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des peaux en précipite une matière d’un fauve rougeâtre f analogue au tannin.
i643 bis. M. Braconnot a proposé dans ces derniers temps de se servir d’orpiment pour teindre la laine, la soie, le coton , le chanvre , etc. Il dissout l’orpiment dans l’ammoniaque liquide et concentrée, étend le bain , qui est sans couleur, d’une quantité convenable d’eau, y plonge le corps à teindre , l’en retire lorsqu’il est bien imbibé , etc. , et l’expose à l’air. Peu à peu l’ammoniaque se dégage , et le corps , d’incolore qu’il était au sortir du bain , prend une couleur jaune , dont la nuance peut s’étendre depuis le jaune doré le plus clair jusqu’au jaune souci. Celte couleur , très-solide d’ailleurs et aussi vive que celle de gaude, ne peut malheureusement résister au savon. 11 ne faudra donc l’employer que sur les étoffes qui ne se laventpoint, telles que les tapisseries , etc. {Ann. de Chim. et de Phys.7 t. xii , p. SgB. )
Des Teintures en bleu.
1649» C’est avec l’indigo, le campêche et le bleu de Prusse, qu’on fait toutes les teintures en bleu; c’est avec l’indigo seul qu’on en obtient de solides.
1650. Teintures en bleu par Vùidigo. — 11 y a deux manières de combiner l’indigo avec les fils ou les tissus.
1651. L’une consiste à dissoudre l’indigo dans l acide sulfurique concentré ( i6i4)? à étendre la dissolution de 100 à i5o parties d’eau pour en précipiter la matière colorante, à y plonger le corps à teindre, à une température plus ou moins élevée, selon qu’on veut avoir une teinte plus ou moins foncée, à le laver et le sécher.
Les bleus que l’on obtient ainsi sont connus sous les noms de bleus de Saxe ou de composition ; ils sont plus vifs , mais moins solides et moins foncés que ceux qui