‹ Traité de chimie, générale, analytique, industrielle et agricole (volume 2)Chapitre 18 sur 143 · Co^où 275 : x · texte numérisé non relu

Co^où 275 : x

350 — 100 = î50r£=Ca.

Ce nombre, trouvé par B(. Dumas, a été vérifié par MM. Marchand et Erdmann. Il est phls faible que celui que M. Berzélius avait déduit du poids du chlorure d'argent fourni par une quantité connue de chlorure de calcium.

É4itfTal«iit «n èlirftitae. '

M. Befzélius a déterminé l'équivalent du chrome en pesant le chroniâté de plomb obtenu en précipitant un poids connu d'azotate de plonib par le chromate de potasse.

M. Péligot a déduit cet équtValettt de Fànèlyse de l'acétate de protoxide dechrotïte. €W),C4fH)^H0/

Ce sel contient 25,2 de carbone et laisse par la calcination au oontact de l'air 40,2 pour 100 de sésqui-oiide de chrome:

Deux é()[uiyàlenti6 d'acétate de protoxide de chrome laisisent, par leur calcination à l'air, unéquivaleitt de seskpli^xide^ chrome Cr^O^. *

La foimule ctellacétatô de dhrome montre que deux équiyalencs de ce sel contiennent 8 équivalents de carbone ou 600. '

On peut obtenir Téquitalent du chrdme en déterminant le rapport qui existe entre le carbone coi^enu4ans l'acétate de i^brome et la quantité de seaqui-oxide de eliromequ'un p<ûdft connu d^e ce sel lais^epQrla4^ciu^tion .

XL NOTIONS PRÉLIM»NAinES.

On pose donc la propèrtkm suivante :

Le nondJix) 957,13 représente un équivalent de sexqui^xide de chrbme

Cr^O'. En retranchant de 957,13 trois équiv^ents d'oxigène«3bO, le

reste 657,13 exprime de^x équivalents de chrome; dbn<5 ^équivalent de

667,13 . chrome = — - — =s 328,5.

É^vIvAlent du plomb.

L'pxjde de ploml^ a été analysé par M. BerzéRus, en.i*éduisani le pro^ ^ toxide de ce métal par Thydrogène. D'après la moyemie de quatre expériences faites sur un oxide d'une pureté parfaite, lOO parties de plomb se combinent avec 7^725 d'oxigène pour produii^ le prol^xide PhO. On a donc pu déduire l'équivalait du plomb de la iMX)portion suivante :

7,725; ioa :.^100 :x • - i

IT. Berzélius est arrivé à un même résultat «ndétenmnant la quantité de sulfate de plomb produite par un poids conwu deplomb. 100 parties de plomb donnent 146,35 dè^ soUaté de plonri).- Le sulfate de plomb ayant pour formule PbO,SÔ', ^t coni^iant 46,35 d'oxigène et d'acide sulfurique unis à 100 de n^tal , on établit la proportion suivante qui donne l'équivalent d« plomb :

; Oxigèae et «eide • ^ . 1 éq,> de ;ft(mfre = 900 et

sulfurique. 4 ^q. d^oxig. = -MK^.

L'équivalent du plomb est donc 129^9^, soit qu'on le déduise directement de la composition de l'oxide PbO, ou qu'on le calcule d'après le sulfate de plomb fourni par un poids donné de métal, et en admettant que le nombre proportionnel du soufre soit connu et égal à 200.

,v É^^irioeAl de l»or. . .

L'oi* a deux degi'és d'oxidation dans lesquels le» proportions d'oip^ gène sont comme les nombres l et 3. On représente le protoxide d'or par la formule Au^O, et l'acide aurique par Au'O^. - ^

L'équivalent de l'or n'a pas été déduit de l'analyse de ses oxidés , parce que ces corps ne cristallisent pas et se préparent difficilement.

M. Berzébuâ a fixé l'équivalent de l'or en appréciât la quantité de mercure nécessaire pour précipiter l'or du percWorure d'or.

Cette décomposition est exprimée par l'équation suivai^te :

On a trouvé ainsi que 142,9 de mercure précipitent ^,58 parties d'or.

SQUIYAtfiirFS €H1MI0USS. XLI

On déduit ré(}uivQlafit<le l*oir de la proportion survailte : 14^,9 : 93,55 : : 3Hg ou 3756 : 5c:

Ce iionafcre M54^9 représentant deux équivalents d'or, l^qui valent de i 0454 9 ^ ,, .

