‹ Traité de chimie biologiqueChapitre 98 sur 570 · A L T É R A T I O N S DE LA SALIVE · texte numérisé non relu

A L T É R A T I O N S DE LA SALIVE

§ 65. Par un long séjour dans la bouche, la salive peut devenir acide. On admet que les débris d’épithélium ou "même les corpuscules salivaires ne sont pas étrangers à la formation de cet acide, qui est peut-être de l’acide lactique. En tout cas, on remarque que l’addition d’une telle salive à de l’empois détermine bientôt la formation d’une certaine quantité d’acide lactique. Ces faits mériteraient d’être soumis à une nouvelle vérification expérimentale.

Parmi les médicaments ou les substances ingérées accidentellement, un très petit nombre passent dans la salive. On a déjà signalé la facilité avec laquelle les bromures et les iodures sont excrétés par les glandes salivaires. On a longtemps admis le passage du mercure dans la salive, dans les cas de salivation mercurielle. Lchmann 3 affirme avoir rencontré le mercure dans le flux de salive, mais non dans les lambeaux d’épithélium qui se détachent incessamment dans ces conditions. M. Kuhne 4 admet précisément le contraire. 11 fait remarquer qu’en injectant dans les veines d’un chien divers sels métalliques, comme des

1. Céntralblatt fur die Medizin, IVissenschaften , 1871, n° 24.

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