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Comptes rendus, t. LXXII, p

WÜRTZ. — BIOL. 24

Quantités d’hémoglobine contenues dans 100 p.

de sang.

Observateurs.

Diabète (sujet gras)

Quincke.

Diabète (jeune fille)

Quincke.

Diabète (jeune fille)

Subbotin.

Diabète (jeune fille)

Subbotin.

Fièvre typhoïde

Quinquaud.

Fièvre typhoïde, lrc semaine...

Fièvre typhoïde, lrc semaine...

Quincke.

Fièvre typhoïde, lre semaine...

Tuberculose

Granulie

Sclérose de la moelle

Cancer de l’estomac

Maladie de Pott

1°' degré.

2' degré.

3* degré.

lo o ( Quinquau(I-

Quinquaud.

Quinquaud.

Quinquaud.

Quinquaud.

Dans les maladies que nous venons d’énumérer, la proportion d’hémoglobine, et aussi celle des globules, ont éprouvé une diminution plus ou moins notable : il en est toujours ainsi dans les affections chroniques où l’organisme s’affaiblit, où la nutrition languit. Au contraire, dans un grand nombre de maladies aiguës ou d’états pathologiques n’altérant point la nutrition, le chiffre des globules n’est pas diminué, et peut même présenter de légères augmentations. Il en est ainsi dans l’épilepsie, dans l’angine de poitrine, dans l’hémorrhagie cérébrale, dans la méningite, dans l’intoxication aiguë par le phosphore. Ajoutons que dans un grand nombre de maladies les globules

SANG DANS LES MALADIES

éprouvent des déformations plus ou moins grandes; quelquefois ils augmentent de volume comme dans la maladie d’Addison (Gubler), dans la cyanose d’origine cardiaque (Vulpian), dans l’empoisonnement saturnin (Malassez). M. Hayem fait remarquer que le sang des anémiques, toujours très riche en globules nains , renferme en même temps des globules plus volumineux que ceux du sang normal et qu’il qualifie de géants. Leur diamètre atteint en moyenne 10 à 12 millièmes de millimètre L D’un autre côté, le nombre des leucocytes augmente considérablement dans la chlorose, la leucocythémie, la pyémie, la fièvre puerpérale.

On a observé dans un grand nombre de maladies des variations dans les proportions de fibrine et d’albumine contenues dans le sang.

La fibrine augmente dans les maladies inflammatoires. MM. Andral etGavarret, qui ont découvert ce fait important, ont vu le chiffre de la fibrine s’élever de 3 à 9, 10 et même 11 pour 1000 dans certains cas de rhumatisme articulaire aigu, de pneumonie, etc. Dans d’autres affections, telles que certaines formes d’anémie, la période d’invasion du scorbut, etc., la proportion de fibrine tend pareillement à s’élever. Pour interpréter ce fait, il faut tenir compte d’une observation de Nasse, d’après laquelle la fibrine augmente à la suite d’une alimentation insuffisante.

La proportion de sérine diminue dans une foule de maladies. 11 en est ainsi dans les maladies inflammatoires, dans la période avancée de la fièvre typhoïde, le scorbut, la fièvre paludéenne, la fièvre puerpérale, la dyssenterie, la maladie de Bright et dans les hydropisies œdémateuses. Dans ce dernier cas, les sérosités albumineuses déposées dans les tissus ou dans les cavités entraînent naturellement une certaine quantité d’albumine. Dans la maladie de Bright, on sait que l’albumine passe directement du sang dans les urines.

L’albumine augmente dans le sang des cholériques. Elle augmente aussi après les évacuations abondantes que produit l’usage des purgatifs drastiques. On a constaté une augmenta-

1. Hayem, Recherches sur l'anatomie normale et pathologique du sang, p. 4L

LE SANG

lion des matières grasses et notamment de la cholestérine, dans la première période des maladies inflammatoires. Le même phénomène se produit dans le choléra, dans les affections chroniques du foie, dans l’ictère grave, dans l’abuminurie, dans la tuberculose, etc.

Dans la fièvre puerpérale et dans le scorbut, on a signalé une augmentation des matières extractives du sérum.

L ’urèe augmente dans le sang des individus atteints d albuminurie, de choléra, de diabète et, d’après M. Picard, d’affections fébriles, de lièvre pernicieuse, d’anémie; l’augmentation est très notable dans l’albuminurie et dans le choléra, mais les chiffres donnés par l’auteur 1 paraissent trop élevés en raison de la méthode un peu sommaire qu’il a employée pour le dosage de l’urée.

M. Garrod a dosé Yacide urique dans le sang d’individus atteints de diverses affections. Le sang des goutteux en est très riche, si bien qu’il suffit de faire coaguler le sérum, de filtrer, d’aciduler légèrement la liqueur, et de plonger quelques fils dans la capsule qui la renferme pour voir l’acide urique se déposer du jour au lendemain.

Dans les cas de diabète, on constate que la proportion du sucre est légèrement augmentée dans le sérum.

Les sels et particulièrement les sels alcalins augmentent dans le sang des individus atteints d’exanthèmes aigus, de typhus, de fièvres pernicieuses, de fièvre typhoïde, de dyssenterie, d’hydropisies diverses, de scorbut.

La proportion des sels diminue au contraire dans les cas de phlegmasies aiguës et dans le choléra.

Après avoir indiqué les variations des divers éléments du sang, il nous reste à donner quelques indications spéciales sur la composition du sang dans certaines maladies déterminées. Sans vouloir traiter à fond ce sujet qui est plutôt du ressort de la pathologie, nous mentionnerons ici quelques maladies ou états pathologiques où la composition du sang subit des chan-

gements bien caractérisés.

§ 158. Sang dans les phlegmasies. — Dans les maladies inflammatoires et particulièrement dans le rhumatisme articu-

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