‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 319 sur 570 · HYDROGÈNE · texte numérisé non relu

HYDROGÈNE

AZOTE

OXYGÈNE

Urée ...

Autres matériaux de burine

Eau de l’urine

Excréments secs

Eau des excréments

Gaz carbonique de la perspiration .

Gaz des marais de la perspiration. .

tt

Hydrogène libre de la perspiration.

Eau de la perspiration.:

Totaux dans les excreta

Totaux dans les ingesta

Somme des ingesta.

Somme des excreta

Différence

34 gr, 6

La diflérence que Ton constate entre la somme de ce qiq est entré et la somme de ce qui est sorti, différence qui n’atteint pas 1 pour 100 du poids total des gains et des pertes,

MÉTHODE D’EXPÉRIMENTATION. 519

tombe dans la limite des erreurs d’observation inhérentes à l’expérience.

Ces erreurs sont multiples. La méthode qu’on vient d’exposer et dont le principe est si simple, suppose, en effet, un certain nombre de conditions qu’il est bien difficile de réaliser dans l’application.

Ces conditions sont les suivantes :

1° Le poids de l’animal doit être déterminé avec beaucoup de soin avant et après l’expérience. Dans le cas où la proportion d’oxygène est évaluée par différence, ce poids doit se maintenir constant pendant toute la durée de l’expérience, ce qui est d’autant plus difficile, que cette expérience se prolonge davantage.

2° La composition des aliments doit être déterminée exactement par l’analyse élémentaire. A cet égard, il est à remarquer que, pour quelques substances alimentaires, cette composition n’est pas absolument fixe, comme s’il s’agissait d’une espèce chimique bien définie. Ainsi, la viande peut être plus ou moins riche en tissu conjonctif, en graisse, en éléments vasculaires ou nerveux. Aussi convient-il de la préparer avec soin pour la débarrasser autant que possible des tendons, des aponévroses, de la graisse. Et même dans ces conditions la chair musculaire des différents animaux ne présente pas une composition identique. Bien plus, on a constaté que, pour un même animal, elle peut varier, dans une faible mesure, d’un muscle à l’autre. Ainsi dans la viande de bœuf convenablement préparée et desséchée, M. Nowak a trouvé une proportion d’azote variant de 15,0 à 15,92 pour 100; dans la viande de cheval desséchée il a trouvé de 13,48 à 15,01 pour 100 d’azote. Ces différences ne sont pas négligeables lorsqu’il s’agit d’expériences qui doivent être prolongées pendant longtemps. La même remarque s’applique à d’autres matières alimentaires, telles que les semences des légumineuses, ou les graines oléagineuses qui ont souvent servi aux expériences dont il s’agit.

3° Un des facteurs importants dans le calcul des mutations des substances organiques dans l’économie est la quantité d’oxygène absorbée. Lorsqu’elle est évaluée par différence, comme on l’a indiqué page]517, cette évaluation indirecte peut

NUTRITION

donner lieu à des erreurs notables. Il serait donc important de déterminer directement la proportion d’oxygène absorbée, comme on peut le faire dans l’appareil de Régnault et Reiset.

4° Il n’est pas facile de recueillir sans perte les déjections liquides et solides. L’urine, en particulier, doit être reçue dans un vase approprié et analysée avant qu’elle ait pu se décomposer. L’azote de l’urine doit être dosé directement.

5° Il serait nécessaire de tenir compte de l’exhalation d’une petite quantité d’azote par les poumons, exhalation constatée chez les animaux bien portants par Régnault et Reiset, et confirmée récemment par MM. Seegen et Nowak i. Ce facteur a été négligé par la plupart des expérimentateurs.

Dans l’expérience précédemment citée on a constaté une perte de34gr,6 : elle est insignifiante et l’on peut considérer que l’animal se trouvait sensiblement, au point de vue de la nutrition, dans un état d’équilibre. Mais il n’en est pas ainsi généralement; les pertes ou les gains sont quelquefois notables dans des expériences de ce genre, lorsque l’animal est soumis à un certain régime dont on veut étudier les effets. Gomme on l’a vu plus haut, il est possible à l’aide de l’analyse élémentaire d’imputer ces pertes ou ces gains à tels ou tels éléments, carbone, hydrogène, azote, oxygène.

Cette donnée est précieuse sans doute, mais elle n’est pas suffisante. Pour pouvoir apprécier exactement les mutations des matières organiques dans l’économie, il faudrait savoir sur quel ordre de matières ont porté les gains ou les pertes. Supposons qu’on ail constaté la fixation d’une certaine quantité de carbone, d’hydrogène, d’azote, d’oxygène on peut se demander sous quelle forme ces éléments se sont fixés, en d’autres termes, ce que l’économie a gagné en matières albuminoïdes, en matières grasses, en hydrates de carbone.

La même question se pose dans le cas où l’économie a subi des pertes. Il n’est pas possible de la résoudre avec certitude. Pourtant les données memes de l’analyse élémentaire peuvent fournir quelques indications à ce sujet. Supposons, par exemple, que le poids de l’animal ayant augmenté, ce dernier ait gagné du carbone et de l’hydrogène, la proportion d’azote

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