‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 201 sur 570 · Archiv fur die gesammte Physiologie, t. XII, p · texte numérisé non relu

Archiv fur die gesammte Physiologie, t. XII, p

LE SANG

M. Heynsius 1 admet qu’il est impossible d’obtenir par dialyse de la sérine entièrement privée de sels. Quoi qu’il en soit, la sérine purifiée autant que possible par dialyse, et par conséquent très pauvre en sels, serait coagulée par l’éther comme l’albumine elle-même. Des traces d’alcali libre ou d’acide empêcheraient sa coagulation par l’alcool et par la chaleur; l’addition d’un sel en déterminerait immédiatement la précipitation (Heynsius 2).

Purifié, c’est-à-dire débarrassé de paraglobuline , puis ramené au degré de concentration normale par l’évaporation dans le vide, et rendu de nouveau alcalin par l’addition d’une petite quantité de carbonate de soude, le sérum se trouble à 60°. La coagulation devient complète entre 73° et 75°. La liqueur, séparée par le filtre du coagulum de sérine, donne avec l’acide acétique un précipité sensible, sinon abondant; elle doit celte propriété à la sérine qui s’est modifiée par l’action de la chaleur et de l’alcali, en passant à l’état d’albuminose (page 114). Notons que l’alcalinité de la liqueur séparée du précipité de sérine coagulée est plus marquée que celle du sérum.

Le coagulum de sérine qui se forme par l’action de la chaleur sur le sérum, ne diffère en rien de l’albumine coagulée. Nous savons du reste que par l’action des acides, des alcalis, des sels, la sérine subit les mêmes transformations que l’albumine du blanc d’œuf. La potasse la convertit en albuminose (page 114). L’action de l’alcali et la transformation qu’il fait subir à la sérine se manifeste non seulement par la formation d’un précipité, lorsqu’on neutralise la liqueur par l’acide acétique, mais aussi, d’après M. Hoppe-Seyler, par une augmentation sensible du pouvoir rotatoire.

Additionnée d’acide chlorhydrique, la solution de sérine se précipite en flocons qui se dissolvent dans un excès d’acide concentré. Cette solution étendue d’eau laisse précipiter de la syntonine, et le précipité se redissout par une plus grande dilution. Une augmentation notable du pouvoir lévogyre, qui s’élève de — 56° à — 78°, 5, est un autre effet de cette transformation.

1. Arcluv fur die yes. Physiol., t. XI, p. 514, et t. XII, p. 562.

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