I. Sixième édition
S84 Métalloïdes olù&fiNÉs.
long fabe sera soumis à une douce ckalenr. Bientôt Pàctloft se manifeste , d'épaisses vapeurs d'un roùge brun-foftcé, apparaissent; des portions d'iode que Fon fait retomber par l'agitation du liquide se vaporisent et se condensent au haut du vase et même jusque dans le tube. En même temps qae ces phénomènes ont lieu, l'acide iodique prend naissance; il apparaît au fond du matras sous forme de grains bhmcs et cristallins dont le nombre va sans cesse en augmentant L'opération doit être ainsi continuée , en ajoutant de temps en temps de petites quantités du mélange acide , mis en réserve, jusqu'à l'entière disparition de l'iode. Alors toute h liqueur, chargée de l'acide iodique, doit être versée dans une cornue et distillée au point d'en vaporiser les j. Le liquide restant est ensuite décanté ; il est d'un jaune sale : après quoi l'acide iodique bien égoutté est mis en contact avec assez d'eau pour le dissoudre. La dissolution est filtrée et évaporée •, et lorsqu'elle est très concentrée, on en précipite l'acide iodique en y ajoutant i à 2 fois son volume d'acide azotique pur et fumant , qui s'empare de l'eau et rend l'acide iodique presque insoluble. Dans le cas où celui-ci, ce qui arrive ordinairement, serait encore coloré, il faudrait le laver avec un peu d'acide azotique , le redissoudre dans 3 fois sou volume d'eau , ajouter à la solution les f de son poids d'acide azotique pur, et l' évaporer lentement jusqu'à siccité. L'acide iodique sera très blanc et bien cristallisé.
269. Propriétés. — L'acide iodique a une saveur très aigre et astringente*, son odeur esta peine sensible et a quelque chose de celle de l'iode : il rougit d'abord la teinture de tournesol et la détruit ensuite; sa densité est plus grande que celle de l'acide sulfurique.
Soumis à une chaleur un peu inférieure à celle qui fait bouillir l'huile d'olive, il se fond, se décompose et se transforme en vapeur d'iode et en gaz oxigène*
Exposé au contact de Fair, il n'éprouTe aùcime al(^* tîon.
KCIW ÏODIQtJlt. SSS
H est très soluUe dans Teau et très peu dans l'alcool qui le précipite de sa dissolution aqueuse. Cette dissolution est également troublée par les acides sulfurique , azotique, phosphorique. Davy avait pensé que ces acides s'unissaient à l'acide iodique : c'était une erreur , ils s'emparent de Teau et rendent l'acide iodique presque insoluble.
Son action sur les corps combustibles est très forte : en effet, chauffé avec le charbon, le soufre, le sucre, les résines, certains métaux très divisés, il donne lieu à une détonation subite.
Il attaque la plupart des métaux, même Tor et le platine, lorsqu'il est en dissolution*
Les sels qu'il est capable de former avec le plus grand nombre des bases salifiablès ne sont que peu solubles à l'état neutre. Son aiEnité pour l'oxide de plomb et l'oxide de mercure est telle qu'il les précipite tous deux de leur dissolution dans l'acide azotique.
Les acides sulfureux , suif hydrique , chlorhydrique et iodhydrique, liquides , le décomposent à l'instant en donnant lieu, savoir : l'acide sulfureux à de l'iode et de l'acide sulfurique^ l'acide sulfhydrique à de l'eau, du soufre et de l'iodej l'acide chlorhydrique à de l'eau et à du chlorure d'iode, l'acide iodhydrique à de l'eau et à de l'iode.
370. Composition. — Cent parties d'iadate de potasse bien sec donnent, lorsqu'on les décompose par la chaleur, 22,59 d'oxigène et 77,4' d'iodure de potassium : or, ces 77,41 d'iodure sont composés de 58,9^7 d'iode et de 1 8,473 de potassium; mais i8,473 de potassium absorbent 3,773 d'oxigène pour passer à l'état de protoxide ou se convertir en potasse; il reste donc 22,59 d'oxigène moins 3,773, c'est-à-dire, 18,817 pour l'acidification des 58,937 d'iode* Par cooséquent, l'acide iodique est formé en poids de 100 d'iode et de 31,927 d'oxigène; ou de i volume de vapeur d'iode et de 2 volumes x d'oxigène (Gay-Lussiac^ jénn^ de CAim* ) U xca, p. jS)^ Ce qui donne ;
S86 MËTALLOIDBS OXIGÉNÉS.
Ea proportions i d*Mxle 1 579,50-^ 5 ^ûùgtut 5oo» Eb atones. ... a d*iode i5'jg,Bo-\- S (Tozigène 5oo
Donc poids atomîq. de VMÛde iodiqoe I* O' r= 2079,50 Acides iodeux et hjrper-iodique.
171. L'acide hyper-ioclique , correspondant à l'acide liyper-chlorique, vient d'être découvert par M. Magnus. (Voiries hyper -iodates.) M. Mitscherlich est porté à croire qu'il existe un acide iodeux ( Jrm, de Chim. et de Php.y XLFv, 222). Mais ses observations ne sont point démonstratives. '^