‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 508 sur 570 · MATÉRIAUX INORGANIQUES · texte numérisé non relu

MATÉRIAUX INORGANIQUES

ou peu significatives, nous nous contenterons de relater les suivantes :

D après M. Boedecker la quantité de phosphate de chaux éliminée pai de jeunes hommes en 24 heures serait comprise entie O-1 ,15 et O1, 52 ; moyenne CP-, 34. M. Neubauer a trouvé ([lie la quantité totale des phosphates calcique et magnésien varie de (P-, 328 à l«r,554; généralement elle s’élève de B1', 138 à is*',263 en 24 heures.

Le même auteur évalue en moyenne à CP, 64 la quantité de phosphate de magnésium.

M. \ogel estime qu’un homme adulte et bien portant excrète en moyenne et journellement par les urines 3P5 d’acide phosphorique (Ph-CU). Cette excrétion ne s’accomplit pas d’une façon uniforme dans les différentes heures de la journée. Elle atteint son maximum après le repas principal, elle tombe pendant la nuit et atteint son minimum le matin. D’après un certain nombre d’auteurs l’exercice augmente la proportion d’acide phosphorique excrétée ; MM. Pettenkofer et Voit et et M. Byasson, n’admettent pas qu’il en soit ainsi. M. G. -J. Lehmann a reconnu que cette augmentation ne se fait sentir qu’après le travail. D’après M. Moslcr et M. Byasson1 l’activité cérébrale donnerait lieu à une augmentation de la quantité d’acide phosphorique excrétée par l’urine.

Différents auteurs2 3 admettent qu’il existe une relation entre les proportions d’acide phosphorique et d’azote excrétées par les urines : il n’est pas démontré que cette relation existe. Quant aux variations que subit la quantité d’acide phosphorique excrétée dans les maladies, elles ne sont établies avec certitude que dans un petit nombre de cas. M. VogeP a reconnu que cette excrétion suit une marche très irrégulière dans les maladies. Dans les affections aiguës, elle diminue pendant les premiers jours et augmente de nouveau pendant la convalescence. Elle augmenterait pareillement dans le cours

1. Essai sur la relation qui existe à l'élal physiologique entre l'activité cérébrale et la composition des urines. Paris, 1868.

2. It. Lépine. Revue mensuelle de Médecine et de Chirurgie, 1879, t. III, p. 163.

3. Neubauer et Vogel. Anleitung sur Analyse des Harns. 7e édition, p. 401 .

L’URINE

des pyrexies1, elle diminuerait au contraire dans les maladies chroniques du cerveau2 *. Dans la goutte M. Stokvis5 l’a trouvée diminuée pareillement.

L’urine renferme des carbonates et des bicarbonates alcalins et terreux après l’ingestion abondante de légumes ou de fruits riches en sels à acides organiques. De telles urines sont souvent troubles à l’émission ou se troublent par l’ébullition. 11 en est ainsi, comme on sait, à l’état normal pour les urines des chevaux et des bêtes à cornes.

Sels des métaux alcalins contenus dans l’urine. — Nous avons déjà quelques indications sur ce sujet dans les pages précédentes. Nous ajouterons quelques mots concernant les proportions relatives du sodium et du potassium contenues dans les urines. Le premier est de beaucoup le plus abondant, car les aliments le renferment en quantité prépondérante, mais le second ne manque jamais et ne disparait pas de l’urine après l’ingestion abondante et continue du chlorure de sodium. On constate le même fait, en ce qui concerne ce dernier métal, lorsqu’on a absorbé abondamment des sels de potassium.

L’ingestion d’acides libres détermine une élimination plus abondante d’alcalis fixes comme aussi d’ammoniaque. Ainsi, lorsqu’on administre à des chiens de l’acide sulfurique étendu, ce dernier passe dans les urines, saturé en partie au moins par des bases alcalines qui sont éliminées alors en plus grande quantité (Kurlz et Gràhtgens).

On doit àM. E. Salkowski4 des recherches intéressantes sur l’élimination des composés du sodium et du potassium par les urines dans un certain nombre de maladies. Dans la pneumonie croupeuse, dans la fièvre récurrente, dans l’érysipèle de la face, la proportion de sodium éliminée s’abaisse, tandis que celle du potassium augmente. Dans les cas extrêmes cette

1. Brattler. Ein lieilrag zur Urologie. München, 1858 et lloppc Seyler. l'hys. Chemie, p. 885.

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