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H serait possible que les sulfates et les phosphates fussent
dus à l'action des reins ; car les autres liquides du corps ne
BOUS offrent que peu de ces sels. Le soufre contenu dans l'al-
rbumine et la fibrine serait alors converti en acide 5 il en serait
de même du phosphore de la matière grasse.
On reconnaîtrait la présence du soufre en faisant chauffer
\ Tnrine dans une bassine d'argent : celle-ci noircirait , et sa
nrface se convertirait en un sulfure d'argent qui s'en sépare-
irtît en écailles. Cependant, il m'est arrivé plusieurs fois de
^ tenter cette expérience sans succès.
Uacide carbonique s'obtiendrait en faisant passer sous une
cloche l'écume blanche et volumineuse qui recouvre l'urine au
iinoment où elle commence à bouillir i ou bien encore , suivant
va. Alexandre Marcet et Vogel , en plaçant sous le récipient
[delà machine pneumatique un vase plein d'urine et auquel se
f trouve adapté un tube recourbé qui plonge dans de Teaa de
: chaux. Lorsqu'on vient à faire le vide, l'eau de chaux se trouble;
' paisseur , l'eau de chaux ne s'est pas troublée.
ipparence a une nuiie noire et épaisse. Un la punue en la lavant à l'eau chaude. Cette substance purifiée a Bnc couleur fauve, l'odeur et la saveur amère des urines 5 elle est très soluble dans les alcalis.
L'acide lactique est , d'après Berzelîus , l'acide qui tiendrait en dissolution le phosphate de chaux et le. phosphate anuno-
(z) Ctst ce que M. Berzelius désigne aujourd'hui sous 1« nom d'extrait «Icaoll^ que d« Tiandc
178 DES UQUSIfES ACIDES.
niaco-magnésienir Pour en démontrer la présence dans Furme; il traite l'extrait d*urine par lalcool à 0,833, et ajoute à U liqueur une solution alcoolique de chlorure de calcium mèlft d'un peu d'ammoniaque qui sature l'acide lactique libre ; il obtient par ce moyen un précipité contenant du lactate de chaux ; il le lave à l'alcool, puis le redissout dans l'eau , le filtre^ et décompose la dissolution aqueuse par une quantité convenable d'acide oxalique. La nouvelle liqueur filtrée est charge d acide lactique que Ton parvient à purifier par le carbonate de zinc , comme il a été dit (ao6i).
Je reconnais, avecM. Berzelius, que cette expérience démontre la présence de Tacide lactique dans Turine ; il doit agir sur le phosphate de chaux comme tous les autres acides , c*est-àdire qu'il donne lieu sans doute à un lactate calcaire très acide fst à un phosphate acide de chaux. «Mais il est très possible^ etia regarde comme très probable , qu'elle contient aussi de Tacide acétique 5 parce que , de quelque manière qu'on la traite ^ oa en relire toujours une certaine quantité de cet acide.
C'est aussi M. Berzelius qui , le premier, a démontré Pexiitence de la silice dans l'urine. On parvient à l'en retirer, en traitant l'extrait d'urine par Teau, mettant en contact le résida arec l'acide chlorhyd ri que qui dissout le phosphate de chaux, et calcinant dans un creuset le nouveau résidu lavé, qui se compose de silice , de mucus et d*acide urique. La silice seule ne se décompose pas et reste tout entière en poudre blanche.
Quant à la résine et à la substance noire , elles sont évidemment aussi étrangères à l'urine. On les obtient, à la vérité, comme Proust l'indique 5 savoir : la résine , en versant de l'a* cide sulfurique sur l'extrait d'urine , et la substance noire ^ en lavant la résine à grande eau : la substance noire est emportée sous forme de poussière. Ces matières sont le résultat de Faction de l'acide 5 elles se forment surtout , lorsqu'on fait chauffer l'acide sulfurique un peu affaibli , avec la portion de l'extrait d\irine insoluble dans l'alcool.
2832. L'urine n'a d'usage dans les arts qu^autant qu'elle est
Ïmtréfiée : alors on s'en sert quelquefois pour dégraisser la aine , pour dissoudre l'indigo et se procurer du sel ammoniac.
Caractères que présente F urine dans certaines maladies ou par
l^^ff^^ de quelques alimens^ etc.
1^ Dans les accès des fièvres intermittentes^ la nature et la quantité des urines sont sujettes à varier rapidement. Dès le aébut et pendant toute la durée du premier stade, la transpi-*
D£ VXJKOn. 179
41 est supprimée^ et par cela même la sëcrëtion des nrinefl . «mye augmentée ; elles sont plus limpides et moins cola* «ue de coutume. Pendant la durée du deuxième stade^ ad la chaleur du corps augmente, les urines sont moins i.dantes, se colorent, deviennent alcalines, se troublent, et commence à y dénoter la présence de l'albumine, par le ïlorure de mercure d'abord, puis par l'alun et par 1 acide âque ensuite. Dans le troisième stade, la sueur apparaît ^ :irines cessent habituellement de couler, mais elles rede« nent acides et retournent à l'état normal. XI observe les mêmes phénomènes dans les fièvres contii j qui commencent souvent par un froid subit , d'asses te durée, suivi d'un paroxisme qui représente le deuxième e de l'accès intermittent ; elles se terminent par une crise i laquelle les urines laissent déposer un sédiment par le ^idissement, se décolorent et redeviennent acides. B Dans la jaunisse. — L'urine, pendant la jaunisse, est d'un i.e orangé. Il en est de même de la plupart des autres par*
du corps naturellement plus ou moins blanches. Cet eflfet^ ibué par quelques médecins au passage de la bile dans le g, est dû à une matière colorante particulière, io Dans rhydropisie généi aie. •— Alors l'urine est très char-
de matière alburaineuse.
