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VII. LA RATE, LE THYMUS, ETC

§ 282. La rate est un organe très vasculaire dont le tissu propre, mélange de fibres conjonctives, élastiques et musculaires lisses, lui forme d’abord une enveloppe extérieure ou coque résistante, se replie autour des vaisseaux, de façon à leur constituer une gaine, et envoie des prolongements membraneux dans tout l’organe, qui se trouve ainsi divisé en une multitude de cloisons ou mailles. Ces dernières sont remplies d’une matière spéciale, molle, qu’on désigne sous le nom de pulpe splénique. Elle est riche en leucocytes ou cellules lymphatiques à un seul noyau. On y trouve aussi des hématies et des petits corps ovoïdes qui portent le nom de corpuscules de Malpighi.

La présence des hématies dans la pulpe splénique explique ce fait, constaté par MM. Malassez et Picard *, que la rate, débarrassée de sang par des injections répétées d’une solution étendue de chlorure de sodium, renferme encore de l’hémoglobine.

Scherer a rencontré dans le tissu splénique les acides formique, acétique, propionique, dont la présence se rattache peut-être aux transformations que subissent dans la rate les hématies et l’hémoglobine. Le même auteur a extrait de la rate de la xanthine et de l’hypoxanthine1 2. Toutefois M. Hoppe- Seyler fait remarquer que ce fait mérite confirmation, par la raison que, d’après une observation de M. Salomon, l’hypoxanthine se forme spontanément dans le sang des cadavres et dans les matières albuminoïdes en putréfaction. La même

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