V .VH M»u \oluine d'oxigcne, et pro
CÀRnURES DHYDROGÈNK. 8S
duit un volume d'acide carbonique égal an «ien , résultat qui démontre que l'espèce de carbure d'hydrogène qui le constitue presque entièrement est composé de 2 volumes d'hydrogène et de i volume de vapeur de carbone , condensés en im seul j c'est-à-dire, d^autant d'hydrogène et de moitié moins de carbone que le bi-carbure d'hydrogène 9 d'où l'on déduit pour sa composition :
En proportions. 1 carbone. . . = 76,43
2 hydrogène . = 24,96
En atomes • • • i carbone. . . = 76,43) p iii
4 hydrogène . = 24,96/
Telle est également la nature du gaz inflammable des mines de houille, gaz qui, avant la découverte de la lampe de sûreté de M. Davy, rendait si dangereuse l'exploitation de quelques-unes d'entre elles.
Le bi-carbure d'hydrogène abandonnant une partie de son charbon à une température qui est à peine plus élevée que celle du rouge naissant , il semble qu'en employant un degré de chaleur convenable on devrait convertir ce gaz en proto- carbure d'hydrogène; cependant c'est ce qui n'a pas lieu : le gaz que l'on obtient ainsi paratt être un mélange de proto-carbure d'hydrogène et de gaz hydrogène, ou de ces deux gaz et de bi-carbure d'hydrogène non décomposé. Il est assez difficile d'opérer l'entière précipitation du charbon.
Puisqu'on ne peut obtenir ce gaz en décomposant le bicarbure d'hydrogène par la chaleur, à plus forte raisonne le peut-on pas en distillant les matières végétales; les gaz qu'elles fournissent, en effet, sont des mélanges d'hydrogène plus ou moins carboné , d'hydrogène , de gaz acide carbonique , d'oxide de carbone , en raison de la nature de ces substances et de la température à laquelle on opère.
Gomment donc se le procurer dans son plus grand état de pureté? Tous les procédés employés jusqu'ici pour cela ont été saps sucqèst
M uÈTXLXxasas.
Rien ue s^oppose toutefois à ce qu'on en cUkariv^Ieft pffH priétés, parcç que la petite quantité d'azote avec laquelle 9 reste mclé j après le traitement du gaz des mardis par 1( phosphore et la potasse , ne change pas d'une manière ^ sible son action sur les corps.
Il est insipide, inodore , sans couleur, insoluble ou prefr que insoluble dans l'eau; sa depsité doit être de o,559$, ^ de deux fois celle de l'hydrogène , plus une fois celle dçla vapeur de carbone. Tel qu'on le trouve dans les marais , il })èsc o,584, nombre qui se réduit à o,556 en tenant compte des matières étrangères (D** Henri).
Môle à l'oxigène ou à l'air en proportions convenables , il prend feu sur-le-champ et détone par l'étincelle électrique. Pour un volume de gaz combustible , il faut employer lin peu plus de i volume et tout au plus a volumes un quart de gaz oxigène:hors de ces limites, la combustion n'a ptf heu.
Lorsqu'on allume avec une bougie un jet de ce gaz danf l'air, il y brûle avec une flamme jaunâtre.
Le chlore en opère tout-à-coup la décomposition anroiigff obscur; il s'empare de l'hydrogène et précipite le charboot Son action est tout autre à la température ordinaire lorsque les gaz sont secs; elle est nulle dans l'obscurité et même sons riuflucucc de la lumière diffuse ou directe ; elle est nulle également dans Tobscurité lorsque les gaz sont humideff. Mais lorsque étant humides ils sont exposés à la lumière ^ recte ou indirecte, des phénomènes tout particuliers se pro* duisent: si le mélange se com{K>sc de i volume de raoto-carbure d'hyclix)gèue, et d'un pcni plus de 4 volumes dechlore, il en résultera pim-à-pou du gaz ohlorhydrique et i volumA de gaz carbonique; si la quantité de gaz inflammable restant la même, celle de chlore est un jmîu diminuée, tout le protocarbure d'hydrogèue ne sera pas détruit, et outre de l'ar cîde chlorhydrique et de Tacido ciirboiiique , il se formera du gaz oxide de carbone. Le I.)' Monry, i\ qui ces obsjervfH lions sont d^QS^ fait remarquer qu'il est évideut que Je cbloKÇi
GAKBU&E$ D'HIDEOGÈNE. 89
pour produire de tels résultats , agit et sur Phydrogène de l'eau et sur celui du gaz carboné. En effet, considérons le premier cas dans lequel il se produit i volume de gaz carbonique : ce dernier gaz ne peut provenir que de la combinaison de l'oxîgène de l'eaù avec le carbone du proto-carbure d'bydrogènej comme on ne trouve point d'hydrogène libre, il faut bien que l'hydrogène de l'eau et celui du gaz combustible s'unissent au chlore , et c'est de là que résulte l'acide chlorhydrique. Mais l'hydrogène abandonné par l'eau est égal à deux volumes^ il en est de môme de celui du proto-carbure d'hydrogène. Or, 4 volumes d'hydrogène absorbent 4 volumes de chlore^ il se formera donc 8 volumes de gaz chlorhydrique. Si la quantité de chlore était moins grande, il y aurait moins d'eau décomposée, et dès-locs production d'oxide de carbone, etc. (^Ann. de Chim. et <fe Phys*^ tom. XVIII, pag. 75.)
Etat naturel» — Le proto-carbure d'hydrogène qui se dégage journellement des marais et de certaines mines de houille, dont il remplit les galeries, joue encore un plus grand rôle dans la nature : c'est lui qui donne lieu aux feux naturels que l'on connaît en Italie sur la pente septentrionale des Apennins, à f^elleJayPi^tra'Mala^Barigazzo^ etc., et quf existent dans un très grand nombre d'autres lieux. Partout, les derniers dépôts qu'il traverse pour arriver dans l'air appartiennent à une fojcmation assez moderne *, mais oti ignore de quelle profco^deur il vi^t et. par conséquent daQ^ quelle- espèce de terr£|in il pi*end sou origine. Souvent il se dégage avec une grandp quantité de matière boueuse, délayée.par l'eau , et presque toujours imprégnée de sel commun; ce qui a fait donner à ces sources Iç nom de salzes* On les connaît aussi sous le iiom de volcans vaseux; et dam un grand nombre de lieux les .ffiatièrcs terreuses ont formé des monticules coniques très coilsidérables ; telle est, par exemple, la salze de Macaluba en Sicile- Ces feux naturels, produits par le proto-carbure d'hydror gj^ne^ sont partout mis à profit poy.r cuire de la jchaux j <L^
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poteries, etc, , etc. A Fredonia , village situé dans la partie orientale de l'état de New-York, à quarante milles de Buffalo et à deux milles du lac Erié , on s^en sert j)our l'éclairage. {Ann. de Chim. et Phys. tom. xlv, pag. 443*)
Carbure de silicium^
5g. Le carbure de silicium s'obtient , en réduisant la silice avec du potassium qui provient du carbonate de potasse décomposé par du charbon dans des vases de fer. Ce potassium est carboné , et la matière qui en résulte , est selon toute apparence un quadri-carbure de silicium. Il donne du gaz acide carbonique par la combustion et se transforme en acide silLcique. Ou remarque toutefois que , quand il est mêlé à du silicium pur, ce qui arrive souvent , celui-ci reste inattaqué (Berzélius).