‹ Traité de chimie, générale, analytique, industrielle et agricole (volume 2)Chapitre 121 sur 143 · NOMS DES SELS · texte numérisé non relu

NOMS DES SELS

Proportion! de «d»

pour 100 p. d'eao

au point

diMtiMrâlIon.

BeUrd

dD point

4**rtliUon.

Chlorate de Dotasse ..•••»...

ei,5

râ

Ghlorure de b&riuni. •..*••••

Carbonate de soude ....••..« Chlorure de potassium. ••.••••

Chlonvede sodium

Chlorhydrate d'ammoniaque

Azotate de Dotasse . .........

Chlorure de strontium. • • • ^ • . .

Azotate de soude .. ^ •..,.. ^ Carbonate de notasse. ....••..

Azotate de chaux

Ondit quereauésts^mr^^d'unselà une température donnée, Un*squ*6lie cesse de pouvoir dissoudre la plus pistitç quantité de ce sel à cette tofkOB . température.

Une eau-mère qui a laissé déposer des cristaux en se refnNdissant, ott bien une dissolution longtemps agitée avec im- excès d'un sel en poudre, doivent être considérées comme saturées.

Une Mui Btturée d'un sel peut dissoudre «n nouvtmi tel.

L'eau saturée d'azotate de potasse peut dissoudre <^eofie une quantité considérable de sel marin» et même une. çertainet proportion d'ua troisième ou d'un quatrième sel» pouryi; que. Vaptiçui mutuelle de ces divers sels ne produise pas d'autrflHâ composés qui M préctptteraisni. Une dissolution saturée d'un sel en laisse^ quelquefois déposer une <;^rtaine quantité lorsqu'elle dissout un sel nouveau-, . . . . .

C'est ainsi qu'une eau chargée de nitre laisse précipiter ime partie de ce sel , lorsqu'on l'agite avec du chlorure de potassitmi.

Plusieurs opérations industrielles et qUôlcJUcë dnlilyses sont fondées sur la propriété que possède l'eau chargée d'un sel de dissoudre plusieu^ autres sels.

Les variations de température modifient le pouvoir dissolvant de l'eau

gANÉRâLITÉS Btm LIS flILB. Si9

Les quantités de sel que Veau peut diMoudre augmentent en général aYeo la température.

On remarquera pourtant quelques exceptions.

Yoici les noms de certains sels plus solubles dans l'eau froide que dans Teau chaude :

Sulfate de cérium ;

Sulâite delantane;

Butyrate de chaux ;

Phosphovinates de barite et de ohaux ;

Phosphoglyoerate de chaux ;

Aconitate de chaux ;

Stannate de soude ;

Le carbonate de magnésie (magnésie Uanebe) ;

.Saccharate de chaux ;

Sulfate de souite.

DéCeradiiatlOB 4t la sola^mié été •«!••

On détermine la solubilité des sels en saturant une même quantité d'eau des diffiSr^ts sels, et recherchant les quantités de ces s^ qui se trouvent en dissolution.

On obtient, d'après M. Gay-Lu^ac, une dissolution parfaitement BaLturée, par deux procédés différents:

l*" En faisant chauffer l'eau avec le sel et là laissant refVoidh* jusqu'à la température pour jaquelle on cherche la solubilité; on conçoit que cette méthode ne s'applique qu'aux corps dont la solubilité augmente ayec la température :

2'' En mettant datus l'eau froide un grand excès de sel, et en éleyant graduellement la température.

Dans ces deux opérations, il hni maintenir constante la température finale pendant deux heures au moins. M. Gay-Lussao S'est assuré que ces deux méthodes donnent les mêmes résultats.

On détermine ensuite les quantités de sels dissous aux différentes températures à l'aide d'un jnatras de la capacité de 150 à 200 c. c. , et dont le c(4 est de 15 à 20 centimètres de longueur. Ce matms est pesé vide, rempli au quart environ de la dissolution saline, puis pesé de nouveau.

Pour évaporer l'éaU; on prend le matras par le col avec des pinces, et on le tient aunlessus d'un fourneau allumé soUs un angle d'environ iiS"*^ en l'agitant continuellem^t pour favoriser l'ébulUtion et prévenir les soubresauts» , ...

