PENDANT LA CONTRACTION
§ 263. Le muscle est un instrument de travail. Nous pouvons le considérer à l’état de repos et à l’état de contraction.
En se contractant, la fibre musculaire change de forme : elle se raccourcit et devient plus épaisse, en même temps son volume diminue légèrement et sa densité augmente. Par le fait de la contraction, le muscle soulève les os où il s’insère, c’est-à-dire des leviers plus ou moins pesants ou même chargés de poids. Il effectue donc un travail mécanique, en même temps qu’il se produit une légère élévation de température. Des réactions chimiques interviennent pendant la contraction : elles sont précisément la source du pouvoir musculaire. Lavoisier avait déjà émis l’opinion que le travail musculaire est en rapport avec une augmentation de la quantité d’oxygène consommée et d’acide carbonique exhalée pendant la respiration. Liebig 1 a fait ressortir clairement la relation de cause à effet qui existe entre les mutations de matières qui s’accomplissent dans le muscle et le travail qu’il fournit.
A cet égard, on constate une analogie entre le muscle considéré comme appareil moteur et les autres machines motrices,, particulièrement les machines à vapeur. Pour produire un travail utile, ces dernières consomment un combustible. C’est la chaleur produite par la combustion qui communique à l’eau sa force expansive et qui se convertit partiellement en travail mécanique. A la force développée comme chaleur et comme mouvement correspond par conséquent une consommation d’énergie, savoir la dépense des affinités chimiques qui rési-