I. Sixième édition, %<x
ditide Taîr , nuis pas de manièn à 9t Téwtmàwe fm Kqiiettr. n est très iolnble dansl'eaafroicle, et soloble praqn'ea tontei ptoportkms dans Tean boaillante. L'aloool est lai-mènie on très bon disscJ^ant de Tacide séléniqoe. L'eau chaude qui en est saturée le laisse déposer en petits grains par in refroidissement rapide, et en prismes stries psu* on refroidissement lent. Les eaux mères, par une ëvaporation spooanée , donnent ensuite des cristaiiz acicolaires rangâ en étoiles.
Il est probable qu'à Taide de la cbaleor l'hydrogène , le bore y le carbone , le phosphore décomposeraient l'acide sélénieux; telle serait sans doute aussi l'action des mdtaux des quatre premières sections sur cet acide 4 une température élevée. Ce qu'il y a de certain du moins , c'est qu'en le dissolvant dans l'eau, et ajoutant de l'acide chlorhydrique à la dissolution , il suffit de plonger un morceau de zinc ou de fer dans celle^i pour en précipiter pea-4peu le sélénium en flocons rouges , bruns ou gris^noirâtres. Le sulfite d'ammoniaque produit aussi cet effet , et même beaucoup plus rapidement, dans la dissolution ; il le produirait également dans une dissolution quelconque qui contiendrait de l'acide sélénieux et que l'on aurait rendu légèrement acide. Dans tous les caa , la d&oxigénation de l'acide sélénieux a lieu évidemment par l'acide sulfureux , qui passe à l'état d'acide sulfurique.
aSp. Composition. — L'acide sélénieux est composé de loo de sélénium et de4o,33 d'oxigène : du moins i gramme de sélénium est capable d'absorber if ',79 de chlore , et le chlorure cpii en résulte décompose l'eau de manière à produire de l'acide chlorhydrique et de l'acide sélénieux. L'on peut donc arriver, d'après ces données, à la connaissance des proportions de l'acide sélénieux, puisque c'est d'après de semblables considérations que nous avons vu que les chimistes avaient analysé Facide phosphoreux (aai)« Sa composition est 2
Ka fifropmlioMe T àt séféniiiiii 494,58 -f- % cToxIg. )od.
En «tomci. . . • . i ô/. idL -f- 2 m/. /</, =rSe O^.
Voyez d'ailleurs, pour plus de détails, le Mémoire de M. Berzelius. {Ann. de Cfùm. et de Phys. t. ix, p. 177 et 225* )
Acide séiénique.
260. L'acîde sâénîque , découvert par M. M Itscherlicb , en 1827 (^Ann, de Chim. et de Phys.y t. xxxvi, p. 100), correspond à l'ade sulfurique , comme l'acide sélénieux à Tacide sulfureux : aussi, pour la même quantité de sélénium^ les quantités d'oxigène sont-elles comme 2 à 3 dans les acides sélénieuxet sélénique, etl'acide sélénique est-il composé de
1 at. de sélémum = 494»5S -J- 3 au <f oxig. zz: 3oo = Se O'.
Préparation. — L'acide sélénique ne se forme que par la voie sèche , en chauffant ensemble du nitre avec le sélénium ou un séléniure. Le sélénium , ou le séléniure , que Ton emploie dans la préparation de l'acide sélénique , doit ^tre exempt de soufre , parce qu'il est impossible de séparer Facide sélénique de l'acide sulfurique. On prendra donc du sélénium pur , et après l'avoir mêlé intimement avec trois fois son poids d'azotate de potasse , le mélange devra être projeté par parties dans un creuset chauffé jusqu'au rouge naissant : il en résultera du bi-oxide d'azote qui se dégagera , et un résidu contenant beaucoup de séléniate. L'on fait dissoudre le résidu dans l'eau, et Pon verse dans la dissolution de l'azotate de plomb qui y produit un précipité blanc de séléniate de plomb. Celui-ci est recueilli sur un filtre , lavé , puis raïs en su^ension dans l'eau et soumis à un courant de gaz sulfhydrique. En très peu de temps la décomposition du séléniate s'opérera et donnera lieu à du sulfure de plomb en flocons noirs et insolubles, à de l'eau , et à de l'acide sélénique qui restera dissous'. Il suffira alors de filtrer de nouveau la liqueur > et de la coa^ centrer par VébuUîtioa^ L'excès de gaz sulfhjdriqae 9^
340 uÈrkuxmuBS omotsÉs.
dégagera, et l'acide sélénique, porté peu-&rpeu jusqu'à a8o® de chalenr , se oonœntrera an point d'aa|iiérir la coibsistance de l'acide sulfurique; une température plus élevée le décomposerait.
L'acide sélénique ressemble beaucoup à l'acide sulforique bydraté* Comme lui il est liquide, incolore, sans odeur, très caustique, et d'une consistance oléagineuse; sa densité est 2,6; son action sur le toui^iesol , très grande; une cbaleur de plus de 280° le transforme en oxigène et en acide sélénieux ^ il attire l'bumidité de l'air, et retient toujours de l'eau dont on peut estimer la quantité au moim à 12,4 pour cent. Les métalloïdes qui décomposent l'acide sélénieux le décomposent à plus forte raison.
Les acides sulfureux et sulfbydrique sont sans action sur lui ; mais l'acide chlorbydrique le fait passer à l'état d'acide sélénieux , en donnant lieu à de l'eau et à un d<%agement de cblore.
n parait que son affinité pour les bases est puissante ; car le séléniate de baryte ne cède pas entièrement sa base à l'acide sulfurique. Toutefois les séléniates alcalins , projettés sur des cbarbons incandescens , font brûler ceux-ci à la manière des azotates : d'où il suit que dans ce cas l'acide sélénique cède une portion de son oxigène au corps combustible.