Lorsque la nuâse saline est desséchée, et qu'il ne s'en dégage plus de vapeur d'eau à une chaleur presipie rouge, oq «mffti dmm la mains avec un tube en vterre adapté à un soufflet ^ur en chasser la vapeur aqueuse; on laisse refroidir lô matras ^i on le pèse.

320 GiNiRALITiS SUR LES SEIS.

On connaît alors la proportion de l'eau relativement au sel qu'elle tenait en dissolution, et on l'exprime en représentant le poids de l'eau par 100.

Quelques sds se décomposent par la dessiccation ; tels sont les chlorures de magnésium et d'aluminium, l'azotate de chaux, la plupart des sels ammoniacaux-, etc., etc.

On déduit alors la quantité de sel anhydre qui se trouve dans un poids connu de leur dissolution saturée , en appréciant par l'analyse la quantité de base ou d'acide contenue dans la liqueur.

C'est ainsi que la solubilité des chlorures de magnésium et d'aluminium peut être mesurée en décomposant leur dissolution par l'azotate d'argent en excès, et pesant le chlorure d'argent produit.

Le tableau suivant indique la solubilité des principaux sels déterminée par M. Gay-Lussac.

Température. Sel dlMons par 100 p.

o d'eau.

Ghlorare de potissiam. .....{ 52,39 /t3,59

Gblomre de barinm cristallisé • «^ 74 §9 65 51

Sulfate de potasse . • • \ ^3^90 19,29

Sulfate de magnésie anhydre, • .\ 49,08 49,18

Sol&te de magnésie hydraté. • .\ 49,08 212,61

GÉNÉRALITÉS SUR LES StLS.

SÔlfote de soude.

Température.

3iM .

Zl5,04 .

bO^UO .

Azotate de barite«

Azotate de potasse .

Chlorate de potasse

Sel anhydre dissous par 100 p. d'eau.

Température.

SdcrittalItoédlMous par 400 p. d'eau.

Sel dissout pourioo parties d'eau.

S2S GtNiRALITâS sut LVS BBU.

On représente ordinairement au moyen d'une ligne les proportions d'un sel que dilsout une masse d'eau aux différâtes températures.

On prend pour abscisses les degrés de températurs, et pour ordonnées les quantités de sel dissoutes pour 100 parties d'eau. .

En élevant des erdomiées qui représentent -par leur longueur les proportions en centièmes des sels en dissolution dansl'eau, on obtient les différents points d'uno ligne que l'on pourra réunir par une autre ligne donnant alors la ligne d^ solubilité du sel. •

M. Gay-Lussac a construit par cette méthode les différentes lignes des solubilités des sels indiqués ci-dessus, et en a donné le tableau (pi. t^). Certains sels qui se déposent anhydres de leur dissolution aqueuse pure, cristallisent quelquefois avec de l'eau lorsqu'ils se séparent d'une dissolution contenant dfes corps étrangers. Ainsi , le sulfate de potasse se dépose en àiguilleâ f)rismatîques avec iln équivalent d'eau de cristallisation, lorsqu'il se sépare d'une dissolution contenant du sulfite et de l'hyposulfite de potasse. On a signalé dans les dépôts d'urine humaine concentrée des cristaux de sel marin pur combiné avec 8 équivalents d'eau..

L'eau de cristallisation de la plupart des sels est éliminée par leur seul contact avec l'urée. Ce- phénomène est d'autant plus singulier que l'urée n'attire que très faiblement l'humidité atmosphéri^pie (Pelouze).

La température à laquelle un sel se dépose d'une dissolution, influe quelquefois sur la quantité d'eau de cristallisation qu'il peut retenir. Ainsi le borax qui cristallise à froid avec 10 équivalents d'eau, n'en contient plus que S équivalents, Jorsque sts cristaux se sont déposés au-dessus de 70% ....

Le sulfate de soude eristallise sans eau à une température supérieure à 35* ; au dessous de ce terme; Il contient 10 équivalents d'eau de cristallisation.

Le sel marin crislaîlîsé â de basses températures avec plusieurs équivalents d'eau ; tandis que ses cristaux sont toujours anhydres lorsqu'ils se déposent au-dessus de 0°, .

L'air n'exerce pas en générai d'influence sur la cristallisation des sels; toutefois , le sulfate et le séléniate de soude ne peuvent cristalliser quand on les préserve du contact de l'air; il suffit d'une bulle d'air pour déterminer subitement là cristallisation de ces deux sels.

