OXIDES MÉTALLIQUES SALINS
Antimoniate de protoxide d'antimoine. . . . (Sb^O^Sit^O^).
Bismusthate de bismuth Bi^QS^i^O^
Ghromate de protoxide de chrome CrO^^CrO.
Ghromate de sesqui-oxlde de chrome. . . . CrO^jCr^Q^.
Stannate de protoxide d'étain. .,,,... SnO^,SnO.
Métastannate de protoxide d'étain Sn50i®,SnO.
Oxide de fer magnétique . Fe*0«,FeO.
Oxide de fer des battitures .| L^qL^f^î*
Oxide rouge de manganèse Mn^QS^lVfnO.
Oxides de cobalt intermédiaires ( /^ ^x/ ^ *'/%?
( {GoO)4,Con)3.
Molybdate de molybdène. j [^oOaj^MoO'
iPb02,PbO.
pKQj 2pi)() PhOî'sPbO* Pb02'5PbO.
Oxides hitermédiaires de rhodium | (RhOj^Rh^O^ | ?
• ( RhO,Rh203 )
Titanate de titane. . TiO^,TiO.
Oxide bleu de tungstène W0*,W02.
!(U0)* U^O* TTO Tîioî
Vanadate d'oxide de vanadium. VO^.VO.
ActfOB de la chaleinr sur les oxldet.
Les oxides des métaux de la 6' section perdent leur oxigène, et se réduisent complètement par Faction de la chaleur.
Aucun des autres oxides n*est réduit complètement par la chaleur , mais certains acides métalliques, comme Tacide chromique, Tacide ferrique, les acides manganique et permanganique, Tacide plombique, quelques peroxides, comme ceux de manganèse et de cuivre, perdent une partie de leur oxigène lorsqu'on les chauffe.
Les oxides métalliques sont d'ailleurs presque tous fixes. La plupart ne fondent qu'à une température très élevée.
Aetlon 4e la pUe*
Tous les oxides, à l'exception des oxides terreux, peuvent être décomposés par la pile. Lorsqu'on met un oxide en contact avec les deux pôles d'une pile, (m voit bientôt le métal réduit apparaître au pôle négatif.
Quand le métal peut s'amalgamer, on facilite la décompoi^tion de Toxideen se servant du mercuie: on donne à l'oxide légèrement hu-
20& GiNBBALITiS SUR LES OXID£S MÉTALLIQUES.
mecté la forme d'une coupelle que Von remplit de mercure. Cette coupelle est mise sur une plaque métallique, qui communique avec le pôle positif de la pile, et 1& pôle négatif communique avec lé mercure; on obtient au bout d'un certain temps un amalgame qui par la distillation donne le métal de Voxide. -
A^ttOil de l*«xlf Cne.
Plusieurs oxides absorbent Toxigène lorsqu'il» ^nt en cotrtaetavec ce gaz ou avec Fâlr, «oit à la température ordinaire, soit à une température élevée : telè sont les protoxides de potassium , de sodium, de barium, de fer, de manganèse, d'étain, de cuivre, de plomb, etc.
Les hydrates de protoxide de fer, d'étain, de cuivre, de manganèse, absorbent rapidement Toxigène de l'air, et se changent en de nouveaux oxides qui ont pour formules ; Fe^O»; SnOS- CuO et Mn»0»i
Actton de rtaydrosène.
L'hydrogène réduit sous l'influence de la chaleur les oxides des quatre dernières sections; il faut excepter cependant l'oxide de manganèse et l'oxide de chrome.
L'hydrogène ramène à l'état de protoxide, les peroxides des deux premières sections, ainsi que le peroxide de manganèse.
Certains oxides, surtout ceux delà dernière section ^ sont réduits par l'hydrogène à une température peu élevée.
Les oxides réduits par l'hydï^ogène laissent toujours le métal pur : c'est ainsi que l'on prépare souvent des métaux dans laalaboi^toires.
Aéûôtk dtt èarboiie.
Le carbone réduit à une teijapàrature plus ou moins élevée les oxides métalliques , eî^cepté les oxidi^ terreux ou ceux de la deuxième section et les oxides alcalipo-terreux.
Le carbone , dans son action sur les oxides, peut produire de l'acide carbonique ou de l'oxide de carbone, suivant la proportion de carbone employé et l'affinité du métal pour l'oxigène, Si l'oxide est facile à réduire comme les oxides de cuivre et d'argent, on obtient toujours de l'acide carbonique. Si la réduction ne s'opère qu'à une température très élevée et si le charbon est en excès, il se produit de l'oxide de carbone. Lorsque la réduction a lieu à une- tertipértiture voisine du rouge , on obtient à la fois 4e l'oxide de carbone et de l'adde carbonique.
On se ^^i du charbon dans les exploitations métallurgiques pour extraire les métaux de leurs oxides. Le charbon jnroduit^ est brûlant, la chaleur nécessaire à la réduction et enlève en même temps l'oxigène de l'û^çide qui se ^naforme en oxMe de otiiione ou en ac^ (»iii>oiilqae.
GBIlÉlULITéS SUR LBS OXIDES MÉTALLIQUES. 295
Les métaux réduits de leurs oxides par le charbon, retiennent ordinaire^ ment une petite quantité de carbone. Le fer, par exemple, obtenu dans les hauts-fourneaux, peut contenir depuis 2 jusqu'à 6 centièmes de carbone. Le manganèse et le chrome réduits par le charbon dans un creuset brasqué, retiennent aussi du carbone.
Action un chlore.
Le chlore décompose la plupart des oxîdés et produit des chlorures métalliques en se substituant à Toxi^ène des oxides : la glucine, Talumine, la thorine et Tyttria, ne sont décomposés par le chlore que sous Tinfluenee du charbon et à une température rouge.
Lorsqu'on soumet les oxides alcalins et l^s oxides alcalino-t^rreux, à Taction du chlore en présence de Teau, il se produit, suivant la couceft*tration des liqueurs et la quantité de chlore employée^ des cWoruires métalliques, et des chlorates ou des hypochlorites.
Vers 100'', la potasse et la soude mono-hydratées pa^dent l^ir oiir gène sous Tinfluence du chlore et se transformejat en chlorures de potassium et de sodium.
L'action du brome et de Tiode sur les oxides e^t la mkoù que celle
du chlore.
Actton dn gonfle.
Le soufre agit en général, à une température élevée, sur les deux éléments des oxides, et produit des sulfures métalliques, de Tacide sulfureux ou de l'acide sulfurique.
Cette réaction est souvent accompagnée d'un d^agement de chaleur et de lumière. Les seuls oxides qui ne soient pas attaqués par le soufre sont les bases terreuses.
La potasse, la soude, la barite , la chaux qu'on chauffe légèrement avec du soufre , forment des polysulfures et des hypoaulfites ou des polysulfures et des sulfates si la température est élevée.
AcdOB en iMi^Mpbore.
Le phosphore agit, sous l'influence de la chaleur, sur presque tous 1^ oxides et produit un phosphate et un phosphure. Si la réaction se passe en présence de l'eau , on obtient avec les oxides alcalins et alcalino-ter^ reux un mélange de phosphate et d'hypophosphite, et ilse^^g^dos phosphures d'hydrogène et de l'hydrogène.
AcdOBdcfBÉétenx.
L'action des métaux sur les oxides donne lieu aux phénomènes suivants : .
1" Les métaux s'emparent de tout Toxigène de Toxide , en éliminent le métal ou se combinent ensuite avec le métal réduit pour former un alliage ;