‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 2)Chapitre 41 sur 92 · SUBSTANCES FORMÉES DE CARBONE ET D'HYDROGENE · texte numérisé non relu

SUBSTANCES FORMÉES DE CARBONE ET D'HYDROGENE

de soufre, et le laisse déposer, par le refroidissement, soui forme de belles aiguillés trè3 brillantes, qui se brisent fsùtnàà d'elles-mêmes et se ternissent.

2° A la même température que la précédente, environ ui:

3uinzième de son poids de phosphore : une partie s'en sépaie 'abord en gouttes et en poussière^ une autre, dans l'espace dt quelques jours, se dépose en cristaux prismatiques.

3"* Le huitième de son poids d'iode.

4^ Une très grande quantité de camphre, et plus encore de poix-résine. •«

5"* Â froid, très peu de cire : il ne fait, pour ainsi dire^qn^j la délayer ; à chaud, toutes sortes de proportions. ij(

6*" A peine un centième de laque en écaille et de copdk brut. jl

7° A froid, très peu de caoutchouc : cependant celui-ci s'jr gonfle ex traordinai rement, à tel point qu u finit par occupop un volume trente fois plus considérable que son volume jMiniii? tif ; à chaud, l'action dissolvante est plus marquée, mais jamais la dissolution n'est complète. ts

Le succin, le sucre, la gomme et l'amidon n'y sont noDai^ ment solubles. '

Composition. — Suivant M. Théodore de Saussure, le napktfe est composé de 87,60 de carbone et de 12,78 d'hydrogèiift (^Bibliothèque wwerselle, iv). Ce résultat se trouve confirmipar les observations de M. Dumas {^Anri, de Chùn. et de Pkf$*^ L, 238). Or, comme la densité de la vapeur de naphte, de*? née par rexpérience, est de 2,833, ils'ensuit que la formniB du naphte doit être C^H^.

ARTICLE IX

Quadri'Carbure d^ hydrogène ou Benzine.

221 3. Le quadri-carbure d'hydrogène est un liquide ^B^ M. Faraday a découvert dans les produits de la distillation^ la houille (i) , et que MM. Mitscherlich (2) et Peligot (3) ont obtenu chacun de leur côté, en décomposant par le feu l'acide benzoïque sous l'influence de la chaux. MM. Faraday et religot le désignent sous le nom de bi-carbure d^hydrogme , wnomination que nous ne saurions admettre, puisque ce cd' bure contient quatre fois autant de carboné que le proto-car*

(i) Jnru de Chim, et de Phys,, XXX| 268. (a) Id,f LTy 42.

(3) M, LVï. 65.

i90AinU-GA&BUEE DTITDROGÈm. SIS

M. Mîtschprlîch propose de Tappeler benzine ; mais il

[m éf ident que la dénomination de quadri-carbure , qui indi-

sa. composition sans le confondre avec aucun des autres

iadiares , est préférable.

Prapriêiiê. — Le quadri-carbure est limpide , incolore, très

dde, mauvais conducteur du fluide électrique. Son odeur

aromatique , sa densité de 0,83 , celle de sa vapeur

Plongé dans un bain frigorifique de quelques degrés au-

>U8 de zéro, il se prend en une masse cristalline, dure ,

nte, douée d'un grand éclat, qui se liquéfie ensuite à -f-7^*

Mitscherlich fixe son point d'ébullilion à 86^; M. Faraaay

iB5%5; M. Peligot à 8a<^. Une haute terap*rature le déoom-

et en fait précipiter beaucoup de charbon. Exposé à Tair , il s'y vaporise complètement. Mis en cond avec le gaz oxigène, il le rend très détonant par Tapproche ff nne bougie allumée.

i U est peu soluble dans l'eau, assez cependant pour lui comnimiquer fortement son odeur , très soluble au contraire dans plci huiles fixes et volatiles , dans l'éther , dans Talcool. L'eau

f' k sépare tout-à-coup de sii solution alcoolique. L'iode, le potassium, les solutions alcalines, Tacide chlor- Jhjdrique n'exercent aucune action sur lui^ l'iode seulement •j dissout en très petite quantité.