Certaines dissolutions salines présentent aussi la propriété singulière de rester surchargées d'un excès de sel pendant un certain temps : telles sont les dls^liitlons d'azotate d'argent, d'acétate de plomb. Lorsqu'on les agite, oa qu'on y .Introduit ui> corps solide, la dissolution se prend quelquefois en masse. La cause de cette sursïitUf atlôn est demeurée Inconnue jusqu'à (Hrésent. • • Quel que soit le procwlé que Von emploie pour faire cristalliser lesdis-

solutions salines» les cristaux qui se forment retiennent i une certaine quantité d'eau.

Lorsque l'eau est combinée avec le sel en proportions définies ; on l'appelle eau de cristallisation ou de combinaison. Si la proportion d'eau est faible, et ne se trpuve pas en rapport simple avec la quantité contenue dans le composé salin, on lui donne le nom à* eau d'interposition.

Il suffit de l'exposition à l'air, d'un séjour de quelques instants dans le vide ou de la simple pression entre des doubles de papier non collé, pour enlever l'eau d'interposition qui d'ailleurs ne fait pas partie intégrante du sel , et n'y existe qu'en proportion variable et toujours très faible.

On peut toujours reconnaître la présence de l'eau dans un sel en introduisant quelques centigrammes de ce sel dans un petit tube de verre blanc , fermé à l'une de ses extrémités , et en chauffant le sel au moyen de la lampe à alcool. L'eau dégagée se condense dans la partie froide du tube. La plus petite trace d'eau peut être appréciée ainsi. Lorsque le tube reste transparent, on est assuré que le sel examiné ne contenait pas d'eau.

Pour terminer ce qui a rapport à l'action générale de l'eau sur les sels, nous remarquerons que dans certains cas l'eau peut faire éprouver aux sels une véritable décomposition , et les transformer en sels acides et en sels basiques , et quelquefois même le décomposer complètement en acide et en base libres.

Lorsqu'on traite par l'eau de l'azotate neutre de bismuth , ce sel se transforme en sous-a?otate de bismuth qui se précipite, et en sel acide qui est soluble.

En dissolvant dans une grande quantité d'eau le stéarate neutre de potasse , ce sel se change en bi-stéarate de potassip qui se précipite en, un stéarate basique de potasse qui reste en dissolution.

Ces décompositions s'observent principalement, ainsi que l'a reconnu M. Chevreul, lorsque, l'acide du sel étant soluble, la base est insoluble et peu énergique; dans ce cas c'est un sel basique qui se précipite; mais lorsque, l'acide étant insoluble et peu énergique , la base du sel est soluble , c'est alors un sel acide qui se dépose.

Certains sels en dissolution dîms l'eau éprouvent, quand on les chauffe, des modifications particulières. Ainsi, l'azotate de sesqui-oxide de fer en se dissolvant dans l'eau froide la colore à peine en jaune ; cette dissolution chaufTée acquiert une couleur orangée très fonc^ qu'elle conserva nfiéme après le refroidissement.

L'alun de cHrome éprouve une modification sembjable.

àetloB et» meMM mot les mS$. — lois «e BcrtliiillcU

Les acides produisent dans leur contact avec Ie$ dissolutions salines des phénomènes très variés. Lorsque l'acide est identique à celui du sel, il peut arriver :

l^" Qu'il n'y ait pas d^actîon. Exemple : acide silicique et silicate de

2"* Qu'il se produise une dissolution du sel sans qu'on puisse déterminer s'il y a combinaison définie. Exemple : acide azotique et azotate de potasse;

3» Qu'il y ait production d'un sursel. Exemple : acide sulfurique et sulfate de potasse ;

4** Qu'il y ait production d'un sel neutre, lorsque le sel employé était basique. Exemple : acide acétique et sous-acétate de plomb.

Lorsque l'acide est diflférent de celui du sel, il peut arriver :

l"" Qu'il n'y ait pas d'action. Exemple : acide azotique et sulfate de barite ;

2° Que l'acide s'unisse au sel ;

S"* Que le sel soit décomposé et l'acide du sel expulsé.

La décomposition des sels par les acides a été généralisa par Berthollet, qui a posé les principes suivants :

1* Un sel est décomposé par un (tcide^ lorsque l'acide expulsant est plus fixe que celui qui est dans le sel.

Exemples:

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