‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 2)Chapitre 36 sur 92 · IV. ^irième édition · texte numérisé non relu

IV. ^irième édition

3M SUBSTANCES FORMÉES DE CARBONE ET D*]nrDROGÈllE.

les huiles d'olives et d'amandes ne Topèrent bien qu* à ckaud.

Elle s'unit par la fusion avec la stéuîne, la cétiné, laciie d'abeilles et la colophane ; elle s'unit de même avec la graisse de porc et le suif, mais ces deux corps gras s'en séparent em se refroidissant. Le camphre, la naphtaline, le benjoin, k poix noire compacte , ne forment avec elle aucune combinaison même momentanée. Elle ne se charge tout au plus que d'une petite quantité de pl^ospl^o^rÇ} de soufre, de sélénium, par la fusion.

Une foule de corps sont sans action sur elle , savoir : le chlore dissous ougazeux , le potassium même en fusion , l'oxide rouge de plomb , le peroxide de manganèse , les acides sulfurique* azotique, chlorhydrique , oxalique, tartrique, acétique, les dissolutions de potasse, d'ammoniaque, de baryte, lie strontiane, de chaux. L'hydrate de chaux en poudre, le^ carbonates alcalins.

Préparatioiu — 'La paraffine s'extrait plus aisément et en pins grande quantité du goudron végétal , surtout de celui de bois, iiue du goudron des sub&tanccs animales ou de houille. M. Reiclienbach donne même la préférence au goudron que donne la carbonisation de bois de hêtre. .

i' On distille jusqu'à siccité cette sorte de goudron , et on obtient ainsi , en ayant soin de ne pas* agiter le récipient, trois liquides différens : le supérieur est une huile assez légère ^ l'intermédiaire un hquiae aqueux acide, et rinférieor une huile pesante.

2° On soumet à une nouvelle distillation l'huile pesante, et lorsque la massé liquide commence à s'épaissir et à se soulever, on change le récipient, et l'on continue la distillation en augmentant le feu jusqu'à ce qu'il ne vaporise plus rien. Le produit que l'on obtient ainsi est épais, et formé d'huile, d'eupione et de paraffine dont une partie apparaît sous «forme de petites paillettes. S'il contenait trop d'huile , ou s'il était trop liquide, il faudrait le redisli lier encore, en changeant de récipient, comme il a été dit plus haut.

3° Lorsqu'on s'est procuré cette sorte de produit , on l'agitç avec 6 à 8 fois son poids d'alcool à o,833. Après quelques momens de repos , il se dépose du mélange trouble une 'masse liquide^ épaisse^ qu'on lave successivement avec de l'alcoolau même degré que le précédent jusqu'à ce qu'elle se transforme

"îuilles qui dissolvant

précipitent par

le refroidissement , soit sous leur forme première y soit en petites aiguilles aplaties.

£UPIONE. SOI

DaJia le cas où Von ne traiterait le produit huileux que par un Tolume d'alcool égal au sien. Ton dissoudrait la parumne par rintermède derhuilcù laquelle elle est uiiie^ mais ilsuiV fif^it d'ajouter 6 à 7 fois plus d'olcool à la dissolution jiour e^ précipiter la parafEne, que l'on purifierait commcr il a été dit.

4^ Au lieu de traiter directement par l'alcool le produit épais qui provient de la distillation de l'huile pesante de goudron, l'on peut encore le m^Ier peu-à-peu avec le quart ou la moitié de son poids d'acide suluirique concentra!, portrr le mélange jusqu'à 100^, si la rractiou ne drvelopptt i)as ce d«*gr«Ç de chaleur, et le placer pendant i a heures ou plus dans un lieu où la température ne soit pas moins de fin».

L'acide est en partie décomposé; il y a dégagement de ga% sulfureux; la masse devient noire, et si; recouvre d'une i*ouclje liquide, incolore, deparalline, d'eupioru: et d'huile, laquelle couche, décantée et refroidie, se solidifii; compIt'tU'inenl. Kn la comprimant alors entre plusieurs doubles de p:ipi'*r josepli,

Sresque toute l'huile et tout'f Teuplorie se trouvent ahvirhées, e sorte que la purificatioa de la parafiine par Taloiol bouillant devient ensuite très facile.