H n'y a guère que le chlore, Tacide azotique et Facide sulfiiriquequi Tattaquent*, et encore la réaction n'a-t-elle lieu que dans quelques circonstances qui la favorisent.

Lorsqu'on verse un peu de quadri-carbure dans un flacon de chlore gazeux , sec ou humide , et qu'on le place dans l'obicorité, l'action est nulle -, à la lumière diffuse, elle est faible ; nais au soleil, d'épaisses vapeurs remplissent aussitôt le flacon^ il se produit beaucoup de chaleur; en cinq minutes, tout le chlore disparaît , et bientôt le vase se trouve tapissé de cristaux transparens , friables , parfaitement blancs , pourvu que le chlore ne soit point en excès. Il est facile de les détacher en les agituit avec de l'eau qui ne les dissout point. Si le chlore était en excès, les cristaux se produiraient encore, à la vérité, mais ilssenient imprégnés d'une autre matière épaisse, filante, orangée, oontenant probablement plus de chlore que la première. Il y tarait en même temps production de beaucoup d'acide chlorl&ydrique. On séparerait la matière épaisse de la matière cristalline , en les dissolvant dans l'alcool bouillant qui, par le reiioidissement, laisserait déposer cellenâ.

Cette matière cristalline parait être composée, d'après IL PeBgot) de a5,z6 de carbone; 2,00 d'hydrogène \*] a ^*]7i

518 SUBSTANCES FORMÉES DE CAEBONE ET D'CRDROGÈfilÉ.

de cUore, et doit avoir pour formule : G^H^,G1i^s=i volume dî vapeur de quadri-carbure et 3 voL de chlore. Le cUomre de quadri-carbure est insoluble dans l'eau et indécomposable pK elle 3 soluble dans l'éther, d'où il se dépose par evaporatuw spontanée en belles lames brillantes. L'alcool bouillant ledit*! sout aussi ^ mais il se précipite presque tout entier par le refroU dissement. Il fond comme de l'huile j et ne se solidifie ensnill qu'à -{- 5o<>. Il bout à i So^, et se distille sans aucun résidu.

L'acide azotique n'agit sur le quadri-carbure qu'autant qii!il ' est concentré et bouillanL II dissout alors le quadri-caibui et laisse déposer, en l'étendant d'eau , un corps oléagineux qi' a beaucoup d'analogie avec l'huile d'amandes amères^ et ipnk M. Mitscherlich doit examiner dans une partie de son infomoire , non encore publié. (^Ann. de Ch. et de Phys.^ X. lv^ p. 47 > et t. LVi, p. 3i8.)

L'acide sulfunque nous offre avec le quadri-carbure dUC phénomènes dignes de remarques. Lorsqu'il est hydraté, k réaction est nulle ; mais lorsqu'il est anhydre , la réaction s'o?, père tout-à-coup à la température ordinaire; il en résulte d^ la chaleur et trois composés divers que M. Mitscherlich a euf^ minés, mais dont il n'a fait encore connaître que le premki: qu'il désigne sous le nom diacide benzo-sulfurique. Cet acide a.

5 our formule : ( C^*H^®,S^O^ ). Or, comme le quadri-carbm. 'hydrogène est représenté par C**H^^ , et que l'acide sulfÎH . rique l'est par S^O^, il s'ensuit qu'il se fait i atome d'eau ai moment de la réaction, et que l'acide dans le composé ne iê' trouve qu'à l'état d'acide hypo-sulfurîque.

