‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 2)Chapitre 34 sur 92 · UX · texte numérisé non relu

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a) Gomme on ne connaît point la densité de la Tapeur de ce corps, cette fure n'indique que le rapport du charbon à rbydrogène.

502 GARBUAE D*STDR0G6NS.

IMjà noiB avons traite du proto-<»rbure dlrjrdro^ne A bi-carbure (C'H') ou jgaz oléfiant (53 et 55). Peut-êlre ^ ' aurions nous dû examiner tous les auttes, excepte les es de rose^ de térébenthine, de citron, et le caOutchMd) l'histoire se rattache trop immédiatement à celle deb substdk^ ces végétales pour en être séparée.

ARTICLE I

Bi'Carbure gazeux CH ou methjrlèHe.

22o3. Le méthylène (ainsi nommé de meth, liqueur spiÀ tueuse, et de j/e, bois) vient d'être découvert par MM.Di etPeligot dans Y esprit de bois. Ils l'obtiennent en décompc le chlorhydrate de méthylène dans un tube de porcel chauffé au rouge : le chlorhydrate se résout alors en methylèi et en gaz chlorhydrique faciles à séparer l'un de l'autre pari potasse. Cependant, même en ménageant le feu, il y a t^o jours un peu de charbon qui se dépose et un peu de gazhjr drogène qui devient libre; à part celui-ci, i vol. du gaz i cueilli exige pour sa combustion i -f vol. de gaz oxigène, , produit I vol. de gaz carbonique : d'où, il suit évidemment! que le méthylène est composé de i vol. de vapeur de charbon] et de I vol. d'hydrogène condensés en un seul. \

Le méthylène forme avec l'eau et les acides des composai extrêmement remarquables, que nous ne ferons connaître cpï^ plus tard (2323).

ARTICLE II

Bi-carbure gazeux d^kf drogène Ofl*.

22o4* M. Faraday est parvenu à extraire trois composés^ carbone et dTiydrogène du liquide qui se dépose, lorsque l'on comprime, sous une pression de 3o atmosphères, le gaz de l'hune pour le rendre portatif. ,

L'un est gazeux, et ne se Uquéfie que bien au-dessous de I zéro : c^est le bi-carbure C^HK .:

L'autre est solide à zéro, ne se fond qu'à -j-7*' et boni à 86*: c^esi le quadri-^arbure : il n'en sera -question que plus bas /a ai 3)*

Le dernier est liquide, bout à 85**5, et résiste à un grand froid : à la température et sous la pression de l'atmosphère, â tient en dissolution les deux autres. Ce cari>ure parait êW

idçnUguç avec k naphtc. {Foy, page 3i8.}

SUBSTÀNGBft lOUIÉES DE CARBONE ET Dim&OGÈirË. SOS Le bi-^arbure gazeux d^hydrogène OH^ s'obtient en chanf. fant aT8C la main le liauide provenant du gae comprime dans une fiole surmontée a'uja tube qui s'engage sous des flacons pleine de mercure. Le gaz se dégage peu-à-peu et se conserve autant que Ton ?eut «ans altération. Si Ton craignait que le gaz ne fut pas pur, il faudrait le liquéfier en le recevant dans un tube recourbé, sous forme de U, qu'on tiendrait plongé dans un mélange frigorifique, puis le gazéifier de nouveau, et ne recueillir que les premières portions : la liquéfaction aurait lien aisément par un froid de i8o, et la gazéification au-dessous de zéro.

Ce gaz est incolore; sa densité est 27 à 28 fois aussi grande ^e celle de l'hydrogène, c'est-à-dire de 1,8576 à 1,9264, ou Sensiblement 2 fois celle du gaz oléfiant : celle du liquide dans lequel il se convertit par le froid, est de 0,627 ^ *^**» Il est très combustible et brûle avec une flamme brillante.

LVau ne dissout que très peu de ce gaz; Thuile d'olive 6 fois son volume-, l'acide sulfurique concentré 100 fois; Talcool une grande quantité, si bien qu'en versant de Teau dans la solution, il se produit une vive efiervescence due au gaz qui Se dégage.

L'acide chlorhydrique ainsi que les dissolutions alcalines sont sans action sur lui.

