‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 393 sur 570 · Archiv für pathol . Anat t. XXI, p. 38o, 1 8G · texte numérisé non relu

Archiv für pathol . Anat t. XXI, p. 38o, 1 8G

LES MUSCLES

déterminé la proportion d’urée que renferment les urines à l’état de repos et après l’exercice musculaire. C. G. Lelimann1 a constaté le premier que cette proportion d’urée augmentait dans une certaine mesure dans son urine, après un exercice violent.

Expériences de M. Voit. — M. Voit2 a fait sur le même sujet des expériences plus complètes et plus concluantes. Il a soumis un chien à un régime azoté, de façon à établir l’équilibre entre les quantités d’azote ingérées et celles qui sont rendues par les urines et les excréments. Puis, après un repos de quelques jours, sous l’influence de ce régime; il a fait exécuter au chien un travail qui consistait à faire tourner une roue, 6 fois par jour, pendant 10 minutes et qu’il a évalué en kilogrammètres. Les urines rendues pendant chaque jour de travail, le chien recevant 1500 grammes de viande, renfermaient 114,4 à 117,2 grammes d’urée. Aux jours de travail ont succédé trois jours de repos, pendant lesquels la quantité d’urée excrétée journellement, l’animal recevant la même nourriture, atteignait seulement 109 à 110 grammes d’urée. L’exercice musculaire a donc déterminé la formation d’un excès d’urée; mais on voit que cet excès est peu considérable, et il s’est encore réduit lorsque, pendant les jours de travail, on forçait le chien à faire tourner la roue avant le repas. Dans ces conditions, la quantité d’urée n’a atteint que 114 grammes. Pendant l’inanition l’excrétion de l’urée diminue très notablement. Le même chien, privé d’aliments, s’étant reposé pendant les trois premiers et les trois derniers jours et ayant accompli un travail pendant les trois jours intermédiaires, a sécrété pendant les jours de travail 12,31 à 16,6 grammes d’urée, et pendant les jours de repos 10,88, 11,9 et 14,3 grammes d’urée seule-

ment.

La différence se maintient, comme on voit, dans ces conditions, mais elle est relativement légère et l’excès de matières albuminoïdes désassimilées pendant l’exercice et dont 1 excès d’urée dans l’urine peut donner la mesure, ne saurait repré-

1. I!. Wagner. Handwôrterbuch der Physiologie , t. Il, p. 21.

2. C. Voit. Untersuchungen iïber den Einfluss (1er Kochsolz-es, des Kaffecs und der Muskelbcwegung auf den Stoffioechsel. München, 1860, p. 152.

Page 1