For est dope ——^ r= 1227,45.

• ' '- ' ji,

M. Berzélîijtô avait représenté Téquivalent deîor par 1243,013, parce qu'il sùj^sàit qtte Féquivalent du mercure^était de 1^66,823 ; mais ce demi^ nombre ayant été remplacé récerâmetit par 1250 ,' l'équivalent de l'or est devenu 1227,75, '

Les exemples précédents nous paraissent donner une idéesuffisaple de» méthodes employées pour la détermination numérique des équivalents des corps siipples ; nous renvoyons , pour plus de détj^ils , au Traité de M. Berzélius, ou toutes les questions relatives aux propQrtio^s diimiques^ scmt traitées de la manière la plus conjiplète.

HYPOTHÈSE DE PROUT SDR LES ÉQUIVALENTS CONSIDÉRÉS COMME DES MULTIPLES DE .l'ÉQUIVAJE.ENT DE i/hYDROGÈNE.

Le plus lég^ de tous les équivaleufts est celui de l'hydrogène : il est représenté par 12,50, Toxîgène étant 100:

Le docteur Prout, chimiste anglais, annonça le premier qtte l'équivalent de l'hydrogène était contenu un nombre entier de fois dans les équivalents^ des autres oorps simples.

Pour faire accorder les nombres proportionnels de la plupart des corps simples avçc cette hypothèse , Prout xx)rrigefttt , d'une manièï-e arbitf ah^ , la plupart des analyses qm avaieht servi à fixer \e& équivalents.

On trouve, dans les tables publiées en t819 par M. Berzélius, les nombres proporlion^ds suivants : , ^

Oxigène = 100,00 ' Hydrc^èiie = VIM '

, • Càrbooe *= 75,tfô .

Soufre « 201,16 ■ -\

Arseaic == 940,77

En divisant ces\livers nombres par l'équivalent de rhydrogtoe, tel quon l'admettait alors, on obtient les quotients suivants :

Xmi NOnOKS FMLlinHÀlRIS.

Les quotients 6^04 ^ 6,0$ $e rat^rocheiit i^flea des iiomlN!<âs entiers pour qu'on puisse admetU« que l'.oxigène est 8^ te carbone 6, Thydrogène étant exprimé par Tunité. Ppur le soufire, dont le quotient est 16,18, t^dis qu'il devrait être 16, la différence est plus considârable^ et pour l'arsenic, le quotient 75,67 se rapproche presque autant de 76 que de 76.

(hi ne pouvait donc pas admettre l'bypothèse de Prout sans aVoir recours à de nouvelles vérificatipns des nomlU'Qs proportionuels. ■,.. y

Il y ^ peu d'années 9 les travî^ux de M- Dumas spr la compositipn d^ l'acide carbonique et sur celle de l'eau, rame»èren^ l'attentiou des d^i-r mistes sur les idées de Prout.

On sait que, d'après M. Dumas , l'oxigène étant représenté par 100 , réquîvàlérit de l'hydrogène est exactemeïit 12,50, celui du carbone 75, odui dé Tiazote 175, et celui du calcium 250.

Tous ces nombres proportionnels sont des mtiltiçles par des nombres entiers de cchiî de l'hydrogène :

►gène :

75,flf

12,6 Xià^

En d'autres termes, l'équivalent de l'hydrogène étant i,^ cdui de l'oxigène est . . ^ . ^ . . . ft; celui du carbouc , . , . * . . *^ ,. 6;

celui de l'azote r . ♦ «. .14;- '

, celui du calcium. .. . . . . , > ... 80»

Qw^tt^ nouvelles dél^minations, telles que :<

oeUes du soufre , «200 au lieu de S01,lj8; odles de l'araemc =«&37»5 au lieu de W0,77; celles du phosphore =400,0 auiieu de 396,00; -

celles du fer =3j50 au lieu de 337,00 ;

sont venues donner un nouvel appui à l'hypoth^ de Prout.