\l^ Dans le rachitis. — Suivant Foufcroy, dans cette maie, où les os se ramollissent, le phosphate de chaux abonde is l'urine.
5° Dans la goutte. — M. Berthollet a observé que l'urine i goutteux perdait de son acidité au commencement de l'ac« ly qu elle cessait même d'être acide pendant le paroxisme^ elle le devenait ensuite un peu plus que dans l'état de santé^ qu elle ne reprenait son état ordinaire que quelaue temps :es la cessation de l'accès. On sait d'ailleurs que 1 urine des itteux laisse déposer plus d'acide urique que l'urine ordi* Ire, et, chose digne de remarque, que les concrétions arthri* lies qui produisent la goutte, sont formées d'urate de soude d'urate de chaux.
6^ Dans les élections hystériques. — L'urine coule abonmment, et n'est chargée que de très peu d'urée : aussi este presque sans couleur.
7° Dans la dyspepsie. — L'urine se putréfie rapidement 5 précipite abondamment par le tannin.
8° Dans le diabètes sucré — Les individus attaqués de la malie connue sous le nom de diabètes sucré, maladie dont le ;ge est dans les reins, ont une soif inextinguible. Comme ili cnnent une grande quantité de lM>isson, ik rendent beau*
180 DES LIQUEURS AQDES.
coup d'urine. Leur urine est sucrée, et ce qui n'est pas moins, remarquable, c'est qu'elle ne contient pas sensiblement d'urée ni d'acide urlque ; que les réaclifs les plus sensibles y indiquent à peine des traces de phosphate et de sulfate 5 qu'elle rougit à peine la teinture de tournesol ; enfin , qu'on p'y trouve, pour ainsi dire, que de l'eau en très grande quantité, du su-, cre et du sel marin. Le sucre, qui, d'après M. Chevreul, est ■ toujours analogue au sucre de raisin , en fait tantôt la dixseptième, tantôt la vingtième, et tantôt la trentième partie. Le sel marin y est toujours bien moins abondant. À ces faits, dont la découverte résulte des travaux de Willîs, Pool , Dobson,Cawley, Cruickshanks, Franck le fils, Nicolas et Gueudeville, etc., il faut ajouter qu'en ne donnant aux diabétiques que des alimens animalisés, leur urine change assez promptement de nature ; que d'abord , comme l'ont observé MM. Dupuytren et Thenard, on y trouve une matière albumineuse dont la quantité va toujours en croissant pendant quelques jours, et qui paraît être un signe non équivoque de la guéri-, son de la maladie ; qu'ensuite l'albumine disparaît peu-a-peuj qu'alors le rein commence à sécréter de Vurée, de l'acide urique, etc., et que l'urine ne tarde point à être semblable à celle d'un individu sain; que néanmoins le malade, pour prévenir une rechute, doit encore observer long-temps le régime animal, et ne rien prendre enfin de ce qui peut faire reparaître, le diabètes. {Ànn^ de Chim,, t. xliv, p. 45; et t. lix, p. 4i)« 90 Dans le diabètes non sucré. — Outre le diabètes sucre dont nous venons de parler, les médecins en distinguent un. autre non moins remarquable, dans lequel les urines sont insipides. Celui-ci ne paraît différer du précédent qu'en ce que l'urine contient du sucre dont la saveur est à peine sensible* - 10® Dans les forts vomissemens j causés par la migraine^ unsquirrhe d'estomac ou autres causes semblables. — L'urine est parfois blanche au sortir du corps, et forme un sédiment composé de mucus et de phosphate de chaux.
11° Par certains alimens ou par certains corps introduits dans V estomac. — Nous avons déjà dit que les asperges ren-" daient l'urine fétide, tandis que la térébenthine, les résines, les baumes, lui communiquaient une odeur de violettes.
