‹ Traité de chimie élémentaire, théorique et pratiqueChapitre 62 sur 117 · EAU · texte numérisé non relu

EAU

température de âo®; les trois autres et surtout Pazote y sont très peu solubles : cependant l'iode lui donne une teinte jaunâtre, et le brome une teinte d'un jaune orange.

Aucun de ces corps ne la décompose à la température ordinaire ; elle peut être décomposée par quatre d'entre eux à une température élevée; savoir : le bore, le carbone, le cUore et l'iode (i). Qu'on la fasse passer en vapeur dans un tube de porcelaine incandescent, où l'on mettra successivement du bore et du carbone, et l'on obtiendra des quantités proportionnelles de gaz hydrogène et d'acide borique dans le premier cas, et de gaz carbonique et du proto-carbure d'hydrogène dans le second ( Voyez , pour l'appareil, la décomposition de l'eau par le fer : supprimez-en seulement le serpentin). Il suffira même, pour la décomposer, d'en remplir une cloche et d'y introduire avec une pince des charbons incandescens. Chacun d'eux donnera lieu tout de suite à la production d'un assez grand volume de gaz inflammable, n est évident que c'est surtout par l'affinité de l'oxigène pour le métalloïde que l'eau se décompose dans ces circonstances ; mais il en est tout autrement quand on la met en contact avec le chlore et l'iode, parce que ces corps ont beaucoup d'affinité pour l'hydrogène, et qu'ils n'en ont au contraire qu'une très faible pour l'oxigène : l'affinité de l'oxigène n'est pourtant point sans effet : l'on en jugera par la nature des produits qui se forment.

Premièrement* — ^Lorsqu'on prend de l'eau saturée d'iode à la température ordinaire et qu'on la fait chauffer, elle se décolore bientôt sans dégagement de gaz, et se trouve contenir une quantité sensible d'acide iodhydrique et d'acide iodique. H semble , d'après cela, qu'en ajoutant de l'iode à la liqueur , on devrait la rendre beaucoup plus acide ; cepen-

(i) Le phosphore j^ossède peut-être aussi cette propriété. Il est fort extraordinaire que le' brome > placé entre le chlore et Tiode , ne la possède point. ( Balard , Ann, de Chîm, et de Phys.^ xxxii , S 49*^

M6 MÉTALLOnM» OXIGÉNÉS.

dant IVxpérience prouve que cela n'«st pas, et la itisûBa est toute simple : c'est qu'à un certain point de conceDtn' tion Facide iodliydrique et l'acide iodiqne se décompoietf réciproquement. Unliaut degré de chaleur^ loin de {avons Taction, produit un résultat contraire ; chose facile à o» cevoir en observant que, à cette température, les deoxpnfr cipcs de l'acide iodique se séparent et que l'acide iodhjdfr que cède son hydrogène à l'oxigène*

Deuxièmement. — Si l'on soumet en iBA«yi^ temps del vapeur aqueuse et du chlore au degré de la chakmr toaf\ Use produira tout-4-coup du gaz chlorhyddi^pie et du fi oxigène*

TroisièmemetU* — En eicposant dans un flaoon de fOi une solution de chlore ji l'action directe des rayons solaidi l'on obtiendra, comme dans l'expérience préoédentei i l'oxigcne qu'il sera facile de recueillir aumoy^i d'onlaki de l'acide chlorhydrique qui se dissoudra dans la IkpM et il se formera de plus de l'acide chloriqae cpit xeBitenailii avec celui-ci*

i66* Eau et inétalloïdes composés* "^Hea est de ces a» |)08cs comme des métalloïdes simples : plusieurs -se dÎMil* veiât dans l'eau ; d'autres la décomposent*

i66bis. Eauetacides. — Tous les acides ont la propiiâi Je se clissoudre dans l'eau, excepté les acides silicique, tuaifl^ (|U(S (iiiniique,antimoniqueet antimonieux. Ceux qoidt buuucuup de saveur y sont, en général , très solubles; ceux^ âiout j>cu 8a]>idcs y sont, au contraire, peu solubles. Ladifj leur cl Li pression influent sur la solubilité du pins gnM nombre : lu première favorise la solubilité de ceux qui Jfl^ sulidiîH, et diminue la solubilité de ceux qui .sont gasou; elle iriuilue j)as sur la solubilité de ceux qui sont lioflid(*ri. ()uaiiL ù la pression, elle n'a d'influence que suri solubilité de ceux qui sont gazeux^ elle Faugmentelieracoip

Page 1