Pour obtenir l'acide benzo-sulfurique pur, il faut mettre Ptcîde sulfurique fumant dans un flacon et y ajouter un petit excès de quadri-carbure, en ayant soin d'agiter continuellement le vase , et de laisser de temps en temps refroidir le ila* con qui s'échauffe. Ensuite on dissout l'acide dans l'eau, et oa filtre la liqueur pour en séparer une petite quantité d'une matière insoluble \ c'est l'une des trois matières dont il a été qoep tion plus haut : après quoi l'acide doit être saturé par du cup* bonate de baryte, et la nouvelle dissolution filtrée comme h

Sremière ; on y verse une quantité proportionnelle de sul&tc e cuivre; on la filtre encore, et par l'cvaporation, ou obtient le benzo-sulfate de cuivre en beaux et volumineux criatattb C'est de ce benzo-sulfate qu'on extrait l'acide benzo-sulfnn*

3ue, en décomposant sa dissolution aqueuse par le gaz sulfhy* rique. L'acide évaporé jusqu'en consistance sirupeuse^ f<tfiBC un résidu cristallin. Soumis à l'action du feu , il se décompoie assez promptement^ mais les benzo-sulfates résistent & vne température assez élevée. Celui de cuivre^ par exemple, pen^

QUADRI-CARBURE D^HTDROGÈNE. 31 V

supporter une chaleur de 22o<>. Il a pour formule : (CuO 4-

n parait que la plupart des benzo*su1fates sont solubles; tels lont du moins les benzo-sulfates de baryte, de potasse, de Kmde, d'ammoniaque, de zinc, de protoxide de fer, de biuide de cuivre, aargent. Ces divers benzo-sulfates, à part celai de barvte, cristallisent très bien. [Ann. de Chim. et de

PkfTê.j LVI, Ol8.)

Composition,' — M. Mitscherlich a trouvé que le quadri-carbnre d'hydrogène ou la benzine était formé de g^^p^ de carbone et de 7,76 d'hydrogène ; M. Peligot a obtenu des résullits analogues : or, comme la densité de la vapeur de quadriiturbuFe ou de benzine est de ^,77, il s'ensuit que sa formule doit être C^W.

Préparation. — C'est en mêlant de l'acide benzoïque cristallisé avec 3 fois son poids de chaux éteinte et soumettant le méknge à une distillation ménagée, que l'on se procure le quadri-carbure d'hydrogène ou la benzine. Il se dégage d'abord 'de Peau, puis un liquide léger, limpide, oléagineux, qui est k quadri-carbure même : on l'enlève avec une pipette et on le purifie en le distillant de nouveau, après l'avoir agité avec un peu de potasse.

La théorie de l'opération est bien simple. L'acide benzoï-

Se cristallisé a pour formule C^^H^^O*, et le quadri-carbure H». Par conséquent C^H"0*=4G«H^+4CO, c'est-à-dire 4 volumes de vapeur de quadri-carbure -{-4 vol. d'acide carbonique. Oi/, tels sont précisément les produits dans lesquels se transforme i atome d'acide benzoïque sous l'influence d'un aces de chaux; le quadri-carbure se volatilise; quant à l'acide carbonique, il reste uni à la chaux.

On peut aussi extraire le quadri-carbure d'hydrogène du gax de l'huile, comme l'a fait le premier M. Faraday. En effet, lorsque, après avoir chauffé à la main le liquide provenant du gaz de l'huile comprimé, on soumet ce liquide à la distillation, U ne tarde point à bouillir. Mais la température à laquelle il bout n'est pas constante; elle s'élève assez rapidement jusqu^à 80*9 et si l'on met dans un tube fermé par un bout le produit recueilli entre ces deux degrés, et qu'on t'expose à l'action d'un mâange frigorifique, il s'en dépose une matière cristalline, qui est le quadri-carbure. Mais comme dans cet état il n'est pas pui^, il laut introduire dans le tube même qui le contient, du papier sans colle, et presser ce papier à l'aide d'un tub^ plus étroit : par ce moyen on parvient à séparer beaucoup de liquide; après quoi, retirant le quadri-carbure et l'enveloppant oans de nouveau papier^ refroidi préalablement ^ rr- 1(8^9 on le

purifie par une forte pression, telle que ceBe de la draulique. Le quadri-carbure ainsi obtenu, est à— ^li^l parent, fragile, dur et grenu comme le ancre en pain.

Quant au compose liquide, que la pression sépare ik\ dri-carbure et que M. Faraday avait pris poar un trin ce n'est que du naphte, d'après la remarque de H. (jiwi. de Chim. et de Phye.y l, a38.)

