hydrate de chaux dans des vases de grès coniques, comme les fontaines de ménage. Par le trou destiné à recevoir le robinet, on fait arriver le chlore. L'opération terminée, on renverse le cône. Le chlorure qui s'est pris en masse se sépare aisément de l'excès de chaux demeuré pulvérulent. On fait depuis peu à Dieuze du chlorure de chaux d’une qualité très-supérieure. Le procédé n'est pas connu. Je crois que les fabricans doivent étudier la nature de la chaux et voir s’il ne convient pas d'employer celle qui contient de la magnésie. Les calcaires magnésifères ne sont pas rares, et s'ils réussissaient mieux, on pourrait s’en procurer facilement.

Le chlorure sec contient ordinairement un tel excès de chaux, qu'il faut le traiter un grand nombre de fois par de petites quantités d’eau, pour avoir des dissolutions assez concentrées. Malgré cette précaution , les dissolutions qu'on obtient, sont bien plus faibles que le chlorure préparé par la voie humide; les dissolutionsles plus concentrées de chlorure sec, marquent 6 degrés à l’aréomètre de Beaumé, et décolorent 5o volumes de dissolution d’indigo , tandis que le chlorure fait par la voie humide, mar-

‘que 8 à 9 degrés, et décolore 80 volumes de la même dissolution.

1624. Dans l’appareïl employé à Mulhouse pour préparer le chlorure liquide, on met un mélange d'acide hydro-chlorique et de manganèse dans des ballons de verre a (pl. 26,

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fig. 4 et 5), chauffé au baïn de sable. Le chlore est conduit par des tubes de verre dans une auge cylindrique en pierre c, contenant du lait de chaux. Le fourneau ® de ces bains de sable, est en fonte de fer, et il a des séparations én briques, de sorte que chaque ballon a son feu particulier ; la fumée de ces différens feux se rend par le passage b, dans le tuyau g. L’auge c est en grès siliceux ; sOr1 cree en bois d, est enduit d’un mastic résineux, et il est posé dans des rainures pratiquées dans la pierre. Le tourniquet e sert à agiter continuellement le liquide; ses palettes disposées en hélice sur l’axe, fig. 6 et 7, ne doivent passer qu'à deux pouces des paroïs intérieures de l’auge. On introduit le lait de chaux par l'entonnoir fo

et on retire le chlorure par l'ouverture A.

faut éviter d’avoit une pression dans les vases, et pour cela il faut construire celui destiné à recevoir le chlorure de chaux de manière à ce qu'il présente beaucoup de surface et peu de profondeur ; alors, au lieu de faire plonger dans le liquide le tuyau qui conduit le gaz, on nele mène qu’à la surface. | 1ENR 625. Voici la composition des chlorures de chaux,

considérés comme des chlorures d’oxide.

3 Chlorure liquide. Chlorure sec, Chaux. L'O UQrS 10m. 1190 to Ed . lu nhaqrpiton. vale Chlotes:::, 2) s0br sil Foi 20

Ou bien pour le chlorure liquide, à at. chaux, 2 at. eau, 1 at, chlore, et pour le chlorure sec 2 at. chaux, 4 at..eau, 1 at. chlore. Dans la préparation du chlorure sec, il faut que l’hydrate contienne au moins cette quantité d'eau. Il vaut même mieux dépasser ladose de quelques centièmes. | |

FIN du TOME SECOND,

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