‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratique (volume 5)Chapitre 6 sur 182 · HE LA FORMATION UES · texte numérisé non relu

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pîoyées pour cela , il trouva ,

en divisant en

ioo parties les

637 milligrammes contenus

dans les dissolutions , que

l’absorption avait été :

Par le polygonura ,

Par le bidens.

** de

de

parties.

parties.

Chlorure de potassium. . . ,

Sel marin ....... .

IN'itra'e de chaux . .

Sulfate de soude .

Hydro - chlorate d’ammoniaque. i2;o .

Acétate de chaux. . . ..... .

Sulfate de cuivre. ........

hnnrnip .

Sucre . . .

Extrait de terreau .

On voit donc : i°. que les plantes ont absorbé toutes les matières salines et végétales qui leur ont été présentées ; s°. qu’elles ont toujours absorbé proportionnellement beaucoup plus d’eau que d’une quelconque de ces matières • 3°. que ce n’est point toujours la matière la plus favorable à la végétation qui a été absorbée en plus grande quantité,

selonM. de Saussure , de la vigueur des racines , de l’altération que leur font éprouver certaines dissolutions, etde la viscosilédu liquide. Les deux premières causes favorisent l’absorption; la troisième la diminue. En effet, moins une substance communique de viscosité à l’eau, et plus la plante est capable d’en absorber. Cette dernière assertion semble du moins résulter des expériences suivantes qui ont toutes été faites comme ]es précédentes : seulement , au lieu de ne dissoudre qu’une seule matière dans l’eau, dont la quantité était de jgS centimètres cubes, on y en a dissous deux ou trois , chacune du poids de 63 J milligrammes (Th, de Saussure). I/absorpiion a été ;

Ces effets dépendent ,

îre Expérience.

2e Expérience. .

3e Expérience. .

4e Expérience. .

5e Expérience. .

6e Expérience . .

7e Expérience . .

Par le polygonum, Par le bidens.

parties. parties,

f sulfate de soude . 11,7.... 7

[sel marin . 22 . 20

J sulfate de soude . 12 . 10

[ chlorure de potassium 17 . 17

f acétate de chaux ... . 8,25... 5

| chlorure de potassium 33 . 16

nitrate de chaux. ... 4 . 2

hydro-chlorate d’ammoniaque . i6,5.».. i5

("acétate de chaux (rz). 3 1 ..... . 35

[sulfate de cuivre. . . . 34 . 39

/"sulfate de soude . 6...... i3

J sel marin.... . io . 16

I acétate de chaux. .. . quantité quantité

inappréc. inappréc.

f gomme . 26. . 21

[sucre . 34 . 46

1 266. Quelles que soient les diverses conséquences qu’on cherche à tirer des expériences que nous venons de rapporter, il en est que Ton sera forcé d’admettre d’abord : c’est que les plantes doivent puiser dans le sol les sels solubles qui s’y trouvent , et que les mêmes plantes , en raison du sol où elles se seront développées , pourront contenir des sels de diverse nature et en quantité très-différente : aussi , les plantes qui croissent sur les bords de la mer sont-elles très-riches en sels de soude , tandis que -celles qui croissent dans l’intérieur des terres contiennent beaucoup de sels k base de potasse.

En pénétrant dans les plantes, les sels ne sont poinf déromposés , leurs acides restent unis à leurs bases. Si l’on fait végéter des plantes de polygonum dans de l’eau chargée

île

(a) La quantité d’acétate absorbée n’a été si grande qu’à raison du sulfate cuivre qui a désorganisé la racine.

d’une petite quantité d’hydro-chlorate de potasse , on retrouvera dans la plante développée tout l’hydro-chlorate de potasse qui aura été absorbé. On n’v retrouvera , d’ailleurs, que les cendres qu’elle aurait données si elle avait végété dans de l’eau pure. (Th. de Saussure. )

i 267. Les plantes ne renferment pas seulement des sels solubles 5 elles renferment encore des sels insolubles, divers oxides , etc.

On y trouve , en un mot,

Parmi les corps combus-] , r •i , ,, :i. >lesoiure.

tunes non métalliques . J

Îla silice, l’alumine.

! oxme de 1er.

l’oxide de manganèse.

Parmi les acides et les autres!

composés minéraux, les seisj* . o.

exceptés. J

Parmi les sels :

! potasse, soude, chaux, magnésie.

L’hydriodate de potasse (a).

{chaux, potasse, magnésie.

T . fpolasse.