AJLTIGLE X.

Naphtaline»

aai4* La naphtaline est une substance remarquable ^ dëcouyerte par M. Kidd (i) et examinée snccessivemol MM. Faraday (a), Wôhler, Liebig (3), Reichenbach %\ permann (5^, Laurent (6), Dumas (7), Pelîgot. (8)

Propriétés. — Cette substance est solide à la temt ordinaire^ très blanche, un peu plus dense que l'eau, m^ et d'une odeur légèrement aromatique qui se rapprocIie( du narcisse : cette odeur est même caractéristique, car répand promptement à plusieurs pieds de distance et lfortemcnt et pendant long-temps à tout corps qui en a étifî prégné. La densité de sa vapeur est ^,^i:k9 fois aussi grande^ celle de l'air et correspond à C^®H*.

Sa tendance à la cristallisation est des plus grandes. Es fet, elle se sublime par une légère chaleur, avant d'entrera sion, et cristallise en feuilles si minces que 3 à 4 granuno* fisent pour en remplir un flacon d'un litre. Projetée daa

mtit par

dissement en belles lames nacrées, rhomboïdales.

Exposée à l'action du feu, elle entre en fusion A 79*)i ne bout qu'à ai a.

Quoique douée d'une assez forte odeur, elle s'évapore l'air moins facilement que le camphre.

Lorsqu'on l'enflamme, elle brûle rapidement et tt\ une fumée très considérable et très dense.

Elle est insoluble dans Veau froide, presque insoluble l'eau bouillante qu'elle rend laiteuse par le refroidisseï soluble surtout à chaud dans l'alcool et l'éther, plus on i soluble aussi dans les huiles fixes et volatiles : l'eau la nié de sa dissolution alcoolique.

(x) Jnn. de Ck, et de Ph/e,^ ux, 173. (a) Id., xulit, 164.

(3) /</., XLix, 27. (4) /</., xLix, 36,

(5) /</., XLIX, 4 X . (6) Id,^ XLIX, 2 1 4-ui, a yS-m

(7) /</.;i^ zSa. ^vt>64^

KÀPHTALINE. SI9

Le cblore gaseox l'attaque vivement à k tempëratare ordi* ■ÉÎTe : il |en résulte un dégagement de chaleur, du gaz clilor- ^drique, et une masse qui , d'abord liquide, s'épaissit peu- &-peu9 et prend la. consistance de Thuile d'olive figée. Cette ■lasse se trouve formée de deux chlorures : l'un solide, blanc, ferenUf doué d'une forte odeur, insoluble dans l'eau, presquç Ébsoluble dans Talcool même (souillant , et dans l'éther froid, inattaquable par les acides et les alcalis à la température ordinaire; l'autre huileux , légèrement jaunâtre, doué, comme le wemier, d'une forte odeur*, insoluble dans l'eau , très soluble ipfcns l'alcool , soluble en toute proportion dans Téther. Or, ^ànme le premier paraît avoir pourTonnule (Ch^,G^^H^), et le ^Ncond (Gn,C^^H^), et que la composition de la naphtaline est nprésentée par C^^H^, il est facile de voir cpi'une partie de la .naphtaline s unit au chlore, et que Tautre cède au chlore le | et son hydrogène, etc. Quoi qu'il en soit, pour séparer les jcui chlorures, il faut les agiter avec de l'éther, qui dissout i .troid le chlorure liquide et attaque à peine le chlorure solide. Cdui-ci reste pur, lorsqu'on renouvelle l'éther à plusieurs re- «poses; mais quelque chose qu'on fasse, le chlorure liquide se iBOave toujours mêlé à un peu de chorure solide. (M. Laurent, Jnn* de Chim. et de Phys., t. lii^ p. s^S.)

Le brômë agit fortement, conmie le chlore, sur la naphtaline, it donne heu sans doute à des produits analogues. L'iode, au Mntraire, est sans action sur elle ; il en est de môme du phosgkore, du soufre, du chlorure de soufre, et du potassium , du ■Joins au degré de chaleur où il entre en fusion.

