SERUM. CAILLOT
i'* analyse, a* anaL z'* anal. 2* anaL
Eaa 906,00 901,00 73o,i4 785,59
Fibrine » •• a,io 3,56
Albumine 7 8,00 8 i,ao 65,09 ^9>4x
Hatière colorante. .......... •> >» z33,oo 1 19,65
Matière grasse cristallisable. .. . i,ao 2,10 a, 43 4,3o
Ibtière huileuse (i).... ..... 1,00 x,3o i,3i 3,27
Matières extractives solublf^ dans
raicool et dans Teau 1,69 a,o5 1,79 19,2
Albumine couibinée à la soude. • a, 10 a, 55 i,a6 a,oz
dilorures de sodium et de potas- '
sium
Sans carbonate I ) 8,xo 7,3a 8,37 7^30
Phosphate. . . . | alcalins
Salfiite )
Carbonate de diaux
— de magnésie.
rïiosphate de chaux f ^
L de magnésie °»9^ ^'^7 MO i,4i
— de fer l ^^
Feroxide de fer
Perte..... 1,00 i,6c a,4o a,58
Indépendamment de l'analyse du sang d'homme, M. Lecanu a fait des analyses comparatives du sang d'individus de sexe, d'âge et de tempéramens difierens. Son mémoire se trouve consigné dans les Ann* de Chim. et de Phys. , t. ^lviii, p. 3o8.
ajSS. L'histoire que nous venons de tracei: n'est , pour ainsi dire, que celle du sang de l'homme, tiré des veines du bras ; il faut maintenant essayer de tracer celle du sang artériel, du sang veineux de toutes les parties du corps , du sang dans les différens âges , dans les diverses maladies , et enfin dans les divers animaux ; tout ce que nous savons à cet égard se réduit à-peu-près à ce qui.suit :
Sang artériel*" Le sang artériel est d'un rouge vermeil et d'un degré plus élevé en température que le sang veineux. Suivant M. John Davy y sa capacité pour le calorique est sensiblement la même ^que la capacité de celui-ci y et sa pesanteur spécifique en diffère à peme, puisqu'il Ta trouvée de I9O499 etl'au-
<i) Qui, d*a]^è9 M.Boadet^ serait del'aeide oléique et mar^vciq^e^. ^Foj.^^ précédente).
DU SANG A&TilEUEIu il^,
Bjbumineuse se coagulait moins facilement qu'à l'ordinaire ^ piopriëté qu'on observe aussi , d'après plusieurs chimistes ^ lans l'albumine du sang pendant les fièvres inflammatoires*
a^ Rollb avait avancé que le sang des diabétiques renfermait une certaine quantité de sucre; mais cette observation ae s'accorde point avec les expériences de Nicolas et Gueudenllcj de WoUaston, de Vauquelin, etc., et est tout-à-faît inexacte. MM. Nicolas et Gueudeville en ont retiré beaucoup plus de sérum et beaucoup moins de fibrine que dans l'état sain. Mais, suivant MM. Henry fils et Soubeyran,. cette sorte de sang contiendrait, au contraire, plus de ubrine et d'albumine que le sang ordinaire. (Journ* de Pharm. zii , 820).
3^ Parmi les chimistes, les uns prétendent que le sang des ictériques renferme toujours'de la bile; d'autres prétendent, au contraire, qu'il n'en contient point, et que c'est du sang ordinaire, dont le sérum est coloré en jaune par une très petite quantité de la matière colorante, qui, dans, cette maladie, s'épanche, pour ainsi dire, par tout le corps. Pour moi, je sais nîen qu'ayant eu l'occasion d'analyser du sang qui m'avait été donné comme appartenant à un ictérique , je n'ai pu y décou* vrir aucun des matériaux de la bile. Je partage donc l'opinion de ceux qui attribuent Victère à une matière colorante particulière.
Sang d^une nature toute particulière» — M. le docteur Gendrin a extrait de la veine d'un malade un liquide blanc , laiteux, dans lequel nageaient seulement quelques globules de matière colorante. M. Caventou , qui l'a examiné , n'y a reconnu m fibrine , ni albumine ; il en a retiré une matière qu'il est porté à regarder comme étant particulière. {Ann. de Ùwn. et de Phys.j xxxix, 288).
Sang des animaux. — Dans les animaux à sang chaud ,. le sang parait être de la même nature que dans l'homme ; celui de bœuf, qui souvent a été soumis à l'analyse , est formé des mêmes principes et à-peu-pres dans les mêmes proportions» Suivant M. Vogel , le sang de bœuf contiendrait de plus une petite quantité de gaz carbonique : si ce gaz fait réellement partie oe qette sorte de sang , nous ne voyons pas de raison pour qii'ilne se rencontre pas aussi dans celui de 1 homme , etc. Nous ne pouvons rien dire du sang des animaux à sang froid; il n'a été l'objet d'aucunes recherches suivies.
2766. Usages. — Le sang forme la majeure partie du boudin; Il est employé dans toutes les raffineries de sucre pour clarifier les sirops. En le calcinant avec la potasse et lessivant le résidu, l'on obtient la liqueur que l'on connaissait autrefois SOUS l^noûià:^ kmife du sang^ qui. n'est que du c^^xixxi^