Zeitschrirt fUr Biologie, t. XU, p
2. Hoppe-Seyler, Physiologische Chemie, p. 439; ArbeiUn au9 d. Phy$U>l., ÀMtalt zu Leipzig, im Jahr, 1$72| p. 100.
GAZ DU SfiRUM. 335
dégagement de gaz carbonique qu'on enlève en faisant de nouveau le vide à plusieurs reprises. MM. Schôffer, Preyer et Pflûger, qui ont fait ces déterminations, sont arrivés au résultat contenu dans le tableau suivant :
Gaz du sérum du chien. — 100 volumes de sérum renferment les proportions de gaz ci-après, sous la pression de 1 mètre à 0*» :
Total Oxygène da gaz et azote expulsé expalsét
parle
Tidc.
iiyîS
parle Tide.
Gaz
carbonique
ezpalsé
parle
vide.
Gaz
carbonique expulsé par un acide.
Total du gaz carbonique.
Obtervateurt.
SchOffer.
( le
23,70 sérum de chien même agité avec de Pair \ sérum ) rougeàtre
Ile même agi té avec de Tair
Preyer.
Pflûger.
On remarque entre œs chiffres une assez grande discordance, notamment en ce qui concerne les proportions relatives de gaz carbonique qui peuvent être expulsées dans le vide et puis par l'addition d'un acide. M. Pflûger trouve, contrairement aux assertions de ses prédécesseurs, que la plus grande partie du gaz carbonique peut être expulsée par la seule action du vide^
En tout cas, les chiffres qui sont contenus dans la dernière colonne prouvent que le sérum est loin de renfermer son propre volume de gaz carbonique même réduit à 0® et à Q'^Jù^ Il n'est pas saturé d'acide carbonique. Ceci a été prouvé par des expériences nombreuses que Ton doit à MM. Femet, Scherer, Mulder et H. Nasse. M. Fernet * a démontré que 100 volumes de sérum de sang de bœuf privé de gaz dans le vide sont capables d'absorber, à iù"" et à la pression de 0,760, 146 volumç%
1. E.-F.-W. Pflûger, Ueber die Kohlensaure des Blutes, Bonn, 1864.
2. Du rôle des principaux éléments du sang dans l'absorption pu k déga» gement du gaz de la respiration, (Thèse, Paris, 18580
d'acide carbonique, 3 volumes d'oxygène et 1,41 volumes d'azote. Agité avec du gaz carbonique pur, le sérum, dont on ne peut expulser, au maximum, qu'environ 40 volumes de gaz carbonique, absorbe donc une certaine quantité de ce gaz ; agité avec de l'air, il en perd, comme le prouvent les expériences de M. Pflûger. Ce résultat, en apparence contradictoire, s'explique par ce fait qu'il doit s'établir entre l'acide carbonique du sérum et celui qui est contenu dans l'air, un certain équilibre de tension, ce qui détermine dans le premier cas une absorption, dans le second un dégagement de gaz carbonique. Mais dans quel état l'acide carbonique est-il contenu dans le sérum ? Il y est certainement uni à Talcali et aux sels alcalins que le sérum renferme. Et ici il convient d'établir une distinction entre l'acide carbonique qui constitue l'alcali du sérum à l'état de carbonate neutre et celui qui se combine à ce carbonate de manière à former du bicarbonate. Le sérum ne peut pas renfermer un carbonate neutre puisqu'on en peut chasser par la pompe un excès de gaz carbonique; on sait, en effet, que le bicarbonate, en solution aqueuse, seconvertit dans le vide en carbonate neutre, même à la température de 20 à 25 degrés *. Si l'on pouvait admettre, d'après les analyses précédentes (page 333), que 100 gr. de sérum renferment 0«',15 de soude, la proportion correspondante de carbonate sodique pourrait fixer environ 47«^ d'acide carbonique, proportion supérieure à celle qui est dégagée dans le vide, et de fait, d'après M. Zuntz *, le sérum se comporte dans le vide comme une solution de bicarbonate. Mais il faut considérer qu*une portion de la soude des cendres du sang était combinée dans le sérum avec des acides organiques. En l'absence de données exactes sur le degré d'alcalinité du sang, il n'est donc pas permis d'accepter comme exacte la base de l'évaluation précédente. Si Ton considère d'un autre côté les résultats obtenus par M. Pflûger et consignés dans le tableau précédent, il devient probable que la portion d'acide carbonique qui constitue le carbonate à l'eut de bicarbonate est inférieure à la portion expulsée par le vide.