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Union médicale, 1871, p

SANG DANS LES MALADIES

Fièvres intermittentes. — Dans le début des fièvres intermittentes, on a signalé une diminution de globules dont le poids peut descendre à 86 p. dans 1000 p. de sang. Dans la période de réaction, l’eau étant éliminée en abondance par la transpiration, c’est la proportion du plasma qui diminue, et celle des globules se relève, non pas d’une manière absolue, mais par rapport au plasma.

On remarque souvent dans ces affections le passage d’une certaine quantité d’albumine dans les urines. Lorsque la maladie se prolonge ou se complique d’accidents graves, les globules diminuent et se détruisent en partie. L’hémoglobine altérée passe dans le plasma sous forme de particules amorphes, constituant un pigment très foncé. Ce dernier peut encore se déposer dans divers organes, dans les ganglions, le cerveau, le foie, et peut même pénétrer dans les leucocytes. Cette altération particulière du sang a reçu le nom de mélanémie.

§ 160. Fièvres graves. — Les nombreuses analyses qui ont été faites sur le sang d’individus atteints de fièvre typhoïde, de typhus, n’ont pas signalé de changements importants et caractéristiques dans la composition de ce sang. Au début de la fièvre typhoïde, on avait signalé une augmentation dans la proportion des globules, mais cette assertion n’a pas été confirmée.

Avec la durée de la maladie, le chiffre des globules s’abaisse, surtout dans les cas graves, où il peut descendre à 86 pour 1000. En même temps les globules se déforment. On constate aussi une diminution notable du chiffre de la fibrine (0,9 pour 1000 au lieu de 2,7). Le sang, ainsi appauvri en fibrine, se coagule difficilement et reste souvent fluide. Ajoutons que M. Tigri 1 a signalé la présence de bactéries dans le sang d’un homme mort d’une fièvre typhoïde. D’un autre côté, MM. Coze etFeltz ont vu des bactéries se développer dans le sang de lapins inoculés avec du sang d’hommes atteints do fièvres typhoïdes. Toutefois la présence de ces ferments dans le sang ne constitue pas un caractère spécifique de la fièvre typhoïde. De plus, M. Robin a fait remarquer qu’ils n’apparaissent dans le

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