Le buromètre étant à 76 centimètres, l'acide liyp
azotique bout à rà% et se réduit en gas rutilant; sa tension
est donc considérable : aussi répand«-il des vapeurs rouges
dans Fatmosphëre, et colore-t-il en jaune-rougeâtre, à une
température très basse , tous les gaz avec lesquels on le met
en contact. C'est cet acide qui se produit tout-à-coup par le
mélange dubi-oxide d'azote et de Toxigène ou de l'air, et
de là vient que le bi-oxide d'azote est irrespirable, qu'il agit
sur l'économie animale avec une énergie extraordinaire, et
qu'introduit, même à très petite dose, dans la poitrine, il y
fait éprouver subitement un sentiment très pénible de con*
striction.
299. L'acide bypo-azotique n'a aucune action sur le gaz oxigène sec ; il ne fait que le colorer, mais lorsiju'il est tout à-la-fois en contact avec l'oxigène et l'eau , il paraît qu'il absorbe une certaine quantité de ce gaz et passe à l'état d'acide azotique.
Il attaque à-peu-près tous les corps combustibles que l'acide azotique est capable d'attaquer, et nous oflre des phénomènes analogues; il en est même sur lesquels il a plus d'action : tel est partiailièrement l'acide sulfhydrique dont il précipite le soufre subitement.
n enflamme le potassium par l'agitation ; et transformé en vapeur, il continue à faire brûler les bougies allumées et le phosphore en combustion.
300. Versé et agité de suite dans une grande quantité d'eau, l'acide hypo-azotique est instantanément et presque entièrement décomposé : trois proportions de cet acide doivent en produire i de bi-oxide d'azote qui se dégage sous forme de gaz, et 2 d'acide azotique qui reste dans la liqueur, imi à Tacide hypo-azotique non décomposé.
Lorsqu'on le met, au contraire, avec très peu d'eau, il ne se dégage que très peu de gaz, et l'acide devient d'un vert très foncé.
Enfin, en ajoutant successivement à une certaine quan« tité 4'cw diverses portions d'acide hypo-aw)tiquej I'qu voit
SM MÉTAIXOIOBS OXIGÉHiS.
que le dégagement du bi-oxide d'asote, produit pu même poids diacide , dccrott jusqu'à œ qu'ô cesse entià ment d'avoir lieu , «pioique le liquide oontinue d* de l'acide hypo-azotique; et que Feau se colore su< ment en bleu verdâtre ou vert de plus en plus foncé, et jaune orange : variations de couleurs analogues à celles l'on obtient en faisant passer du bi-oxide d'azote à tnv l'acide azotique plus ou moins concentré (292).
L'acide bypo-azotique est en partie décomposé à la tts pcrature ordiuaire par l'acide sulfurique concentre etti» forme en acide azotique qui retient un peu d'acide hjp azotique et se colore, et en acide azoteux qui, se combiiai avec l'acide sulfurique , forme des cristaux dont il a^ question précédemment (249)*
Mis en contact avec l'acide azotique fumant, l'acide kjp azotiijuc s'y dissout, et le colore en jaune.
11 nous offre aussi, avec les bases salifîables, desphdt mèues très curieux, mais dont il ne sera question qu'eufi Luit de(» aiotites.
3oi« Etat ^ Prêparationm — L'acide hypo-azotiqoe * iv»^|i>m'S uu produit de l'art. On l'obtient en distillant f :(v»t(Att[^ lit" |doiub sec et neutre dans une cornue de verre j \Sk\ \c it^Hieille en faisant plonger le col de la cornue di uu yki\X kVvi|vient entouré d'un mélange de glace et des iMruU^t^ ru«^tlVt> Tucide azotique se décompose, et laissée ^^^r uu<l^ Irlte 4|uautité d^oxigène qu'il se transforme t( *^uMsn ru ^k^Ulo hY|H>-iizotique anhydre.
I |MK^|HMU\xu ^r^Aotute de plomb = 12071,5a douv |ii>[^|v«ulûM^ 4Wid«^ hy|H>-azotique = 577,0a; i proporti croxig^^uo ^- \\vk\\ I propotiou de protoxide de plomb
II vs\ riu^MV |¥tvwblo d'obtenir cet acide en faisantai tMi' fir|^irénionl :i wUumos de bi-oxide d'azote sec, et i^ I^MiiM fifïgaz oxigiMu^ r^alomcnt sec, dans un tube de vc H^^^ HMtlifnt dos fr^gmous de porcelaine, et qui commn 'JMw ^\iiy. iiii auUxs rocourbu et soumis à un froid de a
ACIDE A20TEt]l. S8t
^ Les gttt se mêleront dans le premier en traversant les frag* " mens de porcelaine , et donneront lieu à de la vapeur d'acide hypo-azotique qui viendra se liquéfier dans le second. Mais ce procédcS est beaucoup moins commode que celui que nous avons décrit d'abord.
