Lehrbuch der Physiologie
dès 1844 qu6 l'infusion de pancréas sacchariûe l'empois. D'après MM. Korowin ^ et Zweifel, le pancréas des nouveau-nés ne renfermerait pas ce ferment.
M. Gonheim ayant épuisé le pancréas par l'eau de chaux a extrait le ferment de cette infusion calcaire en employant un procédé analogue à celui qu'il a appliqué le premier à l'extraction de la ptyaline(page 167). Le ferment diastasique du pancréas est soluble dans l'eau et dans la glycérine, et ces solutions sont prédpitées par l'alcool. Il est précipité en partie par l'acétate de plomb qui ne l'altère pas, d'après M. Kroger. Les alcalis, les acides minéraux, ainsi que l'acide acétique, le détruisent. Sa composition est inconnue. A la température de 40°, il saccharifie promptement l'empois.
3* Ferment pancréatique capable de saponifier les corps gras. — Claude Bernard a fait la remarque intéressante que le suc pancréatique est capable, non seulement d'émulsionner les corps gras neutres, mais encore de les dédoubler, par un procédé d'hydratation, en acide gras et en glycérine. Cette action décomposante du suc pancréatique a été mise hors de doute par les expériences de MM, Claude Bernard et Berthelot *. Ces savants ont constaté qae la monobutyrine est presque complètement dédoublée lorsqu'on en fait digérer quelques centigrammes pendant 24 heures avec 20 grammes de suc pancréatique. M. Bokay ' a constaté récemment que Tinfusion de pancréas saponifie la lécithine.
On attribue ces effets à l'action d'un ferment particulier de nature très altérable, et qu'on n'a pas encore réussi à isoler. Ce ferment est détruit par l'alcool et n'est pas dissous par la glycérine. 11 se distingue en cela des ferments digestifs des matières albuminoïdes.
Analyses du suc pancréatique. — En raison de la difficulté que présente la séparation des matériaux organiques et particulièrement des ferments dont il vient d'être question, les analyses de suc pancréatique sont fort sommaires et incomplètes. On doit à M. Hoppe-Seyler* l'analyse suivante du suc
1. Centralblatt fur die Medizin, Wissenschaften, 1873, n'^ 20.
2. Cl. Bernard, Leçons professées au Collège de France, p. 263.