Archiv fur die ges. Physiologie, t. VI, p
LA RESPIRATION
cure D, par le tube de caoutchouc d, qui peut être fermé par la pince à vis 5, le réservoir pouvant être monté et abaissé à volonté.
Au commencement de l’expérience on élève le réservoir D au-dessus du robinet a; on ouvre ce dernier de façon à laisser échapper l’air et à remplir de mercure le tube AA tout entier. Le robinet a étant fermé on abaisse le réservoir et on fait entrer dans le tube A, par h et en ouvrant le robinet p, l’atmosphère gazeuse qui est limitée par le mercure à une certaine hauteur. Les choses étant ainsi disposées, on met en communication le tube a avec le cœur ou avec une artère d’un animal, puis on ouvre de nouveau le robinet a de façon à introduire le sang dans le tube A et aie faire ruisseler le long de ses parois ; il va se rassembler à la surface du mercure dont la colonne va descendre dans le tube; finalement, la pince étant serrée, l’excès du sang se rassemblera dans l’éprouvette G. L’expérience ayant été prolongée pendant un temps suffisant, l’échange des gaz oxygène et carbonique entre le sang et l’atmosphère aura amené un état d’équilibre entre les tensions respectives.
Il ne reste plus qu’à analyser le gaz du tube A, gaz dans lequel les pressions partielles de l’oxygène et de l’acide carbonique indiqueront les tensions de ces gaz dans le sang. Pour cela, on ferme le robinet a, et la pince y, puis on desserre la pince d et on élève le réservoir D; si l’on ouvre ensuite le robinet p, les gaz s’échapperont par b et pourront être recueillis pour l’analyse.
Les valeurs numériques que MM. Strassburg1 et Nussbaumattribuent aux tensions moyennes de l’oxygène et du gaz carbonique dans le sang veineux et dans le sang artériel sont relativement faibles, si on les compare aux proportions de ces gaz contenues dans le sang. Les voici :
L Arch-iv für die gesammle Physiologie, t. VI, p. 65. 2. Ibid., t. VII, p. 296.