Les équivalents des corpspré^édents soot donc des multiples exacts de l'hydrogène :

Hydrogène = 1 V OKigène =^8

eirbone = 6 Azote = 14 Calcium •*= 20 Soufre =16 Arsenic ==75 Phosphore = 32 Fer — 18

Il est difficile de décider si l'hypothèse de Prout est applicable aux autres corps simples dôiit les équivalents sont très lourds. En effet , lors-

É(HHVAt«NTS CHtMfQUIS. XUIl

qu'iiu nooitoe^eRt $rèÉl fuble, il est toiqoufti c^tenu un nombre Oftlwr ^ fois dans im noiïdxre considérable saitf une légère fraction. La plupart des équivalents sont très pesants relativement à l'éqttivar lent de Thydcogène, et ce qui a été dit pour Un. nombre trèa faible est 4{^licaUe il'éqtiivrfent dé i^hydrbgène comparé aux équivaleuta de Ter, de Targait, du pUwb, d^Hiercure, etc., etc.

Pour comprendre combien il est difficile d'a^wéciar rexa6tltuBe de Tbypotbèse de Proi^ k^rsqu'il s'agit des léquivalents très lourds txmMe ceux da la plupart des métaux , nous preocbons comme exemples les analyses qui ont servi à la détermination de Téquivalent du plomb.' Où a twmvé que Toxide de plonA eist foimé de 7,17 tl'otigtee et de 92,83 d^ métal* On étè^lit, pour avoir l'équivalent du plomb^ la proportion: ' '

Dans 10 grammes d*oxide de plomb, il y a donc 06'^,7l7 dWigène. Supposons^ une erreur de 3 milligrammes daii$ une analyse faite sur 10 grâminès, et qu'on ait trouvé dans 10 grammes d'oxide de plomb 0,714 d'oxigène au lieu de 0,717.

Pour avoir l'équivalent du plomb, on posera la proportion suivante :

, , • , \, 0,7^/1 ; 9^28^ :: iOO jj^ , . . >,

. Aiii$i^ une différence de 0>0008 dans l'analyse, de l'oi^de de plomb donpe uiie différence de 12Q4,&à 1300,5t, c'^V^^diramie diffécçnce de 6 unités dans l'équivalent du plomb.

Cette dififôsence représente sensi^ement la moitié de l'équivalent de rhyd|x>g^e; il est donc impossible dadécider, dans ce cas, 91 l'équivalent du irfoip}> esjt un multiple par un nombre entier de celm de l'hydrAg^n9>.

Une erreur qui n'affecta pas les milli^sies peut , comme <m le v<>tl ^ augmenter ou diminuer l'équivalent d'im corpf , d'un nombiro éfsl au pc^ même de l'équivalent 4^ l'hydrogène; ^ r. .

Ce que nous.yenons de dire pour le plooab est applicable À d'^^lros métaux ayunt un équivalent tn^ lourd , comme le mercure , lÀm qoe le nosnto*^ IS^^équivalent de^nercure) soit un mulUplade I2i60,

Dtiufi l'état aç^ 4e lascfeuce, l'équivalent du chlore ^m pe^it pasétre considéré comme "un multiple de l'hydrogène. £n effets, Vexpéri^ee a donné à ]^usieurs chimistes un nombre très rapproché de 443^ Pour que le chlore fût un multiple de l'hydrogène^ U f^ud^it que sc^ équivalent fût représenté par 437,5 ou 450. Divisés par 12,5 )es trois nombres pré* cédents donnent les quotients 35,44; 35 et 36.

Le chlorate de potasse KO, ClO^ et l'heptachlorate KO^ CIO' laissent par calcination un résidu de chlorure de potassium dont l'équivalent, dans

XMV' NOTIOMâ PtlKLlMENAlIlBS.

riiypotbèse de Proul, devrait être uh maille de Thydrogètie ; mais it n'en mi pas fiinsi. Cet équml^t §32,14 divisé par î2,5 donne fowr quc^ent 74,67, ., c . . ■ -

Pouf que réquivalept^iu <^rtire de potassium fût un nmltiple exact de rhydiogène,. il faudrait qu'au lieu de pe^r 9«%â,l4, il pésàt 987,5 ou 925,0. Ces deux derniers nombres représentent, le premi^-^S foi^et \é secMHid 74 ïoisVéquivalentde l'hydrogène. - ^

. Les considérations précédentes semblent dùwi prouver que les équivalent du eblore et d^eUerure de po$assiimi ne sont pas des multiple de rhydcogtee.