Acide azoteux^
3oa. Ilparaît, d'après les expériences de M. Gay-Lussac ( Aniudes de Chimie et de Physique^ t. i, p. Spp), qu'il existe un troisième acide formé de loo d'azote et de t56 d'oxigène en volume, ou de i proportion d'azote et de 3 proportions d'oxigène , et dont la formule atomique est Az^O*, comme celle de l'acide phosphoreux, de l'acide arsénieux. En effet, lorsqu'on remplit une éprouvette de mercure , que l'on y fait passer 5oo à 600 parties de bioxide d'azote , un peu d'eau alcaline et 100 parties de gaz oxigène, l'on obtient une absorption de 5oo provenant des 100 parties d'oxigène et de 4oo de bi-oxide d'azote. Or« ces 4^^ de bi-oxide sont composés de 200 d^azote et de 200 d'oxigène 5 par conséquent l'acide nouveau l'est d'azote et d'oxigène, dans le rapport de 100 à i5o, comme nous venons de le dire. C'est ce même acide qui se produit^ suivant M. Gay-Lussac, en laissant pendant long-temps une forte dissolution de potasse en contact avec le bi-oxide d'azote : au bout de trois mois, il a trouvé que 100 parties de bi-oxide d'azote étaient réduites à â5 de protoxide d'azote, et qu'il s'était formé des cristaux d'azotite.
C'est encore cet acide qui se forme en mettant l'acide sulfurique en contact avec 4 vol. de bi-oxide d'azote et i vol. d'oxigène.
L'acide azoteux ne peut point être isolé. Aussitôt que , par un acide, l'on s'empare de la potasse avec laquelle il est uni, il se transforme en bi-oxide d'azote qui se dégage, et en acide bypo-azoticpic ou nzolique qui reste en dissolution.
Mmlàeiâieiit de Vhydrogàne. Cette dénominaticm m'est pas Bans Inocmyénient) elle ponrraii faire croire qae lliydrogène dons ces acides joue le même rôle que l'oxigène dans les oxacides, et cela n'est pas : c'est au contraire l'antre principe qui remplace l'oxigène, c'est-à-dire, qui est négatif par rapport à l'hydrogène -, mais, enfin elle est admise , et nous nous en servirons.
La propriëtë caractéristique des acides métalloïdiques est de ne pouvoir se combiner avec les bases métalliques. Ces deux genres de corps se décomposent réciproquement de manière que les deux principes de l'acide s'unissent , «iwok: : Félément positif avec l'oxigène de l'oxide, et rélément négatif avec le métal. Ainsi l'acide chlorhydrique donne lieu avec le protoxide de mercure, à de l'eau et à un proto-chlorure de 'mercure ; l'acide brôm* by drique, à de l'eau et à un bromure; Tacide fluo-si-* lieique à de l'acide silicique et à un fluorure. Quelquefois l'acide^, quand il est. en excès,. s'unit .ensuite avec le nouveau HMHnposé que produisent ensemble le métal et l'élément né« l^tif de l'acide:: il en résulte une sorte.de sel; voilà ce que BOUS offrant à un degré remarquable les oxides alcalins dans leur contact avec un excès d'acide suif hydrique :il se produit alors des sulfhydrates de siiKure «de potassium, de aodium^etc. , dans lesquels lessulfures-jouentle rôle de bases.
▲aTiGi.B r
ACIDES MÉTALIOIDIQUES HYDROGÉNÉS.
■jUcideêul/hytlrique^ acide sélinhydrique y acide fluorhfdri^ que , acide cldorhydrique , acide brômhydrique , acide iodkydrique.
Acide suif hydrique ou, acide bydro-sulfurique; Hydrogène sulfuré.
3o4* Historique. -^ Depuis que Scbéele nous a fait con* vaUre Pacide sulfhydrique> ce gos est devenu l'objet d^im
S84 ÂdtoES uèvkuxmnqxnts.
grand nombre de recherches ^ dues surtout à MM. let, Ckau88ier,Dupuytren, Davy, Gaj-Lmsicet Bard. Berthollet en a fait une étude presque oomptèle( moles de Chimie y tom. nv)« MM. Cfaaussier, tren et Thenard ont examiné l'action délétère qu'ai Téconomie animale (Journal de Médecine de M. roux, etc.). MM.Davy, Gay-Lussac et Thenard le particulièrement occupés de son analyse et des pbé remarquables qu'il présente dans son contact avec le sium et le sodium. {Recherches Physico-Chimiques^ ton
305. L'acide suif hydrique est gazeux, sans coukur. odeur et sa saveur sont insupportables, et analogues ï des œufs pourris. Sa pesanteur spécifique est de i, 191 Il éteint subitement les corps en combustion, et' faiblement la teinture de tournesol. Comprimé en même temps, il se liquéfie. C'est de tous les gasle délétère : un verdier que l'on plonge dans un air qn contient -7777 ^^ son volume périt sur-le-champ; un de moyenne taille succombe dans un air qui en tient 2~; ; et un cheval finirait par mourir dans un air n'en contiendrait que ^* Croyez volume iv, art irition^)
306. Composition.*"^^ est en mettant le gazsulfhy en contact avec l'étain k une température élevée, qi< parvient facilement à déterminer la proportion de ses cipes constituans. L'expérience se fait dans une cloche courbe : après l'avoir remplie de mercure, onjî troduit un volume déterminé de gaz; puis, au d'une tige , on porte un fragment d'étain jusque dais partie courbe de cette cloche : l'on chauffe l'étain arec lampe , et on l'entretient fondu pendant vingt-cinq k minutes ; alors on laisse refroidir l'appareil , et m< le gaz , l'on voit que son volume n'a pas changé : il ïi est pas de nwl^me de sa nature , car il se trouve converti entier en gaz hydrogène. Le gaz sulfhydrique conli donc un volume d'hydrogène <'^al au sien : or ^ comme
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