CALCULS BILIAIRES
formées par des matériaux contenus dans la bile et qui se déposent, à Tétat insoluble, autour d'un flocon de mucus ou de débris d'^pithélium.
Ces matériaux sont la cholestérine, la combinaison calcique de la bilirubine, plus rarement de la biliverdine, et le carbonate de chaux. Les calculs biliaires sont généralement jaunes ou blanc jaunâtre, quelquefois ils sont noirs ou vert foncé. Ces derniers sont riches en bilirubine. Leur forme est souvent arrondie, quelquefois polyédrique, lorsqu'ils sont pressés les uns contre les autres dans la vésicule. Leur cassure est cristalline ou mate. Les calculs cristallins, à structure rayonnée, sont généralement peu colorés et très riches en cholestérine. Les calculs lisses, à cassure terreuse, présentent souvent une sorte de stratification, formée par des couches qui se superposent du centre à la circonférence. Ces sortes de calculs sont les plus fréquents. Lorsque les couches sont diversement colorées, ce qui arrive souvent, les calculs présentent une composition complexe et renferment tous les éléments énumérés plus haut, le pigment biliaire étant déposé abondamment dans les parties les plus colorées. Le carbonate de chaux se rencontre dans presque tous les calculs biliaires ; rarement il les constitue seul.
Lorsqu'on fait digérer longtemps avec de Téther un calcul biliaire riche en cholestérine, celle-ci se dissout lentement et il reste des flocons qui sont colorés par les combinaisons calcaires de la bilirubine et de la biliverdine. La partie centrale reste sous forme d'une masse spongieuse brune.
Voici une analyse d'un calcul biliaire humain riche en cholestérine :
Cholestérine 1>0,82
Matière colorante 0,'20
Matière grasse 8a{>oniHable 2,02
Mucus 1,35
Sels biliaire*» 0,79
Sols 0,28
Eau 4,oi
Parmi les matériauxanoi maux des calculsbiliaires, MM. Stock-
ut LE SUC PANCRÉATIQUE.
acide cristallisablc C**H^®0' auquel il conserve ce nom, et d'un acide incristallisable G"H^®0^ ^
M. Berthelot* a démontré que la cholestérine se comporte comme un alcool. En la chauffant à 200<' en tubes scellés avec les acides acétique, butyrique, stéarique, benzoïque, ce chimiste a obtenu les acétate, butyrate, stéarate, benzoate de cholestéryle. Ces éthers de la cholestérine sont solides et cristallisables. Ils représentent de la cholestérine dont un atome d'hydrogène a été remplacé par les radicaux oxygénés de ces acides :
Cholestérine CM H*». O H
Acétate de cholestéryle. ... C» H*». O C» H» O Benzoate de cholestéryle.. . C" H*». 0 C H» O
Le caractère alcoolique de la cholestérine se manifeste encore dans deux autres réactions.
Lorsqu^on ajoute du sodium à une solution de cholestérine dans Phuile de pétrole, le métal se recouvre d'une croûte blanche. C'est une cholestérine sodée C** H*' ONa, qui se forme avec dégagement d'hydrogônc et qu'on peut obtenir cristallisée en aiguilles déliées, en la dissolvant dans le chloroforme.
Traitée par le perchlorure de phosphore, la cholestérine se convertit en chlorure de cholestéryle C*®H*'CI. Ce composé forme des cristaux aciculaires, fusibles vers 100°, peu solubles dans l'alcool, solubles dans Téther.