Composition, — L";jndlyïe de la [uralfitn^ a été faite par M. J* Gay-LuÂdac : il a vu qu'elle était formée de carbone et dliydrogene, et s'est assuré que ces deux corps cr>nstituaient un véritable bi-carbure. ( Ann* de Chim, et dt: Phya. l. j8.)

▲ATICLE Y.

Eupiona.

2209* \JeupuinBj qui tire son nom de deux mots grecs ;' T'.Zn , sraLsse , t., . bon , pur ) , est, comme la paraffine. Une snL»lanoe qui a été trouvée par M. Reichenbach dans les goudr:i*= pro>tDant de la distillation des matières organiques' et de la houilie: m.^is le goudron animal ou Thuile de l5ippei f ■.'-::.-: pi*: -'-^ur/orif: qj'aueun autre. \ ' ■ ..

' L.'^jaiwju^ e»t L jUi<i'r même à — 20*, incolore, Umpîde cuu:iiAt j fclT^Vi a.v»r>*-i. îiiv^ore. insipide, sans action sur les" couieim i>â= ae*- '.^j^Qi^ih torjd-jj'-ur de rélectriclté. Klle produit BUT it lit.;.»-*'! <iet ifl'.fje* sf'i.'.s'rs qui disparaissent d'ellesmâmes aaLLî. ijl «rt*;^-/^^ ^-^ tcn^p» p^ui ou moins considérable. Sa deiuikt eb" ck> c^.^i'^ ^ 22* c.

EUe uovxi jvv'^. w-ï' ^ dwïmpCHer: *:llenç s'cnflamitte' ipi'auUui qu *:iÉt «rbi c^mA^ , a i'approcbt d'one allumette ;

508 StTBSTANCES FORMÉES DE CàRBOnE ET lyflTD&OGtint

elle brûle facilement au moyen d'une mèche , sans déposer de | suie 9 et en donnant lieu à une flamme vive. L*air, à la température ordinaire, ne l'altère pas.

Elle est insoluble dans l'eau froide ou chaude , très solnUe | dans porti

oore

eupione à la cbaleur de l'ëbullition , et qu après dissement il n'en retient que un peu plus de i centième. Le sulfure de carbone , l'essence de térébenthine y le naphte^ le huiles d'amandes et d'olives s'unissent aussi à l'eapione, a tontes proportions, comme l'alcool absolu.

L'eupione dissout à froid le chlore, et mieux encore le brome y et prend la teinte de ces deux corps ; ils s'en d^ gent par la chaleur , sans lui avoir fait éprouver d'altération. Elle dissout également l'iode en devenant violette ; et si k dissolution se fait à chaud , une partie de l'iode se sépare a cristaux par le refroidissement ; elle n'agit comme dissolvait sur le phosphore, le soufre , le sélénium, qu'autant qu'elle eit très chaude.

L'eupione dissout encore beaucoup d'autres substances ^n-

. gonfle d'abord

considérablement : la solution étendue sur un carreau de verre , et exposée à la chaleur d'un poêle, devient gluante, donne des fils et finit par sécher. Malheureusement la matièit est cassante.

Les oxides, le bi-chromate de potasse, le potassium, b alcalis même , dans leur plus grand état de concentratioD' n'exercent aucune action sur Teupione.

Préparation. — C'est du goudron animal d'os , de cornes << de chairs, que M. Reichenbach extrait l'eupione.

i<»Il le distille, et de 8 litres en retire 5 , qu'il réduit i^ par une nouvelle distillation.

aL^ n mêle ensuite ces 3 litres pcu-à-peu avec une livre dV cide sulfurique concentré, et les agite à mesure avec soin : il

pour la traiter de nouveau par l'acide sulfurique et la distiller — s T .UA ji...:j. j.:. a.-. ^^.1. "1 poids à celle de

se colore*t-il en

aux Y • La quantité d'acide doit être égale en poids à celle de l'huile ; il a pour objet de la détruire ; aussi

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