p. Hert, loc. cit., p. 3C
2. Kcchcrche» comparatives sur l'exhalation de l'aciile carbonique par les pouDions. Journal de Vanathmic et de la physiologie, XVI, v* 4» p. 329.
dehors de notre sujet : on ignore si ce gaz apporte un trouble quelconque dans le phénomène des combustions respiratoires.
Quant à l'oxyde de carbone, il exerce une action très délétère. Le mélange d'une très petite proportion de ce gaz avec Fair (0,54 pour 100 d'après M. F. Le Blanc, 0,6 pour 100 d'après Claude Bernard] suspend l'action respiratoire et amène rapidement la mort. Ce résultat s'explique par l'action particuhère que l'oxyde de carbone exerce sur les globules du sang, et qui a été indiquée page 309.
Les animaux qui ont absorbé de l'oxyde de carbone paraissent en éliminer une certaine quantité par les poumons (Gréhant). Toutefois, d'après M. E. Kreis*, la majeure partie demeure en combinaison avec l'hémoglobine des globules, comme on peut s'en assurer à l'aide du spectroscope ; au bout de quelques heures, cette combinaison est détruite.
Mentionnons, en terminant, l'influence que l'humidité de l'air exerce sur la respiration. Un air saturé d'humidité ou qui est près de l'être emportera d'autant moins d'eau des poumons que la température extérieure sera plus élevée. De là une sensation particulière, sinon une gêne de la respiration dans les journées à la fois chaudes et humides. Dans ces cas la transpi- « ration par la peau supplée à la perspiration pulmonaire.
Y. — UESPIRATIO.N COTAKÉE.
g 2 13. On sait qu'un certain échange de gaz s'accomplit par la peau non seulement chez beaucoup de reptiles, tels que les batraciens, mais encore chez les animaux supérieurs et chez l'homme. Chez ces derniers, celte respiration cutanée est très peu active. Gela résulte d'expériences faites par Scharling et par MM. Ilegnault et Reiset. Les résultats obtenus par Scharling concernant l'activité comparée de la respiration pulmonaire et cutanée chez l'homme sont consignés dans le tableau suivant: