DE LA CIRE
3°. Le my rie a cerifera, arbrisseau qui croît très-abon^ damment dans la Louisiane et dans d’autres parties de l’Amérique septentrionale, contient aussi beaucoup de cire qui se trouve, suivant Cadet, à la surface des baies que produit cet arbrisseau. L’extraction s’en fait facilement; il suffit de mettre les baies dans l’eau bouillante et de les froisser contre les parois de la chaudière ; la cire entre en fusion et se rassemble à la surface du bain ; on l’enlève , on la passe à travers un linge ; et lorsqu’elle est devenue concrète, on la fond de nouveau et 011 la coule. Dans cet état, la cire est verdâtre, couleur qu’elle doit sans doute à des matières étrangères; car, en la dissolvant à chaud dans l’éther, elle se sépare, sous forme de lames presque blanches , par le refroidissement de la liqueur , et celle-ci reste teinte en vert. ( Voyez le Mémoire de Cadet, Ann. de Chim. , tom. xliv, p. i4o.) D’un seul arbrisseau on peut retirer jusqu’à 3 kilogrammes de cire : 4 parties de baies en donnent une. M. Hatchett admet dans la laque une certaine quantité de cire analogue à celle du myrica.
4°. Le pela des Chinois est une espèce de cire qu’ils retirent d’un insecte.
5°. On trouve également de la cire dans les myrica an gustifolia , latijolia et cordifolia. Enfin le gale , le ceroxylon andicola , le chaton mâle du bouleau , de l’aulne, du peuplier, du frêne, contiennent une certaine quantité de cire.
La cire étant si répandue, il est naturel dépenser que les abeilles ne la forment point, et qu’elles ne font que la recueillir. Cependant M. Huber est d’une opinion contraire, et il en donne pour preuve qu’en les nourrissant de sucre, elles fournissent beaucoup de cire; preuve à laquelle il n’y a rien à répliquer, si, ce qui est très-vraisemblable, l’expérience a été bien faite. ( Journ . de Phys., 1804.)
Toutes les espèces de cire dont nous venons de parler