Les acides acétique, oxalique, chlorhydiîque la dissolvent ,

: lans l'altérer, en prenant une couleur d'œillet pourpre : l'a-

dde acétique en dissout une si grande quantité à chaud , que

par le refroidissement , il se prend en une masse solide cris-

UUine.

L'acide azotique bouillant la décompose en se décomposant loi^même, et laissant déposer, à mesure qu'il se rapproche de U température ordinaire, une grande quantité de petits cristaux jaunâtres, aciculaires, en groupes étoiles qui , séchés et fi»dus, s'enflamment dans leur contact avec un corps en comhiMtion , répandent beaucoup de fumée, et laissent un abon* <)amt résidu de charbon.

. L'acide sulfurique concentré forme avec la naphtaline l'acide sulfo^-naphtalique, qui sera décrit plus bas.

État naturel. — M. Laurent a fait voir que la naphtaline «xbte dans le goudron de houille, imie à une huile d'où il est difficile de la séparer immédiatement ; mais est-elle toute formée dans la houille elle-même? C'est une question qui n'est

320 SUBSTANCES FORMÉES DE GÂRBOVE ET D'flTDKOGftfflL

point encore résolue. Le même chimiste Ta observée aussi ea.

Eetite quantité dans l'huile provenant de la distillation dn ois^ et M. Peligotdans les produits de la distillation du benzoate de chaux. {^Ann. de Chim. et de Phrs*^ t. lvi, p. 64*)

Préparation. — Il faut d*abord distiller le goudron de k houille, jusqu'à ce qu'on en ait retiré un peu moins de la moitié de son volume d'huile , puis faire passer du chlore gazeux à travers celle-ci , qui se fonce peu-4-peu en couleur et devient aussi noire que le goudron , ce qui n'a lieu toutefois que dans l'espace de quatre jours, en opérant sur trois litres d'huile- Alors, on agite la matière oléagmeuse avec de l'eau, pour séparer la plus grande partie de l'acide chlorhydrique formée après quoi on soumet l'huile à une nouvelle distillation, et on expose le produit à un froid de lo^. La naphtaline s'en dépose abondamment sous forme de lames, lesquelles égonttées sur un filtre, comprimées dans un linge fin , agitées avec de l'alcool froid, qui enlève toute l'huile adhérente et peu de naphtaline, n^ont plus besoin, pour être purifiées, que d'être recueillies sur un filtre, soumises à la presse entre plusienrt doubles de papier Joseph , et dissoutes dans l'alcool bouillant , d'où elles se séparent par le refroidissement en beaos cristaux lamelleux,et nacrés, (i)

Dans cette opération , le chlore a pour objet de décomposer l'huile à laquelle se trouve unie la naphtaline : aussi y a-til production d'acide chlorhydrique. Il suffit, à la vérité, de refroidir l'huile de goudron pour en extraire de la naphtatinq mais par ce moyen on en retire beaucoup «moins qu en trai* tant la matière oléagineuse par une quantité convenable de chlore.

Composition. — M. Faraday, d'une part, et M. Laurent, de l'autre, ont trouvé que la naphtaline était sensiblement formée de 93,95 de carbone et de o,o5 d'hydrogène : or, d'après l'analyse du sulfate double de baryte et de naphtaline, i5,o3S d'acide sulfurique sont neutralisés par 449777 ^^ naphtaline, il s'ensuit que la naphtaline doit avoir pour formule atomique du nombre proportionnel C*®H^.

^21 5. Acide sulfo-naphJtalique^ ou bi-su^txte de napktaHM* — Lorsqu'on fait im mélange de parties égales de naphtaHne pure et d'acide sulfurique concentré, qu'on Texpose pendant ~ heure à une chaleur modérée et qu'on le traite par l'esoy

(i) L*liuile de goudron contient souvent de la para-naphtaline, en même teap que de la naphtaline : au lien de se déposer en lames par un froid de 10**, elteK sépare en grains. Au reste, comme elle est insoluble dans Tatcool, elle n*est poînl mîlée à )a naphtaline. (Yoy. plus bas Para-napktaline,)

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