Zeitschrift für physiol. Chem., t. IV, p
2. La présence de la cholestérine dans l’urine chyleuse a aussi été constatée par M. A. Langeard ( Mahj's Jahresbevichl , t. IX, p. 191).
ACIDES AMIDÉS. 781
foie. Cetl.e affection très rare d ailleurs donne lieu à un trouble piofond de la nutrition. L urée fait defaut dans l’urine et les acides aroidcs C[u on vient de mentionner y sont accompagnés d acide lactique et d un acide oxyphénylglycoliqué (oxya.mygdalique).
CSI1S04 = C61I4(0H) — Cllf
' ' NC02I1
qui n’a pas été retrouvé depuis1. A ces produits il faut ajouter une certaine quantité de peptone.
Ajoutons que la leucinc, la tyrosine, l’acide lactique et la peptone se rencontrent dans l’urine à la suite de l’empoisonnement par le phosphore.
Lorsque l’urine est abandonnée pendant quelque temps elle devient alcaline par suite de la transformation de l’urée en carbonate d’ammoniaque. Cette transformation s’effectue par l’intermédiaire d’un ferment figuré, une torulacée, qui sécréterait, d’après M. Musculus, une diastase capable d’hydrater l’urée. Dans certaines affections des voies urinaires cette transformation s’effectue dans la vessie , le ferment s’y est introduit; l’urine rendue présente alors une réaction alcaline et une odeur ammoniacale. Elle est généralement trouble et laisse déposer un sédiment formé par des phosphates et surtout du phosphate ammoniaco-magnésien. Il est important de ne pas confondre l’alcalinité produite par la présence du carbonate d'ammoniaque dans l’urine avec celle qui est due aux alcalis fixes après l’ingestion d’eaux minérales alcalines, ou à la suite d’un régime végétal riche en sels à acides organiques.
Colorations pathologiques des urines. — Nous avons déjà mentionné la coloration bleue que prennent certaines urines, soit spontanément, soit après l’addition d’un acide minéral, lorsqu’on les abandonne à l’air. Cette coloration, due à la formation de l’indigo, a été attribuée sans preuves suffisantes, à la présence de l’indican. Elle n’est point un phénomène pathologique. Mais on a remarqué que dans certaines maladies la proportion de matière colorable en bleu est nota-
1. Schultzen et Riess. Chemischen Centralblall, 1869, p. 680.
L’URINE
blement augmentée. Il en est ainsi d’après MM. Iiennige1 dans la trichinose, la péritonite, le choléra nostras; dans le cancer du foie et de l’estomac, etc.
Pour reconnaître la matière colorable , M. Senator2 3, additionne l’urine de son volume d’acide chlorhydrique et d’une petite quantité de chloroforme, puis il verse, goutte à goutte, une solution saturée de chlorure de chaux, ou une solution à 1/2 pour 100 de permanganate de potasse et agite : le chloroforme prend alors une coloration bleue.
Les urines fébriles sont rouges et laissent déposer souvent des sédiments rouges formés principalement d’acide urique et d’urate. Le chloroforme enlève quelquefois à ces sédiments une matière colorante rouge que Heller a nommée urérythrine. Elle est peu connue. Les alcalis la font virer au vert comme la matière colorante du vin.
Mentionnons encore, pour mémoire, les matières colorantes qui passent dans l’urine après l’ingestion de certains médicaments, particulièrement l’acide chorytophanique, CllHl0Ol qui existe dans la rhubarbe et qui colore l’urine en jaune et puis la matière colorante jaune qui apparaît dans l’urine après l’ingestion de la sanlonine. L’une et l’autre virent au rouge par l’addition d’un excès d’alcali ou d'ammoniaque. Par l’action de l’amalgame de sodium ou de la poudre de zinc, la teinte rouge due à la rhubarbe disparaît, celle qui provient de la santonine n’est pas modifiée, réaction qui offre le moyen de les distinguer l’une de l’autre d’après M. J. MunkL