ZeiUchrifi fur Biologie^ t. XV, p
L'influence de la caféine ou du cafë sur la respiration et la nutrition a été l'objet de nombreuses recherches. Divers auteurs avaient cru constater que l'ingestion de cette substance produit chez l'homme une diminution notable de la sécrétion d'urée; d'où Ton avait conclu que la caféine ralentit les mutations de matières azotées. Cette conclusion doit être accueillie avec réserve ; le fait sur lequel elle repose ayant été contesté par M. Voit *. D'après ce physiologiste, le café ne détermine, chez le chien, aucune augmentation de la quantité d'urée sécrétée.
L'asparagine ralentirait les mutations de matières azotées. C'est ce qui semble résulter de quelques expériences que M. Weiske* a faites sur des lapins et des moutons.
En ce qui concerne l'influence des substances minérales, il faut d'abord considérer le rôle de l'eau. L'absorption d'une grande quantité de ce liquide augmente la sécrétion urinairc: or, il existe une relation entre l'abondance de l'urine rendue et la quantité d'urée sécrétée en 24 heures. L'ingestion de grandes quantités d'eau active par conséquent la destruction des matières azotées. Il en est de même des diurétiques. Il résulte des recherches qui ont été faites sur ce sujet qu'à une augmentation de 100 centimètres cubes d'urine correspond un excès d'urée qu'on peut évaluer à G«%3.
Le chlorure de sodium exerce pareillement une influence sur la sécrétion urinaire qu'il active, en augmentant la quantité d'urée excrétée. Lorsque la nourriture renferme un excès de chlorure de sodium, la totalité du sel ne se retrouve pas dans l'urine le même jour. L'économie en retient une certaine quantité, le sang et les humeurs devenant plus riches en chlorure de sodium. Lorsque, au contraire, le sel fait défaut dans les aliments, l'organisme en perd un excès par les urines et s'appauvrit en chlorure de sodium. Toutefois cette perte est bientôt réduite à un minimum, le sang et la lymphe retenant pendant longtemps du chlorure de sodium, alors que l'urine n'en renferme plus que des quantités insignifiantes. En résumé.
1. C. Voit, UnlerBuchuiifftn ûber den Einfluss desKochsalzeê^deêKafffff tnid der Muskelbewegungen avf den Sloffwechael^ Mflnchen 1860, p. 6T.