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Ann. de Chim. et de Phys. [3], t. XL\ II, p

1/ URINE

renfermant de l’acide sulfurique. Ces cristaux, purifiés par expression et dissolution dans l’eau bouillante sont un mélange d’acide salicylique et d’acide salicylurique. On les chauffe de 140° à 150° dans un courant d’air, qui entraîne l’acide salicylique et laisse l’acide salicylurique plus fixe.

L’acide salicylurique cristallise de sa solution aqueuse en aiguilles minces et brillantes. Il possède une réaction fortement acide et une saveur amère. Très soluble dans l’eau bouillante, il se dissout aussi dans l’alcool et dans l’éther. Il fond à 160°. A 170°, il commence à brunir et à se décomposer. Ses solutions colorent les sels ferriques en violet. Par l’ébullition avec l’acide chlorhydrique il se dédouble en glycocolle et en acide salicylique.

Les sels sont cristallisables.

Voici un fait d’un autre ordre, mais digne d’intérêt concernant la transformation synthétique qu’éprouve l’acide benzoïque dans l’économie des oiseaux. Cet acide, ingéré par ces animaux, se retrouve dans leurs excréments non pas sous forme d’acide hippurique mais combiné avec Yornithine corps azoté qui est probablement l’acide diamidovalérique, congénère du glycocolle. M. Jaffé qui a découvert ces faits a nommé ornithurique1 l’acide complexe dont il s’agit.

ACIDE ORMT1IU RIQUK.

Cl9HsoAzaOi

Cet acide cristallise en petites aiguilles incolores fusibles à 182°. Peu soluble dans l’eau il se dissout dans l’alcool bouillant. Sous l’influence de l’acide chlorhydrique bouillant, il se dédouble en acide benzoïque et en ornilhine.

C19H2°Azâ04 + 2IPO = 2G7Jl(i02 + CsIIl2Az202 ac. ornithurique. ornithine.

1- Ber ici île der Deustch. chem. Gesellsch t. X. p, 1926 et t. XI, p. 406.

ACIDE U R 0 NITROTOLUIQU E.

L’ornithine est douée de propriétés basiques; elle forme un nitrate cristallisable,

CsII12Az202,Az05II.

M. Jaffé l’envisage comme de l’acide diamidovalérique,

CîiHs(AzH2)202.

Le toluène administré à des oiseaux se retrouve pareillement dans leurs excréments à l’état d’acide ornithurique. Il est donc d’abord oxydé en acide benzoïque, puis converti en acide ornithurique. Les formules suivantes expriment ces transformations :

CW-CO-AzlK

Cell° - GIF C6ID - COOII CfiII3 --CO - AzIK toluène. acide benzoïque. acide ornithurique.

L’ortlionitrololuène C'JD

/ CHr>

\ AzO2

subit dans son passage

travers l’économie une transformation spéciale. Il ne se retrouve pas dans les urines à l’état d’acide nitrohippurique, comme son isomère le paranitrotoluène se retrouve à l’état d’acide paranitrohippurique. D’après M. Jaffé b une partie de cet acide est simplement oxydée à l’état d’acide orthonitrobenzoïque, mais le produit principal de sa transformation est un corps insoluble dans l’éther, soluble dans l’eau et dans l’alcool qui le laisse déposer en cristaux définis. Ce corps, qui est fortement lévogyre et qui réduit la liqueur cupropotassique, paraît être une combinaison d’urée avec un acide particulier que M. Jaffé nomme uronitrotoluique.

Cet acide fait partie de cette série de corps intéressants, lévogyres, qui constituent des dérives conjugués de l’acide glycuronique que nous allons décrire maintenant. Cet acide est voisin du glucose, comme nous l’avons vu, et il est intéres-

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