Les sulfates de . r ,

f soude.

(potasse.

Les nitrates de . I chaux.

(magnésie.

r potasse.

Les hydro-chlorates de . < soude.

J \ chaux.

(magnésie.

(a) Nous supposons que l’iode est à l’état d’bydriodale de potasse dans le vareck , d’après M. Gaultier Claubrj'.

1268. Il s’en faut beaucoup que toutes ces substances se rencontrent dans le même végétal. Celles qu’on y trouve le plus souvent sont le sulfate , Fhydro-chlorate de potasse , les sous-carbonate et phosphate de la même base , les sous-carbonate et phosphate de chaux , le sous-phosphate de magnésie , le sel marin ,1a silice , l’oxide de fer, l’oxide de manganèse.

Les sous-carbonates de soude et de magnésie n’existent guère que dans les plantes marines, et surtout dans 1 es fucus, dans lesalsola soda ; c’est aussi dans les plantes qui croissent sur les bords de la mer que se trouve le sulfate de soude* c’est également dans ces sortes de plantes qu’abonde le sel marin ; quelques plantes seulement telles que la bourrache , Vhéliantus , Y ortie , la pariétaire y renferment des nitrates de potasse et de chaux. Le soufre n’est pour ainsi dire connu que dans les crucifères 5 l’hydriodate de potasse ne l’est que dans le vareck ; l’alumine est trèsrare.

Si nous ajoutons maintenant que les végétaux contiennent certains sels à bases de potasse , de chaux , tels que des oxalates, des acétates , dont les acides destructibles par la chaleur sont un produit de l’organisation végétale , l’on se fera facilement une idée de la nature du résidu qui provient de la combustion des plantes , résidu que l’on connaît ordinairement sous le nom de cendres 9 et qui équivaut au plus à quelques centièmes de la plante dont il provient.

Les cendres devront renfermer, i°. les oxides ; 20. les sous -carbonates , à moins que la calcination n’ait été assez forte pour en chasser l’acide carbonique; 3°. les sous - phosphates ; 4°* ^es sulfates, dont une portion pourra être changée en sulfure ; mais le soufre , les nitrates , les hydro -chlorates , les sels végétaux , etc. , ne pourront point en faire partie. Dans l’incinération , le

soufre sera volatilisé et brûlé , les nitrates et les sels végétaux seront décomposés de telle manière que leurs bases resteront unies à l'acide carbonique (a). Les hydro-chlorates de potasse , de soude et de chaux seront transformés en eau et en chlorures métalliques ; l’hydriodate de potasse le sera en eau et en iodure $ quant à l’hydro-chlorate de magnésie, il laissera dégager son acide, et la magnésie deviendra libre.

126g. Les diverses parties de la même plante , et à plus forte raison les différentes plantes , ne fournissent point la même quantité de cendres. Ce sont celles où la transpiration est la plus grande qui en fournissent le plus (Th. de Saussure). On en retire moins des plantes ligneuses que des plantes herbacées , ainsi que s’en sont assurés plusieurs chimistes • moins du tronc d’un arbre que de ses branches ; moins de ses branches et de ses fruits que de ses feuilles ( Pertuis , Ami . de Chimie , tom. xix ) -, moins de ses parties intérieures que de l’écorce , qui est le siège immédiat de la transpiration du tronc $ moins du bois que de l’aubier $ moins des feuilles des arbres toujours verts que de celles des arbres qui se dépouillent en hiver: c’est ce qu’on verra dans les tableaux suivans , tirés de l’ouvrage de M. de Saussure.

[Voyez les premiers tableaux de cet ouvrage , placés immédiatement après la table des matières.)

Ceux que nous citons ici sont disposés de telle manière que chacun d’eux se trouve occuper le verso et le recto . Le verso contient le nom de la plante ou de la partie de

(a) Quoiqu’on rencontre du sous-carbonate de potasse dans la cendre de presque tous les végétaux , il n’est point certain que ceux-ci en contiennent. On peut supposer qu’il provient de la décomposition de l’acétate de potasse, l’un des matériaux constans de la sève, et cette opinion, qui est celle de M. Vauqueiin , est d’autant plus probable, que la sève ne contient mais de earbonate alcalin.

la plante soumise à F expérience : il contient de plus îa quantité de cendres, etc., que l’on peut retirer de cette plante ; et le recto présente les principes coristituans de cette cendre et leurs proportions. De part et d’autre , Fou a placé une colonne d’observations.

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