Son analyse se fait comme celle du gaz oléfiant, et l'on trouve que 1 volume de gaz consomme 6 de gaz oxigèae, dont 4 sont employés à faire du gaz carbonique et les 2 autres de l'eau : d'où il suit que comme 2 volumes d'oxigène représentent 4 volumes d'hydrogène, et que 4 volumes de gaz carbonique représentent 4 volumes de vapeur de carbone, i volume du gaz résulte de 4 volumes d'hydrogène et de 4 de vapeur de carbone. Et en efiet , en prenant 4 fois la densité de l'hydrogène et 4 fois celle de la vapeur de carbone, et additionnant les deux sommes, on obtient, à peu de chose près, on nombre égal à celui de la densité du nouveau gaz. Ce bicarbure d'hydrogène a donc pour formule C*H*.

ARTICLE tu.

Huile douce de vin légère^ huile douce de vin concrète.

22o5. Lorsque l'on calcine dans une cornue de verre, munie d'un récipient, un sulfovinate bien sec, par exemple, du 8lilfovinate de chaux (sulfate double de bi- carbure d hydrogène (G^H^) et de chaux, dans lequel le bi-carbure d'hydro-

Sine tait fonction de base), le sulrate de cbaw i:€9te dw^ U,

304 HUILE DOUCE D& TIN OdNQgiÈTB;

cojmoe, tandis que le sulfate de bi-carbure dîiydrogèiie se puptage en deux parties : l'une se décompose en gaz sulfureux, eta, acide carbonique, carbure d'hydrogène, etc.; l'autre se vaporise et vient se condenser dans le récipient, sous l'aj^parence d'une buile jaunâtre, connue quelquefois sous le nom d'Awb douce de "vin pesante, {f^ojr. les suliovinates.^

Le sulfate de bi-carbure doit être lavé en l'agitant avec une certaine quantité d'eau, qui n'en dissout que très peu, puis versé dans un verre à pied, que l'on dispose sur une large capsule contenant de l'acide sulfurique. La capsule est ensuite placée sous le récipient de la machine pneumatique, et le vide est fait peu-à-peu. Par ce moyen, l'acide sulfureux que pourrait contenir le sulfate de bi-carbure se sépare promptement. Alors on chauffe le sulfate de bi-carbure avec de l'eau, dans un matras à long col, jusqu'à ce que le sulfate qui occupe le fond du vase ait disparu : il se transforme ainsi en sulfate acide de bi-carbure ou acide sulfo\ inique qui se dissout, et en une matière huileuse légère qui se rassemble à la surface. C'est cette matière d'apparence huileuse, qui contient tout à-la-fois l'huile légère et Inuile concrète. En effet, abandonnée an re-, pos dans une capsule entourée de glace, elle laisse déposer du jour au lendemain des cristaux de même composition qu'elle, et qui affectent la forme de petits prismes croisés très symétriques.

Cela fait, il faut réunir le tout sur un filtre mouillé d'eau, qui permet au sulfate acide de s'écouler, laver la matière jusqu'à ce que la liqueur ne soit plus acide, et placer rentonnoir sur un support : de cette manière, le filtre se dessèche et laisse

{)asser l'huile en retenant les cristaux, que l'on recueille et que 'on comprime entre des feuilles de papier josej)h, pour absoriber toute l'huile adhérente aux aiguilles cristallines.

!22o6. HuUe douce de vin légère ou bi-carbure liquide, — Ce bicarbure est légèrement jaune comme l'huile d'olive. Son odeur, qui est aromatique, se développe par le frottement entre les doigts. Sa densité à io®,5 est égale ào,9i749 selon MM. Dumas et P. BouUay. M. Sérullas l'a trouvée de 0,9^1^ mais il || n'indique point la température. r

Il tache le papier à la manière des huiles. Son point d'Aul- | lition est très élevé. Lorsqu'on abaisse sa température jusqu'à — 25", il devient épais comme une térébenthine, sansperare sa transparence. Il se solidifie à — 35"*. Il ne conduit pomtFélectricité, lorsqu'il est entièrement privé d'eau.

2207. HuUe douce de vin concrète. — Ce bi-carbure cristallise en longs prismes transparens et brillans^ son odeur est semblable à celle du bi-carbure liquide^ sa saveur est nulk;

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