Maly’s Jahresbaricht, t. f, p- 110, 1871. würtz. — bioi
LE SANG
rante du sang ou même de globules est expulsée en même temps que le sérum et communique à ce dernier une coloration rougeâtre. Quelques physiologistes admettent, en outre, d’après M. A. Schmidt, que le ferment de la fibrine, provenant de l’altération des globules blancs et qui n’existe pas dans le plasma, passe dans le sérum (page 103). La séparation du sérum et du caillot réussit le mieux si l’on opère sur du sang artériel que l’on introduit dans des flacons, de manière à les remplir exactement, pour les boucher ensuite à l’émeri.
Pur, le sérum est généralement coloré, celui du sang humain et celui du sang de chien en jaune légèrement verdâtre , celui du sang de cheval en jaune d’ambre; celui du sang de lapin est presque incolore. Il n’est pas toujours transparent. Dans certaines maladies ou après une ingestion abondante d’aliments gras, il est trouble, plus ou moins laiteux, et, par le repos, laisse alors déposer à la surface une couche crémeuse dans laquelle il est facile de reconnaître des globules graisseux.
Le sérum possède une réaction alcaline. Cette réaction serait moins prononcée que celle du plasma i, circonstance qu’on attribue à la formation d’une petite quantité décide après la coagulation du sang, acide qui saturerait une partie de l’alcali et augmentrait la tension du gaz carbonique dans le sérum 1 2.
Parmi les matériaux contenus dans le sérum, nous étudierons successivement les substances albuminoïdes, les matières grasses, les matières organiques diverses, dites matières extractives, les sels et les gaz.
§ 1/j2. Matières albuminoïdes du sérum. — La plus abondante de ces matières est la modification de l’albumine connue sous le nom de sérine (page 76). Indépendamment de cette substance, le sérum renferme une ou plusieurs matières albuminoïdes qui s’en précipitent, la première, lorsqu’on étend le sérum de 10 fois son volume d’eau et qu’on y dirige un courant de gaz carbonique ; la seconde, lorsqu’on neutralise par l’acide acétique le sérum étendu d’eau et déjà traité par le gaz carbonique. La
1. Zuntz, Centralblatt fur die med. IVissensch. 1867, p. 80t.
2. Strassburg, Archiv fur die gesammte PhysioL, t. VI, p. 79.
première de ces matières est la matière fibrinoplastique ou paraglobuline, la seconde a été nommée caséine du sérum. La proportion du précipité formé par neutralisation du sérum étendu d’eau augmente notablement par l’addition d’un sel neutre, tel que le chlorure de sodium (Heynsius1) ou le sulfate de magnésium (Denis, Hammarsten). La matière ainsi précipitée a été désignée récemment sous le nom de globuline du sérum2. M. Hoppe-Seyler admet que les trois matières que l’on vient de mentionner sont identiques. Nous donnons ici quelques indications complémentaires sur ces matières albuminoïdes.
Paraglobuline du sérum. — D’après M. A. Schmidt, lorsque la paraglobuline et la matière fibrinogène du plasma réagissent l’une sur l’autre ou s’unissent pour former de la fibrine, la matière fibrinogène est précipitée tout entière, tandis qu'une portion notable de la paraglobuline en excès reste en dissolution dans le sérum. Étendu d’eau, ce dernier fournit, comme on sait, un précipité. C’est une partie de la paraglobuline, d'après M. A. Schmidt. Pour précipiter le reste, on fait passer un courant de gaz carbonique à travers le sérum étendu de 10 fois son volume d’eau (voir page 98).
Caséine du sérum (albuminate de soude). — Le sérum étendu d’eau et ne donnant plus de précipité avec l’acide carbonique fournit un nouveau précipité lorsqu’on le neutralise exactement par l’acide acétique. Ce nouveau précipité est la caséine du sérum de M. Panum. Il est probablement identique avec la modification de l’albumine qui résulte de l’action de la potasse sur ce corps. En effet, le sérum étant alcalin, on comprend que cet alcali fasse subir une modification analogue à une portion de l’albumine du sérum ou sérine. Ce précipité est blanc et pulvérulent. 11 est insoluble dans l’eau chargée d'oxygène. Il se dissout lentement dans les sels alcalins neutres, facilement dans les acides et les alcalis étendus. MM. Natalis Guillot et F. Le Blanc ont avancé ce fait que le sérum provenant du sang des femmes en couches et des nourrices est plus riche en caséine que le sérum ordinaire.