LIVRE SEPnÈlHE
Bases salifiahles.
35 1 bis. Nous désignons, par le nom de bases salifiables^ toutes les substances qui ont la propriété de s'unir aux acides et de former des sels , c'est-à-dire, des corps dont les parties constituantes se neutrahsent plus ou moins réciproquement. Jusque dans ces derniers temps , à part l'ammoniaque ou azoture d'hydrogène, on ne connaissait que les oxides métalliques qui fussent doués d'une prqpriété si remarquable *, mais, aujourd'hui, l'on sait qu'elle appartient également à quelques matières végétales, formées d'hydrogène, d'oxîgène, de carbone et d'azote. Il existe donc des bases, comme des acides, qu*^on pourrait appeler métalloïdi'^ ques^ métalliques^ ofgamques.
420 BASES SAURARLES.
Les plus énergiques sont celles qui résultent de l'union du potassium y du sodium, du lithium, du barium, du strontium et du calcium avec l'oxigène : ces bases enlèvent les acides à toutes les autres, même à l'ammoniaque dontk puissance est très grande. On devrait évidemment les désigner par les noms de protoxidcs de potassium , de sodium, etc. ; mais elles le sont plus souvent par ceux de potasse , de soude, de lithine, de baryte, de strontiane , de cbaux , qu'elles portaient avant qu'on eût découvert leuK radicaux, découverte qui date pour toutes, la litbine excepté, de 1807 à i8o8.
C'est en raison de leur éuei^ie que plusieurs d'entre elles, la potasse , la soude, l'ammoniaque, sont fréquemment employées comme réactifs, surtout pour précipiter la plupart des autres bases de leurs dissolutions dans les acides.
Pour étudier les bases, nous suivrons la division indiquée plus baut : nous les partagerons en bases métalliques que nous n'examinerons qu'en traitant des métaux ; en bases végétales dont nous ne nous occuperons que dans la cliimie organique, et en bases métalloïdiqucs que nous allons étudier maintenant.
Bases métalloïdiques,
35î. Nous venons de dire qu'il n'existe qu'une base métalloïdique ; mais nous devons faire observer que, dans quelques circonstances , le bi-carbure d'hydrogène et le phosphure d'hydrogène font fonction de bases : le bl-carbure dans plusieurs éthers, et les phosphures d'hydrogène dans leurs combinaisons avec l'acide iodhydrique. Il est donc permis de croire que ce genre de bases, dont l'ammoniaque est le type , comprendra plusieurs espèces par la suite.
Ammoniaque ou azoture d hydrogène*