‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratiqueChapitre 39 sur 117 · I. Sixième édition · texte numérisé non relu

I. Sixième édition

tu MÂTÂLLOlDES.

temcnt reste mou, et d'autant plus que sa température esl plus (ilevc'e. Il n'est doue pas nécessaire , comme on le voit, de chauffer le soufre pendant long-temps pour obteiSir k soufre mou. Tout dt'pend de la température. La seule précaution à prendre consiste à le couler dans une quantité d'eau assez grande pour que le refoidissement soit subit, et à le diviser en petites gouttes. Si on le coule en masse , l'inr térieur se refroidit lentement, et repasse à l'ëtat desoofre dur. Lorsqu'au contraire l'expérience est bien faîte sur dn ; soufre porté à a3o® et au-dessus, on l'obtient assez mou et assez ductile pour qu'on puisse le tirer en fils aussi fim qu'un cbeveu, et de plusieurs pieds de longueur. Cephâiomènc est du sans doute , comme ceux que nous oflTrent la trempe de l'acier et du bronze, à un arrangement paiticalier entre les molécules. Mais comment se fait-il que dans le soufre il ait lieu de 220° à 260** , et que le soufre au-dessoas de cette température soit très liquide? c^est ce qu'il est impossible de dire dans l'état actuel de la science. (M. Dumas, jinn. de chim. et de phys, xxxvi. 83.)

Si, lorsque le soufre est fondu, on le laisse refroidir, toutes les parties extérieures se solidifient d'abord; si alors, perçant la croûte supérieure , on décante les parties intérieures qui sont encore liquides , le creuset qui le contient se trouve tapissé d'une foule d'aiguilles cristallines. Parmi ^es aiguilles cristallines , plusieurs sont régulières et affie^* tent la forme d'un prisme oblique à bases rhomboïdales , forme très difierente de x;elle des cristaux naturels, qtii est l'octaèdre symétrique.

La chaleur n'est pas seulement capable de fondre le sou* frej elle peut encore le gazéifier. Pour s'en assurer , il suffit de remplir de soufre une cornue de verre aux trois quartft, d'y adapter une allonge dont l'extrémité plonge dans utte capsule ou dansuneterrinepleined'eauj de disposer ce tteoopnue à feu nu^ sur un fourneau muni de sou laboratoire , et delà chauffer peu4-peu : le soufre fondra , deviendra Vùm pide, bouillira, et se réduira, bien au*desso^ de Ist chaleW

lk)ÛFR«» ils

rotk^, e&uûgazjàune quisiè liquéfiera dam U toi At In tot*^ nue , <ïDulera dans Talionge, €t de là dans la capsule, oi\ il a^ figera et cristallisera confu^émeiit» Il entre en ébutlitîoii à la tempërature de 44o*** La densité de sa vapeur devrait être de 2924* En effet, on sait que lé soufre a tant d'analogie aveô l'oxigène que l'histoire de l'un jette la ^lus vive lumière sur celle de l'autre* Or, la vapeur d'eau est fortn(îe de i vol. d'hydrogène et de t vol. d'oxigène : donc le gas sulfhjdri»* que doit contenir t vol. de vapeur de soufre pour i vol. d'hydrogène 5 et puisque la densité de l'acide sulfhydri** que est de 1 , 1 9 1 2 , si l'on en retranche celle de l'hy drogènc* qui est de 0,0688 , on aura pour reste i , 1 224 qui représenté la moitié de la densité de la vapeur de soufre. Gep^daot M. Dumas l'a trouvée de 6,617 , nombre qui est pirèsque fe ' triple de la densité calculée, et qui conduirait à adm^ttfë' seulement | de vol. de vapeur de soufre dans l'hydi*ogêiïé^ sulfuré comme dans l'aeide sulfureux. Cette împottaUte observation sera discutée dans la Philosophie chimique,' Le soufre estsansactionsurl'oxîgèneàla température ordînaire; mais à un degré de chaleur un peu plus élevé que' celui de sa fusion , par exemple , à î5o** , il pretid feu daïfâ ce gaz , y brûle avec une flamme d'un blaiicbleuilttc, et produit, en s'unissant avec lui , du gaï sulfureux ddiit Pdd^ur est pénétrante et insupportable. Tout le moudé sait que telle est aussi sa manière d'agir sur l'air atmosphérique^ celle-ci ne diffère de la précédente qu'en ce qu'elle est moins vive : c'est ce qu'il sera facile de constater en mettant du soufre dans une petite coupelle suspendue à l'extrémité d'un fil de fer, dont l'autre bout sera attaché à im'bouchcÏEi; le soufre étant enflammé , qu'on le plonge dails Un flacôâc plein d'oxigène , et l'on verra que la combustion *devîen3lrà* tout-à-coup bien plus active qu'elle n'était d'aboM. Pîaïf tié moyen, à la vérité, le gaz sulfureux se trouve en gràrifliéf partie perdu ^ mais s'agit-il de le recueillir, etmêmed^en apprécier la quantité, remj)lissez d'oxigène , sur le baîu d^ moxure > les deux tien de la capacité d'une petite cloché d^'

IIG métalloïdes.,

verre courbe; porter avec une tîge de fer un petit fragment de soufre jusque dans la partie courbe de la cloche , et chauffez le soufre avec la lampe à esprit-de-vin; bientôt une vive combustion aura lieu, le soufre disparaîtra complètement si le gaz oxigène est en grand excès , et vous retrouverez dans la cloche tout le gaz sulfureux môle avec l'oxigène excédant. Agitant ensuite le mélange gazeux avec un peu d'eau, vons dissoudrez seulement l'acide sulfureux , de sorte que , pont reconnaître la quantité de l'acide qui se produit et la quantité d'oxigène absorbé , il ne faudra que mesurer avec soin les différens gaz à toutes les époques de l'opération. Un volume de gaz oxigène ne produit pas tout-à-fait un volume de gaz sulfureux , ce qui tient à la production d'un peu d'acide sulfurique anhydre j néanmoins , il ne faut brûler que cnielques centigrammes de soufre à-la-fois , car l'expansion subite du g^z pourrait être assez grande pour briser la cloche. Indépendamment de l'acide sulfureux, le soufre peut encore produire de l'acide sulfurique, de l'acide hypo-nsulfuricfuc et de l'acide hypo-sulfureux ; mais ceux-ci ne se forment qu'autant que leurs élémens sont en présence d'un corps pour lequel ils ont de l'aflSnité , par exemple , de l'eau 0XX d'un oxide métallique.

Le soufre paraît doué de 1^ propriété de se combiner avec tX)US le** métaux et tous les métalloïdes, l'azote excepté. Ces sortes de combinaisons seront examinées par la suite*

j^o- ^t^^ naturfiL — Le soufre est très répandu dans la un turc j il y existe à l'état natif et à l'état de combinaison.

jV l'état natif, on le trouve souvent en masses translucîi\yfl <»w opaques, qui forment des couches dans diverses sor- 1,^^ d« t<'vraius; souvent aussi en petites parties disséminées diiii» <li(r«Trcntes pierres, moins souvent en cristaux jauneyi,|.|llUr« ou brun-rovgeâtre , presque toujours transpal'iUl* » qiic^quefob eu poussière.

I <r fil mlVc natif a été découvert dans quelques roches quar- 'i\\\k%\'^ «k».^**>-raina primitifs et intermédiaires {Brésilet Cor- Jilt^m if*' {f'^ff^)^ «? ÏP connaît en grande quantité et par-

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