Il verni uUle de l'eoheitihersi les équivaleùt&iégers , tels que ceux du magnésium et de Tahunkiium, sont des puMples dé rhydfogène.

L'équivalent 158,35, trouvé pour le magnésium paj^ M. Berzélius,^ n^est pas un multiple de Thydrogèue.

En divisant par 12,5 Féi^ivalenl; du magnésium, on obU^t pour quotient 12,66. Si Féquivalent du magnésium était exactement 12 ou 13 fois plus gr^ndque riiydrogèrie, il serait représenté par 160 ou par 162,5. Ces deux nombres sont donc fort éloignés des nombres donnés; par Texperience.

Et de même le nombre 170,9 (équivalent de falumini^m ) divisé par 12,5 (équivalent de Thydrogène), donne pour quotient 13,6; pour que réquivalent de Fhydrogène fût contenu 13 fcâs ou 14 fois dans Celui de Taluminium , il faudrait que ce dernier pesât 162,5 ou 175.

Pour riésumer ce qui a rapport à lîiypothèse de Prout, nous dirons qtie cette bypotbèse né recevra 4éfiïiitivem^t de sôlùtioiï que lorsque le^ méthodes d'analyse auront atteint toute leur perfection:

S'il est permis de croire queleséquival^ts du carboné, de roxigène , de l'azote, du soufré, etc., sont^iés multiples exacts de l'hydrogène /on ne peut se prononcer avec x^rtitudé pour le pion* , l'or, l'argent, l'antinloine, etc., dont les équivalents sont trte lourds.

L'équivalent de Thydregène étant le plus léger de toiis les équivalehtis, on a proposé de le choisir à la place dé l'oxi^e comme teYme de Comparaison auquel on. pourrait rapporter touis les autres.équWaténts/ ^ Que l'on pmme pour uhité l'équivalent de l'oxigèné ou cdui <fe l'hydrogène, il iié faut pas oublier qu'en définitive lès if<mibres quirepré* seaietA tes équivalents h'expriment que les rapports suivant lei^piels les èorps se cùmbinent. Dans tous les cas , ces rapports resteront les mémed , €(uelle que soit Tunitéù laquelle les équivalents auront été rapportés.

Nous avons adopté, avec la plupart des chimistes^, te' nomlwe 100 pour l'équivalent Ae roxigène.

Le lable(ia.6iiiyai|t ckmne les équivalents de tous les coirps simples rap* portés à ip(Hl'oxigkie.

En regard de chaque corps sknple se trouvent : V son symbole.; 2? le poids de son équivalent ; 3^ les formules et les noms des con^osés qui sont pix)duits psarla combinaison 4es corps simples avec Toxig^e.

TAM^U DES ÉQUIVAiENTS.

Oxigène, = lOÔ. ';

Ahuninium* . . • • • Al« Antimoine Sb.

Argent.

Aç:

Arsenic • •- • ,♦ • • r- < Ar*

Azote. ....... Az; ' 175,00

BariHin.

. Ba. ,«8

Bismuth. • f .u . .,. Bi., 1330,38 |

Bore. . . . . . . 1 . B. 272,41

Brome, . I ; . ... Br. 1000,00

Cadmium. . . . . . . Cd, 6^,77

Calcium ...►*., Ca. 250,00. ]

Carbone *....•* €. 75>00 |

Cérlnm. • Gfe* 57S^ |

Chlore ,.....:, .CI. 443,20

Chrome.

Cf. 328,50

Alumine.

Sb»03

Oxide d'antimoine.

SWQ5

Acide andmtmiqne.

Agî^d

Sons^xide d'argent.

AgO

Protoxide d'argenh

AgO»

Bi-oxide d'argent.

ArO«

Addé araénieux.

Al05

Acide arsénkpie.

AzO

Protoxide d'azote.

Az02

Bi-oxlde d'azote.

AzO*

Acide azoteux.

AzO<

Acide hypo-azotique.

Acidie azotique.

BaO '

Barite.

BaO»

Bi-oxide de bàrîuBU

Bi2 0»

Oxide de bismutli.

;Bi»05

Adde bismuthique.

'bo«

Acide borique.

BrO»

Acide bromique.

'cdo

Oxide de cadmium*

CaO

Chaux.

X^aO»

.BtHuddedecalciiim.

CO

Oxide de carbone.

Page 1