E paraît, surtout d'après les expériences de Wohler sur des hommes et sur des chiens, qu'un grand nombre de corps introduits dans les voies digestives passent dans les urines, du moins en partie. Tels sont les carbonates, azotates, chlorates, borates, silicates de potasse et de soude, le cyanure jaune de potassium et de fer, le cyanure rouge, qui toutefois ne s'y trouve que décomposé et à l'état de cyanure jaune y le solfort
DB rURINE, 181
de potassium, presque entièrement transformé en sulfate.Tcls sont aussi les acides oxalique, tartrique, gallique, citrique, maliqiie, benzoïque, succinique : les deux premiers donnent lieu à de l'oxalate et à du tarira te de chaux qui se dépose par le refroidissement des urines, et dont.il se produit beaucoup pltts par l'addition du chlorure de calcium. Tels sont encore un assez grand nombre de couleurs végétales ; celles des cerises, des mûres, des framboises, communiquent à l'urine la propriété de rougir par les acides et de verdir par les alca- . lis* Il ne faut souvent qu'avoir respiré pendant quelques instans de Pair chargé d'un peu d'essence de térébenthine pour que les urines contractent l'odeur de la violette ; l'huile volatde de valériane, l'huile de genièvre, celle d'ail, etc., rendent également l'urine odorante. Mais, chose remarquable, c'est que Wôhler a trouvé que les sels végétaux à bases de potasse et de soude se détruisaient et formaient des carbonates qui rendaient les urines alcalines.
D'autres substances, au contraire, ne passent jamais dans
es urines; on cite les acides minéraux, qui n'en augmentent
pas l'acidité, les sels dé fer oxidé, les préparations de bismuth
et de plomb, l'alcool, l'éther, le musc, le tournesol, le carmin,
Wcanette.
Urines bleues. — Plusieurs médecins ont eu l'occasion d'observer que dans quelques maladies les urines devenaient bleues. H* Julia Fontenelle avait avancé que cette couleur était due au bleu de Prusse; mais il paraît, d'après M. Braconnot, qu'elle
Ïrovient d'une matière particulière formée d'hydrogène., 'oxigène, de carbone et d'azote, et qui posséderait, jusqu'à un certain point, les propriétés qui caractérisent les bases salifiables. Ce chimiste propose même de la désigner par le nom de Cyanourine. [Ann, de Cldm. et de Phys.^ t. xxix, p. aSa). Il propose aussi d'appeler Mélanourine une autre substance, qui est noire et qui se trouvait avec la précédente dans les urines qu'il a analysées ; mais les caractères qui la distinguent ne nous semblent point assez précis jusqu'ici pour lui donner un nom particulier.
Urines noires. — Marcet a décrit l'urine d'un enfant , dont la couleur étoit noire comme de l'encre ou devenait telle par l'addition d'un alcali. L'addition d'un acide y produisait peu- &-peu un dépôt noir, insoluble dans l'eau et l'alcool, mais solubie dans les acides sulfurique et azotique, dans la potasse, lasoude, l'ammoniaque, caustiquesou carbonatées.Prout a proposé le nom à! acide mélanique pour la substance qui constitue
ce dépôt, et qui est peut-être la même que la mélanourine de
Braconnot
fit DES UQUEUaS àCSDEL
Urines laitsiaes.'^ll paraîtque Ton a vn qaelqoefoul blanche comme du lait, qu'il s'en séparait une sorte de par le repos, qu'elle se coagulait par TébuUition, que leol avait les propriétés du caséum^ et cédait à l'éther unend
grasse.
Urines des syphilitiques soumis à des frictions wieraaidh Suivant le docteur Cantu, ces sortes d'urines contiendr&ia mercure. (Ann. de Chirn. et de Phys. t. xxvii, p. 335).
Des variétés de l* urine dans les animaux»
a833. Les urines de lion, de tigre, de léopard, dehj de panthère ; de cheval , d'âne , de vache , de chameau rhinocéros, d'éléphant, de lapin, de cochon d'Inde, de a de quelques oiseaux et de quelques animaux amphibies, les seules sur la composition desquelles nous ayons des no plus ou moins certaines.
2834* Urines de lion et de tigre. — Vauquelin les a trcH composées d'eau, d'urée, de mucus animal, de phospbat soude et d'ammoniaque , de phosphate de chaux en 1 goantité, de sulfate de potasse en grande quantité, de d Hydrate d'ammoniaque, d'un peu de sel marin. {^Amà C/Umie^U Lxxxii, p. ipj).
Mais, suivant Hieronymi, elles contiendraient, aim celles de léopard, de hyène et de panthère, de l'acide u Toutes renfermeraient les mêmes substances •, les troi miëres sur 100 seraient formées de :
Eau 84,600
Urée, malière animale sohible dans Talcool {psmazùme) et acide acétique ou plutôt acide lactique. .... x3,aao
Acide urique 0,02a
Mucus vésical o,5 10
Sulfate de potasse. 0,12a
Chlorhydrate d'ammoniaque , plus
un peu de sel marin 0,116
Phosphate de chaux et phosphate de magnésie, plus un pou de carbonate de chaux provenant de la décomposition duiactate calcaire par
le feu O)!?^
Phosphates de potasse et de soude. . 0,80a
Phosphate d'ammoniaque 0,1 oa
Lactate de potasse o,33o
a834 his. Urine de cheval. — L'urine de cheval , analy:
bord par Rouelle le cadet, l'a ëté ensuite par Fourcroy c
quelin, par M. Brande, etenfin par M. Chevreul. Il rési
recherches de Fourcroy et Vauquelin, et de celles de R
' vreul; qu'elle est composée de car ^e chaux, c