‹ Traité de chimie biologique (volume 2)Chapitre 299 sur 452 · Jahresberichtf t. VII, p · texte numérisé non relu

Jahresberichtf t. VII, p

Propriétés. — L'acide paralactique est un liquide sirupeux très acide, dont les propriétés se rapprochent beaucoup de celles de Tacide lactique de fermentation. Il en diffère par son pouvoir rotatoire. Il dévie le point de polarisation à droite [a]D= -f- 3^,5. Chauffé, il perd de Teau pour se convertir en lactide :

CO.OH CO.OII CO — 0 — CO

CHOU -f CU.OH = CII.OU CH.0H4-H«0

tlP Cil' CH» tlP

2 molécules d'acide lactique. lactide.

Ce dernier corps résulte, comme on voit, de la déshydratation de deux molécules d'acide lactique.

Lorsqu'on dissout dans l'eau bouillante le produit de la déshydratation de l'acide paralactique, on obtient de l'acide lactique ordinaire de fermentation (Strecker).

Par ses sels, l'acide paralactique ou lactique actif se distingue de l'acide lactique ordinaire.

Paralactate de calcium. — (C'H»0«)«Ca''-h4H*0. Il se présente en petites aiguilles cristallines qui perdent leur eau plus difficilement que le lactate ordinaire; ce dernier en contient 5 molécules. Soluble dans 12,4 p. d'eau froide.

Paralactate de zinc. — (C-H'0*)*Zh"-+-2H*0. Ce sel cristallise avec 2 molécules d'eau. Le lactate de fermentation en contient 3. Le paralactate est plus soluble dans Tcau que ce dernier (17,5 p. d'eau à 14-15'*). Il est aussi plus soluble dans l'alcool que le lactate ordinaire, qui y est à peu près insoluble.

Il se dépose de sa solution bouillante en aiguilles minces groupées irrégulièrement. On peut l'obtenir en prismes épais et brillants.

HYDRATES DE CARB0:iE DES MUSCLES.

g 263. On a signalé dans les muscles l'existence de divers hydrates de carbone, savoir : du glycogène, de la glucose, de la maltose, de la dextrine, de l'inosite.

Glycogène. — M. Nasse ^ a sigaalë le premier Texistence de ce corps dans les muscles, parvenus à leur entier développement, chez les lapins, les grenouilles, les chiens, les chats. MM. Cl. Bernard et Kûhne l'avaient rencontré dans tous les muscles embryonnaires.

Il disparaît plus ou moins rapidement après la mort, et cela, d'après M. Hopper-Seyler*, avant que les premiers indices de la putréfaction se soient manifestés. Il se maintient longtemps dans les muscles des animaux empoisonnés par l'hydrogène sulfuré^ ou chez ceux dont les muscles ont été injectésd'cau phëniquée^. Nul doute que la glucose ne doive son origine dans le muscle au glycogène et que la transformation ne s'accomplisse sous l'influence d'un ferment diastasiquc. M. Piotrowski a annoncé, en effet, avoir retiré un tel ferment des muscles de chien et de lapin, en employant un procédé analogue à celui qui a été décrit page 167. MM. EUenberger et Hofmeister '^ ont rencontré récemment un ferment saccharifiant dans divers organes du cheval.

Ajoutons que la proportion de glycogène augmente dans le muscle pendant la digestion.

Glucose. — D'après M. Meissner, les muscles de tous les animaux renferment de la glucose. Voici le procédé à l'aide duquel on parvient à l'extraire.

L'extrait de viande débarrassé d'albumine est précipité par l'acétate de plomb; la liqueur filtrée est additionnée de sousacétate et d'ammoniaque. Il se forme un précipité qu'on recueille, qu'on lave avec une petite quantité d'eau ammoniacale et qu'on décompose par l'hydrogène sulfuré, après l'avoir délayé dans l'eau. La liqueur séparée du sulfure de plomb et qui renferme la glucose est évaporée en consistance sirupeuse, et le résidu, broyé avec du sable, est mis en digestion, pendant 24 heures, avec de l'alcool à 90°. La solution alcoolique, additionnée quelques gouttes de potasse alcoolique, laisse déposer bientôt contre les parois du vase la combinaison bien connue

1. Àrchiv fur die gesammle Physiol., t. II, p. 27, et t. XIV, p. 480.

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