NO LIN NI cu. XII. AZOTURES
auxquels il faut ajouter en effet , 3 at. oxigène | at 6 at. hydrog. Gat, d'eau pour former 3 at, d’oxide — 3 at. métal et 3 at. oxigène. | 4 at. d'ammoniaque=2 at. azote et 6 at. hydrogène.
874. S'il en est ainsi des azotures de potassium et de so- ‘ dium,il reste au moins quelque incertitude à l'égard des azotures des autres métaux. Leur existence elle-même est encore regardée comme douteuse par beaucoup de chimistes qui désignent sous le nom très-impropre d’ammoniures, les composés que nous considérerons ici comme des
Ê / azotures ammonlacaux.
. L’ammoniaque réagit, sur un grand nombre d’oxides métalliques , et forme toujours des composés particuliers qui ont été désignés souslenom d’ammoniures. T'els sont les ammopiures de zinc, de cuivre, d’or et d’argent. Or, il peut se présenter trois hypothèses distinctes : ou bien
} æ 2 4e ? , ammoniaque et l’oxide se conservent l’un et l’autre, et
ne font que se combiner, auquel cas le composé n’est au-
tre chose ‘qu'une espèce je sel dans lequel l’ammoniaque:
joue le rôle de base , et l’oxide métallique celui d’ acide. ‘Aïnsi, même dans cette hypothèse, le nom d’ammoniure exprimerait mal la composition de ces corps, en ce qu'il indique l’ammoniaque comme électro-négatif > CE qui ne saurait être. ,
Ou bien, il se forme de l’eau aux dépens de l oxigène , de l'oxide et de l'hydrogène de l’ammoniaque, en Age temps que l'azote et le métal s'unissent. On concoit qu’a- Jlors l’azoture se trouve nécessairement constitué d’une manière absolument semblable à celle qui est exprimée plus haut pour l’azoture de potassium ou de sodium; c'est-à-dire, dans des proportions nécessaires, déterminées par la composition bien connue de l’ammoniaque, de l’eau et des oxides employés.
Ou bien enfin, l'azoture, formé par la réaction que l’on vient de décrire, se sert: avec l'ammoniaque en excès ; il se forme alors un composé d'azoture métallique et d'ammoniaque, et c’est là ce que rendent probable les épreuves auxquelles j'ai soumis l’ammoniure d'or.
875. Les propriétés générales des azotures ammonia= eaux sont fort peu connues, mais néanmoins assez faciles à! prévoir dans beaucoup de cas. )
L'action du feu sur ces composés sépare toujours plus ou moins facilement l'ammoniaque , l'azote et le métal, Pour les azotures ammoniacaux de potassium et de s0= dium, il faut employer une chaleur rouge, pour ceux de zinc et de cuivre, une température plus basse suffit. Enfin, l'ammoniure d’or se décompose vers 140° c. , et celui d'argent à une température plus basse encore. Ces deux derniers éprouvent même par l’action de la chaleur une décomposition tellement subite, qu'il en résulte une détonation des plus violentes; l’azoture ammoniacal d'argent connu sous le nom d'argent fulminant, détone mème au plus léger attouchement, lorsqu'i il est bien préparé et bien sec.
L'on a déjà dit comment le eau se comporte avec fi aZ0« tures de potassium et de sodium; elle les transforme en ammoniaque et en oxides. Ce liquide est sans action sur les autres dans les circonstances ordinaires, mais il peut : donner lieu à divers phénomènes qui séparent nettement les azotures en trois classes :
ro Les azotures de potassium et de sodium que l’eau transforme en se décomposant, en ammoniaque et en oxides métalliques ; 2° Les ammoniures de zinc et de cuivre, de nickel et de cobalt, etc., que l’eau n'altère point à froid, maïs qui se transforment aussi par l’évaporation - en ammoniaque et en oxides, et qui ne peuvent, par suite, être obtenus secs ; 3° Les azotures ammoniacaux d'or, d'argent, de mercure ct de platine qui sont sans ac-
OL Liv. an CRU ie AZOPURES
tiôn sur l'éan dans toutes les circonstances , où Le di moins n’en ont pas une bien constatée.
“876. Les moyens par lesquels on peut se procurer lés dzoturés , et l’état dans lequel ils se présentent, sont essen- | lement liés aveë ces propriétés. Ainsi, les azoturés de potasstum et de sodium qui ne $ont pas altérés par une chaléür modérée , peuvent se former à éctte température en faisant agir ces métaux Sür l'ammoniaque sec. Les au res né pétivént, aû contraire , être produits qu” au pegen dés'oxides où des sels mis en contact avec P ammoniaque dissous dans l'eaw ét parmi eux; on voit que ceux de la secode classe ne péuvénit s’obténir qu'en dissolution, tands qüe ceux dé la troisième peuvent être desséchés. : à
L'action des acides et celle dés bases pourront être pré= vues dans béaticoüp de cas, d’après la manière dont les -azoturés sont modifiées par Peau, et d après la nature du métal qu'ils rénférment. Il en est de même de l’action des corps simples non métalliques. A l'exception de l’hydro= gène du boré du silicium et dt carbone, tous ces der nièrs Chasséront l'azôte, $e éombineront avec le métal; et produiront ainsi des chlorurés , iodures, sulfures, etc:
“Les ÉCERT dratés agiront par leur eau sur les azotures dé l4 première classe ét ‘détéfihiieront la formation de sels d ammoniaique et dé potasse ou de soude. Les acides oxigé-
‘nés cèderont unie partie de leur oxigène au métal , etchasseront l'azote. Les hydracides secs cèderont leur élément électro-négatif au métal, et leur hydrogène à l'azote ; il se fofmera ainsi du chlobuie de potassium et de l’hydrochlo-
râte d’ammoniaque, ‘par exemple, si l'on suppose qu on: aitopéré sur de l’azoture de potassium et de l'acide hydrochlorique sec. Avec les azotures de la seconde classe, les acides détermineront toujours la décomposition de l'éau et la formation de deux sels où d'un sel double. Les» acides n’agiront point sur les azotures’ de Îa troisième classe,
Les bases pourront : céder leur élément électrornégatif |
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MÉTALLIQUES. “ L 175 aux âotures de hp première classe, mais éñ géhéral elles
agiront peu sur ceux de la seconde, et à plus forte raison sur ceux de la troisième. *
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